DELAUNE II

photo Red Caribou
SEDAN : 2 ANS POUR LE NOUVEAU STADE
12-02-04
- L'expérience sedanaise a de quoi faire pâlir
d'envie les supporters rémois. En effet, la Ville de Sedan n'aura eu
besoin que de deux petites années pour s'offrir un stade flambant neuf
de 25000 places, " l'un des plus beaux en France à l'heure actuelle
", se targue Jean-Paul Bachy, le maire ardennais (PS). La décision
a été prise le 21 décembre 1998, le stade a été
livré fin novembre 2000. Encore plus fort, la municipalité n'a
eu à financer que 10% des 22 millions d'euros qu'aura coûté
la construction du stade Louis-Dugauguez. Le secret ? " La volonté
et le consensus politiques, répond le maire de Sedan. Ce n'est apparemment
pas le cas chez vous, à Reims … "
Les choses sont allées très vite dès lors que la principale
décision a été prise, celle de ne pas construire le nouveau
stade en dehors de la ville mais de l'ériger juste à côté
de l'enceinte historique, le stade Emile-Albeau, lui-même appelé
à être démoli. Il était alors simple de réaliser
les travaux en deux temps : la construction du nouveau stade et de trois tribunes
pendant que les matches se déroulaient dans l'ancien ; la fin des travaux
avec bascule des matches dans le nouveau.
Outre le planning des travaux, le stade a été réalisé
dans des temps records grâce à une procédure peu utilisée
mais pourtant prévue par le code des marchés publics : la conception-réalisation.
En gros, plutôt que de lancer un premier appel d'offres pour obtenir l'architecte,
puis un second pour désigner les entreprises, Sedan a lancé un
seul appel d'offres et sélectionné ainsi un pool de concepteurs-réalisateurs.
D'où un gain de temps certain lié à l'économie d'une
procédure longue et fastidieuse.
Cela dit, Jean-Paul Bachy affirme que le bouclage du dossier en deux ans est
avant tout le résultat d'un fort consensus politique dans les Ardennes.
" Le Département et la Ville ont été d'accord dès
le départ pour travailler main dans la main sur ce dossier, indépendamment
des tendances politiques ", indique le maire. Pour mémoire la municipalité
est de gauche et le conseil général de droite. Conséquence,
" Nous n'avons pas perdu de temps en parlottes et conflits inutiles. Nous
avons aussi obtenu des financements divers (clubs de foot, associations, direction
de la jeunesse et des sports, fonds européens). L'opération était
ambitieuse et audacieuse. Elle a été facilitée par les
partenaires locaux " . Sans commentaires. (AC
- Marne Hebdo)