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des Tribunes▲
Lundi 4 mars
2002
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le Stade!
Reims
n'a pas gagné à Valence, mais méritait les suffrages sur ce deuxième tour.
Qu'a-t-il manqué à Reims pour être présidentiel à
Georges-Pompidou samedi? Un petit bulletin secret, signé Diamé et
délicatement glissé dans l'urne valentinoise.
« A marqué ! », aurait mérité de s'entendre dire l'attaquant stadiste,
étonnant de tonicité et détonant pour quelqu'un qui n'était plus parti en
campagne avec son QG depuis plus d'un an.
Durant une bonne soixantaine de minutes, Gaston Diamé aura ainsi symbolisé
cet allant rémois déjà observé à maintes reprises cette saison, notamment
à l'extérieur.
Le 0-0 de Valence n'est pas sans rappeler le nul blanc à Cannes, où Reims
avait également proposé de franches séquences de domination, puis des
périodes de gestion. On n'ira pas jusqu'à parler de résistance, même si le
Stade a passé, l'autre soir, un cinquième quart d'heure américain ( les
garçons se mettant en position d'attente) et un dernier valentinois.
Mais aucune équipe ne saurait raisonnablement évoluer sur un rythme majeur
durant deux mi-temps. En une, les hommes de Marc Collat ont impressionné leur
monde, à commencer par un public qui, a priori, n'avait d'yeux que pour les
siens. Mais un public duquel devait rapidement émaner un sentiment mêlé de
crainte du visiteur et de respect pour celui-ci.
Didier Notheaux le dira sans détours: «Compte tenu de notre première
période complètement ratée et de la qualité de l'opposant, nous n'étions
pas rassurés. Au repos, nous avions le cul entre deux chaises. Nous nous
sommes dit que maintenir Reims à trois points ne serait finalement pas mal.»
Et le coach de l'ASOA de résumer: «Ce nul n'est pas un vilain résultat pour
nous. Et si l'on considère que c'en est un, alors il fait partie des rares
contre-performances d'une saison où nous tournons toujours à plus de deux
points de moyenne par match. Un parcours de leader dans d'autres
championnats».
«Nous avons marqué des
points»
«Un nul face à un rival direct est toujours intéressant. Mais il
est clair que j'aurais aimé nous voir à 1-0. Nous aurions alors bénéficié
de davantage d'espaces», avouera pour sa part Marc Collat. «Ce tir (de
Diamé) qui va s'écraser sur le poteau, constitue un tournant. Jusque-là,
nous avions maîtrisé les débats. Ensuite, avec l'entrée en jeu de Dabo,
qui leur a beaucoup apporté par son jeu de tête, avec aussi la fatigue et la
pression de fin de partie, nous aurions pu la perdre, ce qui eût été quand
même injuste.
Comme le furent, d'ailleurs, les cinq cartons à notre encontre, dans un match
pourtant très clair à arbitrer. Vraiment, je ne comprends pas.»
Le Stade de Reims a joué, et c'est tout à son honneur. «On avait fait
pareil à Toulouse, avec l'issue que l'on sait, rappelle l'entraîneur. Si
nous avions mené là-bas, il n'y aurait eu rien à redire, comme samedi.
Il ne faut pas bafouer le jeu, poursuit le technicien des Rouge et Blanc. Nous
ne l'avons jamais fui, nous efforçant à chaque fois de sortir le ballon
intelligemment. Les consignes ont été respectées. Les joueurs ont fait un
match courageux et sérieux.»
Pour son vis-à-vis, c'est le «gros marquage individuel» imposé par les
Rémois qui fut à l'origine des difficultés valentinoises. «Nous avons eu
un mal fou à nous en dépêtrer. En plus, nous avons manqué de mobilité et
de fluidité dans les enchaînements qui, ordinairement, sont notre fort.» Et
Notheaux de regretter encore: «Le goal d'en-face (Balijon) étant très
jeune, il aurait fallu le solliciter bien plus que nous ne l'avons fait».
A confirmer à Delaune
En deux confrontations avec Valence, Reims n'a pas perdu, ni même concédé
le moindre but à la meilleure attaque du groupe. «C'est simplement la
deuxième fois qu'ils ne trouvent pas l'ouverture chez eux», fait remarquer
Collat.
De fait, «même si nous n'avons pas gagné, nous avons marqué des points,
estime-t-il. Autre facteur, qui peut avoir son importance: nous en sommes à
notre quatorzième rencontre à l'extérieur, contrairement à des formations
comme Valence ou Clermont».
Reste, comme toujours, à valider le précédent résultat par le prochain.
«Il est indispensable de concrétiser à la maison en battant le Racing.»
Sylvain MOURROZ
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