Samedi 26 juillet 2003
MATCH DE PRÉPARATION
REIMS-BEAUVAIS : 0-0
Questions en suspens
27-07-03
Drôle
de temps pour des retrouvailles. La fête estivale espérée
pour ces débuts à Delaune, était plutôt arrosée.
Dommage pour le spectacle, mais le foot c'est aussi savoir s'adapter.
A une
semaine du début des hostilités, Ladislas Lozano ne cachait plus
ses certitudes. L'équipe alignée hier soir sous la pluie, devrait
être la même qui entamera le championnat contre Pau, avec Oliveras
sur le côté droit de la défense, François et Dambury
à la récupération et Ribas sur le flanc gauche. La formule,
heureuse contre Créteil quelques jours plus tôt, connaissait quelques
ratés, ce dont profitaient les Picards pour développer un jeu direct
mais plutôt efficace.
C'est d'ailleurs eux qui se créaient la
meilleure occasion de la première période, lorsque leur capitaine,
le très actif Odet, décochait une reprise du gauche des 20 mètres
en plein axe à la suite d'un ballon mal dégagé par Barbier.
Tingry
s'étirait de tout son long et était tout heureux d'entendre le bruit
du cuir sur son poteau gauche (5e).
Pour le reste, au cours d'une mi-temps
alerte mais «bourrée» de déchets, le Stade de Reims
déployait un jeu hésitant, approximatif, à l'image d'un Dambury
un peu à la peine dans l'entre-jeu.
Cafouillage
à gauche
Autres soucis pour Lozano, la paire Ribas-Petitjean
ne fonctionnait pas comme prévu. L'ex-Angoumoisin, batailleur comme d'habitude,
éprouvait quelques difficultés à se situer sur le côté
gauche. Ses centres étaient souvent contrés, privant ainsi Boutal
de munitions.
Autre préoccupation pour le staff rouge et blanc, le manque
d'assurance d'Oliveras au poste de latéral droit. Battu physiquement, mais
aussi tactiquement par les percées du remuant Kibikula, l'ancien stoppeur
de Trélissac cédait sa place au repos à Barbier, alors que
le robuste Ongoly s'installait au centre de la défense.
Bref, le Stade
s'en tirait plutôt bien lors d'un premier acte poussif, qui l'a vu se montrer
dangereux qu'à une seule reprise : un tir puissant de François,
relâché par Dauphy (32e).
Diané pétulant
Un peu mieux
stabilisé après la pause, l'équipe locale dominait enfin
les débats. Sous une pluie battante, les Stadistes poussaient un peu plus
leurs actions, sans toutefois parvenir à menacer l'arrière-garde
beauvaisienne, bien regroupée autour de Maréval.
Procédant
en contres, les Picards se créaient également quelques opportunités
devant la cage de Tingry. Mais manifestement, ils semblaient au moins aussi fatigués
que leurs hôtes.
Les rentrées conjuguées de Létang,
Comminges et Diané redonnaient un peu de punch à l'ensemble. Comminges
notamment, sur son flanc gauche, combinaient astucieusement avec Létang
et Moukila, mais, à l'image de toute l'équipe, pêchait dans
la dernière passe.
La troupe de Lozano, s'appuyant sur la vitesse de
Diané, se créait pourtant l'occasion de cette deuxième période.
Débordant sur la droite, l'ex-buteur de Roye centrait parfaitement pour
Petitjean dont la reprise à bout portant était magnifiquement détournée
par le natif de Viry-Noureuil, Dauphy.
Le Stade ponctuait sa préparation
par un nul logique. La confrontation avec un adversaire de sa promotion n'a pas
vraiment éclairé sa lanterne à huit jours de la reprise officielle
sur cette même pelouse.
Gérard
kancel
Des choses à revoir
28-07-03
Rien
ne vaut une bonne douche froide pour se remettre les idées. Rassurés
par leur potentiel athlétique trois jours plus tôt face à
une équipe de Créteil (L2) encore en rôdage mais terriblement
hargneuse, les Stadistes sont vite retombés sur la terre humide de Delaune
samedi.
La faute certes à un adversaire beauvaisien « de bonne
qualité », dixit Ladislas Lozano, mais aussi à quelques lacunes
techniques et physiques qu'il serait bon de gommer avant de recevoir Pau dans
six jours pour le début de la grande bataille du National.
Alors qu'il
présentait d'entrée ce qui ressemble fort à son équipe-type,
Ladislas Lozano n'a pas reconnu ce bloc compact qui dégageait force et
respect lors des joutes amicales précédantes. « Les joueurs
ont eu du mal à trouver leurs repères face à une bonne équipe
picarde proposant un excellent jeu collectif ».
Un peu déçu,
même s'il a feint de le dissmuler, le coach rémois avouera qu'il
« n'a pas reconnu son équipe en première mi-temps ».
Une période durant laquelle le Stade multiplia les passes à l'adversaire
et se fit dévorer tout cru physiquement et tactiquement par un adversaire
au jeu simple, directe, solide sur ses bases et opportunistes en attaque.
Ainsi, le duo François-Dambury éprouva bien des difficultés
à soutenir la comparaison avec leurs adversaires directs Ð dont l'excellent
Odet Ð plus pressants et plus clairevoyants. En défense, ce fut même
parfois le sauve-qui-peut, tant la fébrilité de l'ensemble sauta
aux yeux, notamment sur les côtés, mais surtout dans le jeu aérien
où seul Denis Arnaud semble s'imposer.
« Retrouver de la fraîcheur »
« Nous avons rectifié le tir en deuxième mi-temps »,
assure Lozano, « et nous pouvions même marquer en fin de match ».
Ce qui aurait été injuste pour les Picards.
L'ex-technicien
de Calais a tout de même tiré des enseignements « positifs
» de ce premier face à face avec un adversaire du même niveau,
« même si nous avons raté notre début de match ».
Il avouera pourtant « que les conditions atmosphériques n'étaient
pas idéales pour son équipe plus à l'aise dans l'élaboration
d'un jeu offensif ».
Enfin, il a reconnu que ses joueurs « avaient
atteint un pic de fatigue important, car ils sont sur la brêche depuis le
30 juin. C'est la raison pour laquelle je leur accorde 48 heures de repos, afin
de retrouver cette fraîcheur qui nous a fait défaut et préparer
la réception de Pau dans de bonnes dipositions mentales et physiques ».
Pour Mohamed Haddadou, il ne faut pas aller chercher plus loin les raisons de
ce semi échec : « C'était vraiment difficile de s'exprimer
sur un terrain gorgé d'eau. C'est vrai, nous sommes un peu fatigués,
mais je peux t'annoncer qu'on va être prêt physiquement. On a beaucoup
bossé pour ça ».
Si « Momo » le dit...
Gérard
kancel
| Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL |