Retour à Vu des Tribunes
Jeudi 17 avril 2003
Le match contre Taissy remplaçant la traditionnelle opposition du jeudi soir, l'entrainement a été limité à la matinée aujourd'hui.
Taissy
(DH) : 0 - Reims (L2) : 1 - But de Pickeu
en 2ème mi-temps sur un coup-franc de Haddadou.
Le match était un peu plus court qu'un match normal. 1ère mi-temps
insipide. 2ème mi-temps de meilleure tenue après la rentrée
de David François.
Les Taissotins (en grande partie des joueurs ayant évolué dans
la C voire la B du Stade (avec notamment Veillard) se sont battus comme des
« morts de faim » sur tous les ballons, sur un terrain difficile
et dans un contexte arbitral favorisant le « petit ». Compte tenu
de ces paramètres, ce test n'était pas si éloigné
des conditions du championnat.
Les Rémois n’ont pas vraiment réussi à déstabiliser
le bloc très compact des « banlieusards ». En fin de première
mi-temps, ils ont manqué à deux reprises le cadre déserté
par le gardien de Taissy, Labbé. En deuxième mi-temps, Haddadou
s'est présenté seul devant l'ancien Rémois, a tergiversé,
puis s'est fait faucher...
Tingry a joué tout le match.
Il est difficile d'en tirer des conclusions car il a eu peu à faire.
Certains joueurs n'étaient pas apparemment sur la feuille de match :
Lafond, Laurent, Balijon... Liabeuf n'est pas rentré.
Bref, un bon galop d'entraînement dont nul ne peut tirer d'enseignements
pour l'instant. (infos
E.B.)
- Jean-Michel Jezierski a réalisé une partie de bonne tenue. Notons que si l'ancien pro du Stade était aligné contre Clermont, ce serait son 99ème match avec l'équipe première de Reims. Il pourrait alors fêter son "centenaire" contre Wasquehal.
Mercredi 16 avril 2003
Lors du match amical opposant ce mercredi soir le Stade de Reims aux honorables de Taissy (Taissy, 18 heures), Denis Goavec réintégrera vraisemblablement au groupe l'ancien pro rémois, cristollien et perpignanais Jean-Michel Jezierski. Le coach rémois est conscient que Jezierski a connu des problèmes physiques ces derniers temps, mais il loue son état d'esprit 100 % rouge et blanc. En l'absence d'Ongoly (blessé), Denis Goavec n'a guère de solutions de rechange pour compléter défensivement le groupe stadiste à la suite de la suspension d'Eric Boniface. Mais il est toutefois possible que face à Clermont, il reconduise les défenseurs habituels, puisqu'il dispose de trois joueurs pouvant évoluer en défense centrale (Lafond, Billong et Liron). E.B.
Est-ce
le signe d'une embellie ? L'entraînement de mardi après-midi, que
Carlos Pinho dirigeait seul, a été "l'un des meilleurs, l'un
des plus vifs depuis longtemps". Pendant ce temps, tassé au fond
de son cabanon, Denis Goavec observait, rageant toujours contre ce penalty "digne
d'un niveau de district" qui, selon lui, a irrémédiablement
fait basculer le match samedi dernier à Grenoble. Se laissant aller à
quelques confidences aussi, reconnaissant que "si l'équipe de Reims
tournait rond, ce serait formidable avec un tel public".
A l'image de Cédric Liabeuf (dispensé d'entraînement en
raison d'une légère douleur), le coach breton affirmait encore
croire à la "petite chance" de maintien du Stade pourvu que
l'équipe retrouve "son mental", condition sine qua non pour
gagner les deux prochains matches à domicile contre Clermont et Wasquehal.
Pour ces rendez-vous de la dernière chance, le groupe rémois devra
cependant faire sans Eric Boniface. La sanction tombera jeudi mais les circonstances
dans lesquelles il a reçu son carton rouge samedi dernier à Grenoble
n'inclinent guère à l'optimisme. Le défenseur martiniquais,
en proie à une saute d'humeur sur le quatrième but (marqué
sur hors-jeu) avait jeté le ballon de dépit… le cuir atterrissant
malencontreusement sur le pied de l'arbitre. En pareil cas, on connaît
la sanction : elle peut aller jusqu'à trois matches !
Dernière petite information : Mohamed Haddadou a quitté l'entraînement
en boitant. Mais, rien de très grave. Rien, en tout cas, qui soit de
nature à l'empêcher de tenir sa place samedi prochain.
Mardi 15 avril 2003
-
Cedriiiiic! Denis Goavec et Cédric Liabeuf ont échangé
des mots la semaine passée (1).
Les murs des Thiolettes n'ont pas tremblé mais l'explication a été
vive, « un coup de gueule », confirme l'attaquant stadiste, qui
n'a appris sa titularisation que vers 18 heures, samedi. Le meilleur buteur
s'est vu reprocher des performances moins brillantes. Il voulait bien convenir
de ce rendement moindre même s'il l'explique de « différentes
raisons » et notamment l'attention dont il fait l'objet depuis quelque
temps. Liabeuf est attendu par les défenses adverses et « on a
plus de mal à se trouver sur le terrain ». Il faut peut-être
aussi y voir un lien avec les séquelles de sa récente pubalgie.
(1) Ce qui a valu au n°11 rémois de trottiner une grande partie de la semaine dans la Sablière, plutôt que de participer à l'entrainement avec le reste du groupe.
Hommage raté - En déplacement
à Grenoble par la voie des airs, la délégation rémoise
avait, un temps, envisagé d'aller se recueillir sur la tombe d'Albert
Batteux, enterré tout près. Mais il a fallu se raviser. Les délais
n'autorisaient pas cette cérémonie protocolaire.
Kiné sacrifié -
Le déplacement en Isère s'est donc effectué en avion. Cependant,
19 places seulement étaient disponibles dans l'appareil si bien que Denis
Goavec avait prévu de n'emmener que 15 joueurs, un gardien et 14 joueurs
de champ. Il a finalement changé d'avis. Le kiné a été
prié de rester en Champagne. « Nous en avons trouvé un sur
place », précise le coach marnais.
Boniface rempile - Si le Stade
est rétrogradé en National, il y a de fortes chances qu'Eric Boniface
(33 ans), prolonge sa carrière d'une saison à Reims ou ailleurs.
« Je n'ai pas envie d'arrêter ma carrière sur un échec
», a-t-il précisé.
Les nerfs de la guerre
C'était avant le
temps additionnel. Le dernier but d'Abdessadki, parti hors-jeu, a mis le feu
aux poudres. Charpentier, Louiron, Létang et Billong ont pris un jaune
avant que Boniface ne passe directement au rouge pour un geste de mauvaise humeur
(jet du ballon). « Je ne lui ai rien dit », assure le défenseur
rémois qui sera absent pour la réception de Clermont comme Liron
pour celle de Wasquehal.
Après l'exclusion de Frétard face à Amiens, ces suspensions
agacent l'entraîneur champardennais qui n'en veut pourtant pas à
l'arbitre.
« Ce n'est pas lui qui nous fait perdre le match. Nous l'avons perdu seuls.
Je lui reproche en revanche de nous entasser. Nous avons la tête sous
l'eau et on nous appuie dessus. Je ne lui demande pas de nous aider mais il
pouvait se passer de cette distribution de cartons. Il aurait pu faire preuve
de discernement en se mettant à notre place. Il est logique que les garçons
s'énervent. Ils sont au taquet depuis longtemps. Ils ont les nerfs à
fleur de peau »
"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL