Jeudi 30 janvier 2003

 

Wasquehal s’enlise dangereusement

 

L’Entente ne s’est pas imposée au Stadium depuis le 28 septembre dernier ; nouvelle illustration devant Amiens (0-0)

Décevant ce match nul ! Non pas vraiment par la manière employée, plutôt parce qu’à l’arrivée les Wasquehaliens ne rejoignent pas Amiens au classement. Pire, ils restent, malgré une treizième place, certes peu flatteuse, englués dans un bas de tableau d’où il devient urgent de s’extirper. Car même si les bons résultats enregistrés en Coupe de France leur permettent de donner un peu de piment à une saison qu’on aurait aimée plus souriante, il serait de bon ton de ne pas oublier la priorité... Le championnat ! Et les joueurs de l’Entente le savent bien. Encore fallait-il gagner hier soir face à une équipe d’Amiens venue prendre le point du match nul. Hervé Gauthier n’est pas dupe, mais dans l’adversité, un point, c’est toujours ça de pris. « Un match difficile dans des conditions difficiles, à un moment où tous les points comptent pour tout le monde... »Car en face, Denis Troch, au vu de la physionomie de la rencontre, pouvait se mordre les moustaches que Comminges (en force) n’ait pas gagné son duel face à Gibert miraculeux (34e), alors qu’Abriel avait vu sa frappe, extrêmement vicieuse, bien détourné par ce même Gibert vigilant (14e). Véritablement les deux occasions les plus dangereuses de cette première période.

« Amiens, poursuivit le technicien wasquehalien, s’est toujours montré menaçant en contre, et surtout plus mature, en commettant des fautes lointaines, enrayant ainsi nos actions. Je garde en moi néanmoins cette idée de sérieux. On n’a pas pris de but et on a eu la volonté de faire le jeu, malgré un marquage individuel très serré de Ben Khalfallah sur Dernis. On avait envie, mais on a joué trop vite et trop droit. » Pourtant après la pause, dès la reprise, avec un peu plus de réussite, les Nordistes auraient pu prendre l’avantage, la frappe instantanée d’Escayol frappant l’extérieur du poteau gauche de Merville (46e).

Et que dire alors de ce face-à-face Desgeorges-Merville (71e), ce dernier venant percuter l’attaquant wasquehalien à l’intérieur de la surface de réparation ! « Pour moi, il y a penalty, se confiait à l’issue du match Emmanuel Desgeorges, sinon l’arbitre peut venir me voir pour me mettre un carton pour simulation. J’avais récupéré ce ballon in extremis, effacé le gardien... Aucun intérêt à tomber ! »

Point d’orgue de ce match, car outre une frappe de Chalier (90e), l’Entente ne se montra guère plus dangereuse. A noter, au passage, le retour au Stadium d’Abdelmajid Oulmers, petit prodige lensois, pensionnaire à l’Entente deux saisons durant, et désormais à Amiens. C’est même lui qui aurait pu ouvrir la marque pour les Picards un peu après l’heure de jeu. Sa tête piquée fut sortie en catastrophe par Gibert décidément impérial sur sa ligne. Prochain rendez-vous samedi à Reims, autre mal classé. « Il va falloir penser à bien récupérer pour être performant, souriait Geoffrey Dernis. On rentre dans une période délicate. » J.B.ALLOUARD

 


"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL