RETOUR A "VU DES TRIBUNES"

 

Mercredi 20 mars 2002


Reims-Racing :

quatrième manche sur tapis vert

Et si la défaite historique du Stade de Reims face au Racing, la première à domicile depuis septembre 2000, se transformait en victoire ? Ce scénario incroyable pourrait pourtant se vérifier, pour peu que la commission des litiges de la FFF donne gain de cause au club rémois, confirmant ainsi le bien fondé de la réserve déposée par ses dirigeants sur l'identité « douteuse » d'un joueur du Racing.
« Nous espérons obtenir gain de cause », expliquait hier soir de Genève le président Christophe Chenut. « Pour cela, il suffirait que la commission applique le règlement, notamment cet article 141 qui nous avait desservis à Boulogne. Cette fois-là, nous avions accepté qu'il soit appliqué contre nous. »
L'affaire concerne le milieu de terrain Steeve Théophile qui n'a pas présenté sa licence lors des vérifications d'usage. Comme le règlement l'exige, sa carte d'identité aurait pu suffire. Il n'en possédait pas. Juste avant le coup d'envoi, sa licence a été faxée à la patinoire Bocquaine, mais l'état du document laissait à désirer et la photo ne pouvait être identifiée.
« Dans le doute, nous avons alors posé des réserves », poursuit Christophe Chenut.
A leur grand étonnement, les dirigeants marnais s'aperçoivent que l'arbitre autorise Théophile à figurer sur la feuille de match, alors qu'il aurait dû refuser. Les dirigeants parisiens, eux, pas traumatisés pour un sou, officialisent la participation de leur joueur, ce dernier disputant même les treize dernières minutes du match.
Climat de tension
Sûrs de leur fait, les responsables stadistes confirment leur réserve et l'affaire sera étudiée en commission le 9 avril. « Je pense qu'on est dans notre droit », argument Chenut. « Nous appliquons là la procédure normale lorsqu'il nous semble que l'équipe adverse est dans l'irrégularité. Nous n'avions qu'un souci : éviter de nous faire piéger ».
Et comme il le dit sans vouloir susciter un fol espoir chez les supporters Rouge et Blanc, « nous pouvons avoir match gagné 3-0 ».
La décision du 9 avril, quelle qu'elle soit, sera passible d'appel et les trois points manquant au Stade resteront en suspens alors que le championnat arrivera à son terme, avec toute la tension que cela occasionnera.
Du côté d'Angoulême et de Cannes, on suivra aussi avec attention la suite de la procédure.

G.K..


© L'Union 2002 - Tous droits réservés

 

 

Retour à la page d'accueil du site