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     OPTION PLEIN ÉCRAN

R E I M S - RACING : LA MILLIEME ?

Samedi 9 mars 2002 - 20 heures - Stade Auguste-Delaune

                                                                                          Arbitre central : Lionel JAFFREDO

 

Attention, le Racing ne perd plus !

Petit clin d'oeil du destin, c'est contre le Racing, son adversaire de toujours, que le Stade de Reims pourrait signer la 1000ème victoire en Championnat de son histoire, samedi prochain à Delaune. A l'heure où les chemins des deux clubs s'apprêtent à se séparer, cette confrontation couleur sépia sera donc fortement imprégnée de symboles... même si beaucoup commencent à se lasser de ces sempiternels regards jetés vers le passé, alors que l'image du Stade se conjugue maintenant au futur.

 

Depuis quelques mois, le Racing cherche, lui aussi, à s'engager dans une nouvelle voie. Après une première partie de championnat calamiteuse, le club parisien se redresse doucement, sous l'impulsion de Régis Roch qui a succédé à Jean-Michel Cavalli en janvier dernier.

Les Racingmen sont invaincus depuis huit rencontres et se rendent à Reims avec la ferme intention de poursuivre cette série. Voilà qui promet du spectacle ou, à défaut, un âpre combat entre assiégeants et assiégés. 

Lorsqu'à l'orée de cette nouvelle année, il a été appelé au chevet d'un Racing qui croulait sous le poids des interrogations, Régis Roch avait promis de l'audace et davantage de prise de risque.

Rompant ainsi avec le conservatisme obstiné de son prédécesseur, l'ancien entraîneur des gardiens, dont le discours tout en nuance et en sérénité s'est également avéré très précieux lors de cette période trouble, a tenu parole.

Portée par un vent nouveau depuis deux mois, son équipe, à défaut de toujours gagner (trois victoires, quatre nuls) ne perd déjà plus et conjugue de nouveau jeu et plaisir.

« Je ne vais pas dire que nos résultats actuels sont au-delà de mes espérances lorsque je suis arrivé, mais presque..., affirme Régis Roch. Le plus important, c'est que les joueurs ont adhéré à mon discours, prennent du plaisir, donnent le meilleur d'eux-mêmes sans calcul et commencent à retrouver la confiance. Maintenant, on est capable de produire du jeu et de ne plus paniquer au premier coup dur venu. »

C'est un nouvel état d'esprit, confirmé par la dernière victoire face à La Roche-sur-Yon (4-1) ou le bon nul (1-1) acquis la semaine précédente chez les Lusitanos malgré une alternance de bon et de moins bon, qui permet au Racing de s'extraire match après match de l'inélégante zone rouge dans laquelle il s'était englué.

A partir d'informations de Laurent Pruneta (Le Parisien)