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Vu des Tribunes

 

Même l'ordinateur n'a pas voulu conserver en mémoire le mauvais souvenir de cette rencontre qui, en final, ne comptera pas. Heureusement Google veillaitclic 

 

 

Dimanche 10 mars 2002

 

Aïe, la mauvaise affaire...

Reims n'avait pas le droit de se louper hier soir dans la course à la montée, talonné qu'il était par Angoulême. Ces derniers recevant « l'ogre » toulousain, une belle opération comptable était à réaliser.
Tout aurait pu commencer pour le mieux quand, à la 2e minute, David Ducourtioux se retrouvait seul face à Grange, après un long raid, mais venait butter sur l'ancien portier carolo.
Titulaire pour la première fois depuis fort longtemps, Gaston Diamé ne tardait pas à montrer au coach stadiste qu'il avait retrouvé la pleine capacité de ses moyens. Mais bien regroupés derrière, exploitant la moindre possibilité, les racingmen incitaient les « Rouge et Blanc » à la prudence.
Si Denquin portait le danger devant Grange (19e), la tête décroisée de Diallo (22e) n'était pas loin de la transversale de Balijon.
On pensa au premier but stadiste quand Denquin effleura un coup franc de Ducourtioux (23e), mais le portier adverse était bien là.


Maudit côté droit
Les visiteurs n'étaient pas en reste, Aït-Alia centrait côté droit pour Lachaab, lequel laissait à Robert le soin de la mettre... largement au-dessus (25e). Ce n'était que partie remise.
Diallo, une nouvelle fois sur le flanc droit, balançait pour la tête de Lachaab, seul au 2e poteau pour une ouverture du score pas complètement imméritée (0-1, 27e).

Diamé redonnait des couleurs aux siens en alertant Grange, mais le retour d'Elbaï privait le goléador d'un premier but (34e). Le score aidant, le Racing subissait et laissait venir des Rémois désireux de bien faire mais encore trop approximatifs.
La reprise de Denquin des 20 mètres ne changeait rien à l'affaire (42e).
Tout comme cette belle tête cadrée de Sadibou Fall, boxée des deux poings par un Grange n'ayant rien à se reprocher depuis le début de la rencontre (44e).
Le jeune sénégalais n'était pas plus heureux dans la minute suivante, le cadre se dérobant sur une nouvelle tête au deuxième poteau.
On imagine la teneur du discours de Marc Collat à la mi-temps.
D'entrée de jeu, François centrait pour Diamé qui voyait sa tête mourir devant la ligne. Liabeuf n'exploitait pas le ballon qui traînait (46e) mais Reims affichait ses prétentions. Revenir au plus vite.
Un coup franc de Liabeuf, que personne ne touchait, lorgnait sur la lucarne avant que Grange ne sorte une magnifique claquette de sa manche (51e). Reims allait voir ses efforts récompensés quand l'arbitre accordait un penalty aux locaux après une faute, pas si évidente que ça, de Monny-Bille sur Denquin.


Le tournant
Gaston Diamé buttait une nouvelle fois sur Fabrice Grange parti du bon côté (53e).
Après Brest, Reims manquait son 2e penalty de la saison à domicile. Il est de ces jours.
L'envie ne suffisant pas, les locaux ne s'approchaient des buts parisiens que sur coups de pieds arrêtés.
A ce petit jeu, Grange faisait la loi dans sa surface, écœurant tour à tour les attaquants stadistes.Diallo était à deux doigts de tuer le match quand il envoya sa reprise au 2e dans le petit filet de Balijon, battu sur ce coup-là (60e) !
Le technicien stadiste lançait Pallier et Akpakoun pour redynamiser son secteur offensif (69e).
Un choix qui ne s'avérait pas payant face à des visiteurs accrocheurs et bien regroupés devant leur but.
Les entrées de Caumartin et Théophile donnaient un peu d'air aux Parisiens et. des frayeurs aux locaux (85e, 86e).
Une tentative de François (87e), pourtant seul dans la surface, ne changeait pas la donne de cette énième opposition entre les protagonistes. Tout comme cette reprise à l'entrée de la surface de Liabeuf qui finissait sa course dans les bras de. Grange, plus que jamais homme du match (89e).
Reims pliait pour la première fois, et depuis 31 matches, à domicile face à des Parisiens auteurs de leur seule victoire à l'extérieur de la saison.
Un accroc ennuyeux qu'il faudra vite gommer pour repartir de l'avant.
Angoulême (1 point) mais aussi Cannes (4 points) reviennent doucement mais sûrement. Reims va devoir cravacher.
Stephen THIEBAULT


Fin de série...

La millième victoire de l'histoire du Stade de Reims sera pour plus tard... Contre toute attente, les hommes de Marc Collat ont ainsi été défaits sur leur pelouse hier. Un événement si l'on considère que les Champenois ne s'étaient plus inclinés à Delaune depuis le 9 septembre 2000 face à Brest, sur un but de Lérand. Soit une période de 31 matches d'invincibilité à laquelle Lachaab a donc mis fin.
Une soirée vraiment surprenante puisque Calais, le dernier de la classe, a obtenu son premier succès de la saison dans le derby du Nord à Boulogne-sur-Mer (1-0). Il y a des soirs comme ça...

 

 

Lundi 11 mars 2002

 

Plus de temps à perdre

Six pour quatre places. A onze étapes de l'arrivée, Toulouse, Clermont, Valence, Reims, Angoulême et Cannes se disputent les tickets pour la D2. La tension monte.

 

Jacky Bonnevay (Beauvais), Alain Michel (Grenoble), Denis Troch (Amiens), Didier Notheaux (Valence) et Hervé Goursat (Angoulême), tous des coaches ayant accédé ou jouant la montée en D2, s'accordent pour dire qu'il faut atteindre la barre symbolique des 70 points pour être du convoi pour l'étage supérieur.
Marc Collat, l'entraîneur rémois le confirme : « Plus tôt on approchera ce total, mieux on se portera physiquement et surtout psychologiquement ».
Championnat atypique avec son association bâtarde de clubs pros et fédéraux, le National n'est pas un long fleuve tranquille que l'on remonte sans se mouiller, même si, comme le reconnaît le coach stadiste, « c'est tout de même un championnat à deux vitesses, avec six clubs qui se bagarrent pour quatre places, et les autres qui tentent d'éviter la zone de relégation ».
Offrant exceptionnellement cette saison quatre tickets pour la D2, la compétition gagne en ouverture et en crispation. A onze étapes de l'arrivée, il semble difficile d'émettre un pronostic fiable, même si les sondages semblent rassurer le quatuor de tête.


Collat : « Gérer l'euphorie »
Et temps que Valence s'imposera à la 95e minute face à Angoulême, Clermont à la 82e aux dépens de Pau, temps que ce même Clermont s'imposera facilement à Dijon en jouant une heure à dix, on hésitera à désigner les élus de ce long et éprouvant scrutin national.
Comme s'il avait prévu la contre-performance de samedi face à un Racing bigrement remonté pour une équipe qui n'a plus rien à gagner cette saison, Marc Collat avait mis en garde ses joueurs contre tout sentiment de frustration et de découragement qui naîtrait d'un avantage pris par Angoulême.
« Tout le monde nous voit déjà en D2 et il convient de bien gérer ce climat d'euphorie, bien trop prématuré à mon goût. Nous sommes encore loin du compte et bien des rebondissements peuvent se produire d'ici la fin du championnat.
J'ai donc demandé aux joueurs de relativiser la peur qui pourrait survenir à la suite d'un mauvais résultat. A l'aller, durant cette même période de six matches en un mois que nous abordons aujourd'hui, nous n'avions pris que huit points. L'objectif est donc de ne pas faire plus mal.
Nous pouvons nous retrouver à la 5e place sans que cela nous soit définitivement préjudiciable. Souvenons-nous de la saison passée lorsque nous comptions huit points de retard sur le troisième à sept matches de la fin (NDLR : avant de terminer à 4 points) ».


Dites 33 !
Habitué des bons coups du week-end, le Stade de Reims s'est donc réveillé avec la gueule de bois après une nuit à cogiter sur sa défaite face au Racing, la cinquième de la saison, la première à domicile depuis le 9 septembre 2000.
L'opération comptable de cette 27e journée est mauvaise. Le Stade qui recevra encore six fois (18 points à prendre), devra, pour atteindre les 70 unités requises, grappiller quelques points à l'extérieur, pour peu qu'il fasse le plein à Delaune.
Avec 33 points encore en jeu, rien n'est inéluctable, même si les neuf points d'avance de Toulouse sur Angoulême, le 5e, lui offrent une belle marge de manœuvre.
Autre avantage rémois Ð un peu raboté après la défaite de samedi Ð, celui d'être le seul membre des six prétendants, à avoir déjà affronté trois rivaux directs (Toulouse, Valence et Cannes), même si le groupe rouge et blanc sait qu'il faudra se montrer aussi brillant à Brest, à Louhans et à La Roche-sur-Yon, que face à Clermont et Angoulême.
C'est une fois passé cet effrayant mois de mars que les Stadistes pourront cibler avec précision leur objectif final.
Gérard KANCEL

 

 
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