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Vu des Tribunes

 

Samedi 9 mars 2002

 

La présentation de Gérard KANCEL

 

Toujours le même Paris

Pour son troisième face à face avec le Racing, le Stade veut confirmer sa belle sortie de Valence. Avec un Diamé tout neuf.


Il y a d'abord eu ce match aller, le 22 septembre 2001, dans un Colombes plus rouge et blanc que ciel et blanc. Un bon 0-0 des familles à l'issue d'une partie sans relief livrée par onze Racingmen et dix Stadistes orphelins de leur grand frère, Olivier Tingry, expulsé après onze minutes de jeu.
Il y a eu ensuite ce 32e de finale de Coupe de France, le 15 décembre 2001, disputé dans un Delaune frigorifié et sur une pelouse gelée. Ce soir-là, « Tintin » avait encore fait des miracles et « Zorro » François avait soldé le compte des banlieusards parisiens à l'entame du dernier quart d'heure.
Il y aura, enfin, ce soir, l'ultime volet de ce tryptique nostalgique, pas toujours un modèle de jeu léché et d'attaques ordonnées. Entre ces vieux amis de 80 ans, il y a bien longtemps que l'on ne se fait plus de politesses. Le prestige a jauni, mais la rivalité demeure.


Empêcheur de gagner
En tout cas, avec ce troisième Reims-Racing en cinq mois, c'est l'occasion de revoir le sympa Malek Aït-Alia, Rémois de cœur, mais dont la régularité dans la performance a coupé court à son désir de poursuivre son aventure champenoise.
Malek, solide défenseur, contrôleur du jeu aérien, technicien chapardeur, symbolise parfaitement ce Racing fantasque qui, en dépit des bonnes résolutions de son ambitieux président, devra repasser par la case National la saison prochaine.
Ces occasions ratées qui obsèdent aujourd'hui des Stadistes lancés tête dans le guidon dans ce long sprint hiverno-printanier, qui devraient s'achever par la conquête d'une place dans le quatuor accédant en D2.
« Jouons les matches, engrangeons le maximum de points et il sera toujours temps de faire des calculs ». Les semaines passent, les matches défilent, et Marc Collat ne change pas de discours. S'il a longtemps saisi l'importance de ce mois de mars qui verra son groupe enchaîner six rencontres délicates, il répète à l'envi que le championnat se jouera en avril, lorsqu'il s'agira de gérer et gagner des parties supposées plus abordables.
Collat s'interroge sur la valeur réelle de cette équipe du Racing qu'il classe encore parmi les bons élèves du championnat. « Honnêtement, je ne vois pas mon groupe vraiment supérieur à celui du Racing ou à celui d'Angers. Tout est question d'amalgame, d'état d'esprit, de réussite. ».
La comparaison avec le Racing et Angers n'est pas fortuite, tant la ressemblance entre ces deux adversaires est frappante : même nombre de points, même nombre de victoires (6) et de nuls (15), même différence de buts (+ 4). « Ils font le même championnat », poursuit le coach stadiste, « ce sont aussi deux adversaires qui savent comment procéder pour vous empêcher de gagner ».


Mazuel remplace Lafond
Depuis la démission de Jean-Michel Cavalli, le 21 décembre, l'ancien gardien de but, Régis Roch, a repris le flambeau avec un certain succès. Invaincu depuis la reprise avec 13 points gagnés sur 21 possibles (contre 12 sur 21 au Stade de Reims), le Racing pointerait en cinquième position si le championnat avait débuté le 12 janvier.
L'ennuyeux 5-3-2 s'est transformé en un 4-4-2 plus chatoyant et le moral est revenu du côté de Colombes. Pour cette courte sortie en Champagne, les Ciel et Blanc retrouvent leur gardien Grange (élongation) et le défenseur Aït-Yahia (suspension).
Fort de sa belle prestation à Valence « Nous avons été bons pendant une heure », le Stade ne change rien à son habituel dispositif. Suspendu, Cyril Lafond cède sa place dans la charnière centrale à Franck Mazuel écarté de l'équipe depuis le match de Coupe contre Sedan. « Franck avait un besoin légitime de souffler. Il faut savoir que lorsque les autres se reposent, lui travaille. De plus, avec l'émergence de Sadibou Fall, j'ai la possibilité de le ménager », explique Collat.
Par ailleurs, cette rencontre marquera le grand retour à Delaune de Gaston Diamé pour un match de National. La dernière fois que l'ami Gaston avait évolué à ce niveau devant son public, c'était le 3 février 2001, contre Pacy-sur-Eure. Reims l'avait emporté 2-0 sur un doublé de l'ex-Berruyer.
Gérard KANCEL

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