Vendredi 25 avril 2003
Stoppeur et sans reproche
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Silas,
comme vous, vos coéquipiers ont-ils conscience de la gravité de
la situation ?
« Nous sommes tous dans le même bateau et responsables des résultats
enregistrés jusqu'ici par l'équipe. Aujourd'hui, on laisse les
états d'âme de côté. L'important est de sauver le
club ».
Pour vous, le maintien est encore possible ?
« Bien sûr. Il reste cinq matches à jouer et quinze points
à prendre. Si nous y croyons, nous pourrons nous en sortir. Le jeu produit
ces derniers temps nous laisse quelques espoirs ».
Vous êtes arrivé de La Roche-sur-Yon avec l'espoir de vivre une
belle aventure en Ligue 2, c'est une déception ?
« Je suis un peu déçu, c'est vrai. Je constate que le professionnalisme
c'est une somme de petits détails à ne pas négliger, des
aléas à contourner.
Nous n'avons pas toujours répondu présent. Pourtant, dans le jeu,
nous n'avions rien à envier à nos adversaires. Une équipe
comme Châteauroux par exemple, n'a pas été meilleure que
nous, alors qu'elle nous a battus deux fois ».
Le
Stade de Reims a calé d'entrée. Comment l'expliquez-vous ?
« Dès les premiers entraînements de l'avant-saison, une pluie
de critiques s'est abattue sur le recrutement. On a ressenti comme une certaine
méfiance entre les nouveaux et les anciens. Comme les résultats
n'étaient pas au rendez-vous, le doute s'est installé ».
Marc Collat est-il le responsable de ce manque
de cohésion ?
« En effectuant son recrutement, Marc Collat avait son idée en
tête, un schéma tactique précis. Notre première partie
de championnat n'est pas si mauvaise que ça sur le plan du jeu. Nous
avons souvent mené à l'extérieur (Wasquehal, Caen, Clermont.),
avant de nous faire rejoindre.
Il n'a pas manqué grand-chose pour inverser la tendance. D'ailleurs,
nos meilleurs matches, nous les avons réalisés à l'extérieur
car nous possédons une équipe de contres, à l'aise lorsqu'elle
a des espaces ».
Vous avez été recruté pour
évoluer sur le flanc droit et vous terminez la saison au centre de la
défense.
« Marc Collat souhaitait déjà me faire alterner axe et flanc
droit. Il m'avait recruté aussi pour ma polyvalence. Déjà
à La Roche, j'avais joué six mois à droite avant de terminer
dans l'axe pour remplacer le stoppeur qui s'était blessé.
C'est intéressant d'évoluer aux deux postes. Je dirai que cela
dépend des matches et de la qualité de l'adversaire que l'on a
en face ».
Un succès ce soir face à Wasquehal
est indispensable mais pas suffisant. Comment allez-vous aborder ce match capital
?
« Il faut y aller sans se poser de questions, prendre le jeu à
notre compte, presser, bousculer nos adversaires. C'est nous qui avons besoin
des trois points, il ne faut pas l'oublier.
Contre Clermont, en deuxième mi-temps, cela faisait un bon moment que
nous n'avions pas développé un jeu aussi complet, aussi agressif,
avec autant d'occasions. On a vu un bon Mathias Verschave par exemple. C'est
très encourageant. Certes, Wasquehal fermera sans doute le jeu, ce sera
à nous de trouver la solution ».
Recueilli par Gérard Kancel
Silas Billong, 28 ans, né à Lyon, a
disputé 24 matches cette saison (21 comme titulaire, 3 comme remplaçant)
pour 1.936 minutes de jeu. Il a écopé de huit cartons jaunes et
d'un carton rouge. Les deux dernières saisons, il évoluait à
La Roche-sur-Yon (National) où il a disputé respectivement 31
et 28 matches.
"Vu des Tribunes" : l'actu du Stade - Rédaction-conception : Michel HAMEL