Reims-Racing
:
quatrième
manche sur tapis vert
Et si la défaite historique du
Stade de Reims face au Racing, la première à domicile depuis septembre 2000,
se transformait en victoire ? Ce scénario incroyable pourrait pourtant
se vérifier, pour peu que la commission des litiges de la FFF donne gain de
cause au club rémois, confirmant ainsi le bien fondé de la réserve déposée
par ses dirigeants sur l'identité « douteuse » d'un joueur du
Racing.
« Nous espérons obtenir gain de cause », expliquait hier soir de
Genève le président Christophe Chenut. « Pour cela, il suffirait que
la commission applique le règlement, notamment cet article 141 qui nous avait
desservis à Boulogne. Cette fois-là, nous avions accepté qu'il soit appliqué
contre nous. »
L'affaire concerne le milieu de terrain Steeve Théophile qui n'a pas présenté
sa licence lors des vérifications d'usage. Comme le règlement l'exige, sa
carte d'identité aurait pu suffire. Il n'en possédait pas. Juste avant le
coup d'envoi, sa licence a été faxée à la patinoire Bocquaine, mais l'état
du document laissait à désirer et la photo ne pouvait être identifiée.
« Dans le doute, nous avons alors posé des réserves », poursuit
Christophe Chenut.
A leur grand étonnement, les dirigeants marnais s'aperçoivent que
l'arbitre autorise Théophile à figurer sur la feuille de match, alors qu'il
aurait dû refuser. Les dirigeants parisiens, eux, pas traumatisés pour un
sou, officialisent la participation de leur joueur, ce dernier disputant même
les treize dernières minutes du match.
Climat de tension
Sûrs de leur fait, les responsables stadistes confirment leur réserve
et l'affaire sera étudiée en commission le 9 avril. « Je pense
qu'on est dans notre droit », argument Chenut. « Nous appliquons là
la procédure normale lorsqu'il nous semble que l'équipe adverse est dans
l'irrégularité. Nous n'avions qu'un souci : éviter de nous faire piéger ».
Et comme il le dit sans vouloir susciter un fol espoir chez les supporters
Rouge et Blanc, « nous pouvons avoir match gagné 3-0 ».
La décision du 9 avril, quelle qu'elle soit, sera passible d'appel et
les trois points manquant au Stade resteront en suspens alors que le
championnat arrivera à son terme, avec toute la tension que cela
occasionnera.
Du côté d'Angoulême et de Cannes, on suivra aussi avec attention la suite
de la procédure.
G.K..
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