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Samedi 27 avril 2002

 

Reims manque de Pau

En attendant de rejouer son match face au Racing mardi à Delaune, Reims avait hier l'occasion de faire un pas supplémentaire vers la D2. En rendant visite à une formation paloise qui, de son côté, était condamnée à la victoire dans son antre du stade du Hameau pour espérer encore se maintenir, avant une nouvelle réception le week-end prochain, celle des Lusitanos pour un débat capital à... six points.
Un choc des extrêmes, donc, dont il convient toujours de se méfier pour l'équipe présumée supérieure. Pour l'occasion, William Dymant, l'ancien entraîneur carolo, avait décrété la mobilisation générale. De la part de ses joueurs bien sûr, mais aussi du public palois, moins de 700 de moyenne à garnir les travées.
Là, ce dernier avait répondu... un peu plus présent, gonflé de 200 têtes supplémentaires.
Akpakoun en verve
C'était pourtant la petite délégation rémoise qui donnait la première de la voix. A l'image de ce qui se passait sur le terrain où les Stadistes, malgré une légère maîtrise du ballon du côté des locaux, plaçaient les premières banderilles. La défense béarnaise montrait alors quelques signes de fébrilité, notamment son gardien Sykora, pas très sûr dans ses sorties. Sur un corner, Fall mettait sa tête. Mais sans succès (6e).
Alors qu'entretemps Guerri tentait sa chance de loin (10e), Heitzmann avait une balle de but au bout de ses crampons sur un centre au cordeau de Liron. Mais Delmas, vigilant, lui ôtait toute illusion (13e). Par la suite, la machine Akpakoun se mettait en action.
D'abord lancé en profondeur, l'attaquant rémois se voyait contrarié dans ses plans par la sortie de Sykora (18e) avant qu'il ne tente lui aussi sa chance des 20 mètres. A côté (19e). Il mettait à nouveau le dernier rempart palois à contribution moins de cinq minutes plus tard. Excentré côté gauche, sa tentative était en effet repoussé des deux poings par Sykora en corner. Une action presque similaire dans sa conception et dans le geste final. A la frappe de Reuperné, qui contraignait Sykora à la claquette (20e).


Labat de loin
Reims menait bien aux points mais restait tout de même sous la menace d'une poussée locale, un terme bien du pays d'ailleurs. Moffi le rappelait aux Marnais à l'entame du dernier quart d'heure de la première période. Sans conséquence toutefois. Mais, dans la foulée, les locaux ouvraient le score. Après une première tentative avortée, Labat se retrouvait seul aux vingt-cinq mètres. La frappe du défenseur du FCP, déviée dans sa trajectoire, laissait sans réaction Balijon et se logeait dans sa lucarne gauche (34e).
La rencontre n'était pas des plus emballantes. Avec énormément d'approximations et de déchets techniques dans chaque camp. Guillou, servi par Heitzmann dans la surface adverse, tentait bien de réanimer la flamme rémoise dès l'entame de l'acte II (57e). Mais la dynamique était incontestablement paloise. Kangulungu et ses coéquipiers doublaient d'ailleurs la mise.


Moffi double la mise
Sur un coup franc botté par Baylac à l'entrée de la surface des Rouge et Blanc, là même où quelques minutes plus tôt un même essai de l'avant-centre local n'avait pas s'était montré infructueux, Moffi surgissait et sautait plus haut que tout le monde pour catapulter le cuir dans les filets de Balijon (59e).
A 2-0, l'affaire se présentait bien pour des Béarnais revigorés par leur réussite. Marc Collat utilisait alors deux de ses trois cartouches de rechange coup sur coup en remplaçant Pallier par Liabeuf puis Liron par Elouaari. Du sang neuf dans le secteur offensif rémois. Liabeuf aurait pu obtenir un « p'tit quelque chose », bousculé qu'il fut dans les 16,50 m. Mais les dernières occasions étaient à mettre à l'actif de Pau.
Comme en première période sur le premier but de Labat, la frappe contrée de Baylac aurait pu faire mouche (80e) tout comme la tentative du frais rentrant Capdevieille (87e). Pau avait vendu chèrement sa... peau au point même de se donner de l'air et de croire encore à son maintien.
En revanche, Reims repartait donc du Béarn sans points dans la musette. Une cueillette infructueuse... remise à plus tard.

Sylvain Pohu (L'Union)

 

REIMS : Balijon ; Liron (Elouaari, 70e), Fall, Mazuel, Lafond ; Guillou, Laurent (Chicaut, 79e), Reuperné ; Pallier (Liabeuf, 63e), Heitzmann, Akpakoun.

 
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