Lundi 10 mars 2003
"Ce point en vaut trois" explique Denis Goavec
Une parité qui vaut cher
Certes,
la manière a Georges-Pompidou ne laissera pas un souvenir impérissable,
l'arbitrage de M. Lhermite non plus !
Mais en décrochant le nul en sol valentinois (0-0), Reims s'est immédiatement
relancé dans sa course au maintien, après sa déconvenue
normande. « Nous venions chercher un résultat positif. On l'a et,
surtout, nous avons pu découvrir une défense solide. Mais c'est
d'abord un collectif solide avec des garçons concernés jusqu'au
bout » que retenait Denis Goavec.
En désignant ses bases arrières, le technicien stadiste appréciait
à sa juste valeur cette sortie concédée sans but. Une première
depuis le déplacement à Niort, en janvier (0-0).
« Pas grand chose. »
Alors, le Stade a préservé également sa fameuse invincibilité
chez les Drômois (6e rencontre en trois exercices avec aucun but encaissé
!).
Au delà de cette « stat », les Rouge et Blanc ont, selon
leur mentor breton, obtenu « un point qui ne se voit pas trop au classement.
Ce n'est pas grand chose mais il en vaut trois parce que l'état d'esprit
a été brillant. Pour se maintenir en L2, il faut absolument posséder
une assise défensive, ce que nous avons montré ce soir (samedi)
».
Tout n'a pas été parfait, « mais ce score logique me satisfait
pleinement », relançait un Denis Goavec qui a tremblé, malgré
tout, jusqu'au terme de cinq longues minutes additionnelles.
Bien pour le mental
Sans pour autant que l'ASOAV ait proposé plus de tranchant, dans un money
time à double sens car les Stadistes, sans trop se livrer, semblaient
prêts à s'engouffrer dans la moindre brèche. « Pour
bien défendre, il faut attaquer. Si on avait pu marquer ce petit but,
nous l'aurions pris volontiers », relatait l'entraîneur rémois
qui n'avait ainsi pas hésité à miser sur le contre en incorporant
Verschave puis Létang.
Une position très avancée que celle du milieu stadiste en fin
de partie. « Je suis joueur, jÔaime que l'équipe aille de
l'avant. » se justifiait-il encore.
Comme le reconnaissait de son côté Xavier Dudoit, « nous
n'avons pas eu d'occasion assez franche pour nourrir suffisamment de regrets.
La satisfaction est de taille, celle d'avoir pris un bon point en retrouvant
notre assise défensive et une âme de combattant. Bien pour le mental
et il faut enchaîner à domicile et grappiller à l'extérieur
».
C'est l'enjeu de la dernière ligne droite pour les Rouge et Blanc. Laquelle
commencera par la réception de l'équipe « en réussite
» du moment, Metz. « Elle nous a régalés devant Nantes
(0-2) à la Beaujoire mercredi dernier en Coupe de la Ligue et qui a confirmé
en s'imposant 2-1 à Beauvais, désormais relégable. C'est
un gros plat, fabuleux que l'on va avoir à digérer dimanche »,
se réjouissait déjà Denis Goavec, pour un fabuleux festin.
Christophe Devaud
Marc Collat.Le nul est mérité.
Je crois même qu'il y avait mieux à faire pour le Stade car Valence
n'a vraiment rien montré. Ils sont tristes ici. » L'ancien coach
stadiste, sacrifié sur l'autel des résultats début décembre,
réside désormais à Toulon. « Rien de neuf »,
se contentait-il de signifier sur sa situation.
"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL