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A la
chasse aux Chamois
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 Pour
Christophe Delmotte, il n'est pas question de baisser les bras
à Niort. Christian LANTENOIS |
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Le foot est aussi un sport de chiffres. A
Niort et à Reims, on se partage le 3. Trois matches de championnat
avant la trêve pour un objectif semblable : tout gagner à
domicile et éviter de perdre à l'extérieur. Bref, réussir en 270
minutes ce qu'on a eu du mal à faire en 16 rencontres. Une ambition
démesurée pour deux formations en quête de sérénité ? Pourtant,
aussi bien chez le chevronné pensionnaire de la L2 que chez son
jeune et inexpérimenté acolyte, les signes tangibles d'un certain
renouveau sont rapidement gommés par des rechutes inexplicables. Il
faut croire que ce championnat n'épargne pas les
chétifs. Équilibre instable Pour son huitième déplacement de
la saison, le Stade s'en va donc à Niort, en quête de confirmation
du léger mieux aperçu il y a quinze jours face à Guingamp. Comme
l'affirme le président Jean-Pierre Caillot, « notre championnat
se dispute contre ce genre d'adversaire. C'est face à eux que l'on
doit nous juger. » En Poitou-Charente, le raisonnement est
identique. Vincent Dufour, apôtre du beau jeu, ne sait plus à
quelque saint se vouer pour décomplexer son groupe. Niort séduit,
mais finit toujours par se ramasser : 10 défaites en 16 matches
dont 3 à domicile et les Chamois se retrouvent en équilibre précaire
sur le fil de la relégation. L'élimination dès son entrée en
Coupe de France Ð à domicile face à Libourne Saint-Seurin Ð n'a fait
qu'aggraver la crise interne qui secoue le club deux-sèvriens.
« Il y avait déjà eu le coup de Bayonne l'an passé (élimination
au 8e tour), puis la Coupe de la Ligue à Dijon. Cette fois, c'est
Libourne. », se plaint-on chez les Chamois. Des Coupes qui
débordent de désillusion, un championnat des plus chaotiques, et
voilà que débarque le Stade de Reims pour une confrontation à six
points. Cette semaine, Vincent Dufour s'est entretenu
individuellement avec ses joueurs, « pour établir un premier
bilan ». Pour replacer aussi chacun face à ses responsabilités.
Une thérapie-maison dont le résultat demeure toujours aléatoire.
« Avant la fin de l'année, il nous reste trois matches (Reims,
Le Mans, Gueugnon) pour redresser notre situation et bien nous
positionner pour la deuxième partie du championnat ». Et on en
revient à la règle de trois fixée précédemment. Barbier revient
Legrand confirmé Côté Champenois, on veut croire à un nouveau
départ. Sur la lancée de la belle prestation face à Guingamp,
Ladislas Lozano aimerait que ses joueurs parviennent enfin à se
libérer hors de leurs bases. Pour la première fois de la saison à
l'extérieur, coach Ladis optera pour une défense à cinq éléments.
Une tactique, rôdée à Amnéville et qui a, semble-t-il, redynamiser
l'équipe. Avec le retour d'Alexandre Barbier, Bousad Houche,
très bon face à Guinganp, cède sa place au sein de la défense
axiale, alors que Grégory Legrand est confirmé dans les buts. Samuel
Boutal, convoqué avec la réserve, c'est au duo Abdelmalik
Hebbar-Sylvain Didot qu'il sera demandé de ratisser les ballons dans
l'entre-jeu. Devant, le Stade présentera un vrai trio d'attaque,
avec Julien Viale, Jérémy Blayac et Amara Diané. Un 5-2-3 pouvant se
transformer en cas d'urgence en 5-4-1, mais dont la mission demeure
inchangée : remporter un premier succès à
l'extérieur. Gérard Kancel
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