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adroit par la gauche ! Un service de
Dossevi pour Didot (7e), un centre-tir du second (20e), des essais lointains de
Delmotte (27e) ou Comminges (29e) puis une chevauchée de Blayac, lancé par Diané
mais dans l'impossibilité de profiter de son crochet sur le gardien (50e) :
le Stade a tenté de se frayer un chemin par la droite ou l'axe. En l'absence
de résultat, c'est à gauche qu'il a trouvé son salut. Remodelé avec la sortie
de Comminges, l'incorporation de Hebbar et le repli du polyvalent Didot en défense,
ce flanc-là a fait des ravages après le repos.
Hebbar
décisif L'ancien Toulousain et l'ex-Gueugnonnais ont donné l'impression
d'avoir toujours évolué dans ce registre. « Quand je jouais à Brest, il n'y
avait que moi sur cette aile. J'attaquais mais il fallait défendre », s'amuse
le Breton pour expliquer son aisance à animer la portion haute du couloir et son
aptitude Ð pas nouvelle donc Ð à boucler la partie basse. Perturbés par la
sortie sur blessure de Mussard, redoutable par ses remontées de balles dans l'axe,
les Forgerons, au fort impact physique, ne surent résoudre cette nouvelle équation. Ce
fut le second tournant, en plus du penalty non converti par Carmona (44e) alors
que (face à des Gueugnonnais ayant choisi de défendre bas) les Rémois avaient
rééquilibré la possession de balle après une première demi-heure ardue. Apportant
sa touche technique, Hebbar, avec l'aide de Boucansaud, ramenait donc logiquement
les siens à hauteur (54e). Pas anodin car Gueugnon n'avait, jusqu'ici, encaissé
que deux buts en seconde période dans son antre, ceux de Troyes dans le temps
additionnel. Et le Stade ne fut pas loin de refaire le coup de l'Estac. Il
eut les occasions pour devancer un rival effacé à l'exception d'une reprise de
N'Zigou, un poison économe de gestes défensifs (57e). Pas gâté par M. Garibian
qui ne lui accorda pas un penalty flagrant, Diané (55e, 68e et 69e) illustra le
défaut rouge et blanc de ce vendredi : la finition. « N'ayons pas les
yeux plus gros que le ventre », reprenait Ladislas Lozano qui aime la formule.
Le
Stade 3e Pour la première fois, son équipe avait su ramener un point
après avoir concédé l'ouverture du score. Le cas de figure s'était présenté quatre
fois (Le Havre, Brest, Angers et Nancy) pour autant de voyages à vide. Mais,
autant que le fond Ð ce point, le 11e pris hors de Delaune Ð, le coach retenait
la forme : « A la pause, j'avais demandé de ressortir proprement. Il
y avait des solutions de jeu au sol alors que nous abusions des ballons aériens,
le point fort de Gueugnon. » Faisant preuve de caractère, cette force
qui l'a déjà aidé à s'imposer lorsqu'il fut mené par Créteil, Gueugnon à l'aller
ou Guingamp, le onze champenois a su changer sa manière de faire. Intéressant
avant la venue du Havre, redevenu compétitif depuis qu'il a réussi son mercato. Alors,
le Hac pas bon à prendre ? Le Stade l'est encore moins. La preuve par les
chiffres. Depuis son passage à cinq défenseurs (16e journée), le Stade a pris
12 points. Avec Nancy, c'est le 3e meilleur total derrière Le Mans (13) et
Châteauroux (15). Autant enfoncer le clou demain pour prendre ses distances
avec un rival pour le maintien. Et bonifier le point ramené des Forges. Philippe
Launay
BLESSÉ.
- Venu botter un coup franc sur l'aile gauche (86e), Jean-Marie Stéphanopoli
s'est blessé en sprintant pour reprendre sa place à droite. « J'ai ressenti
une pointe au mollet », commente l'ancien Amiénois qui craint une élongation.
Il passera des examens aujourd'hui pour en savoir plus. HEBBAR. - Rendons
à Malik le but qui lui appartient. Sa frappe de la 54e a certes été contrée par
Boucansaud mais la réalisation devrait lui être attribuée, portant son total à
trois depuis le début de saison.

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