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La
douleur angevine
REIMS : Balijon (Tingry, 32e) ; Stephanopoli,
Barbier, Arnaud, Delmotte ; Diané, Boutal, Didot, Petitjean (Ongoly,
35e, Dossevi, 45e) ; Hebbar, Viale.
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 Soirée
difficile pour Julien Viale (ici face à Obbadi). Franck
DUBRAY / Ouest France; Pour Alex Barbier,
tous les moyens sont bons pour stopper le puissant Olivier
Fauconnier. Franck DUBRAY / Ouest Franc
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De notre envoyé spécial Christophe
Hébert D'UN côté Noël Tosi, l'entraîneur angevin, qui annonce :
«C'est l'heure de la révolte». De l'autre, l'objectif stadiste
affiché de remporter trois matches de rang après Troyes et avant
Lorient. L'envie de gagner était palpable hier à Jean-Bouin. Le
début de partie collait totalement à ce qu'attendaient les
techniciens rémois. Le Sco, au jeu direct, procédait régulièrement
par de longs ballons à destination des deux tours de couleur,
Fauconnier et Gomis (le Sénégalais enfin qualifié). Reims, pour sa
part, s'évertuait à répondre en jouant dans les pieds et en
remontant rapidement le ballon. Il fallait attendre une vingtaine
de minutes pour assister, coup sur coup, aux premières occasions
nettes. La première revenait aux locaux quand Obbadi alertait
Fauconnier en profondeur. Balijon à la limite de sa surface
préférait ne pas mettre les mains mais la poitrine. Il était contré
par le grand attaquant qui ne pouvait conclure grâce au retour de
Stephanopoli devant sa ligne (23e). Balijon et Ongoly out La
réponse des Rouge et Blanc était immédiate (avant qu'ils ne
s'éteignent). Un centre de Hebbar était relâché par Lachuer dans les
pieds de Viale. Mais, surpris, le Lyonnais, titularisé en pointe
pour la première fois, n'arrivait pas à en profiter (24e). La
suivante allait être la bonne pour les Blanc et Noir. Fauconnier
bénéficiait d'un contre favorable et déclenchait, de 20 mètres, une
frappe soudaine de l'extérieur du droit surprenant Balijon (1-0,
25e). Lozano procédait à un réajustement tactique en renforçant
sa défense centrale avec Ongoly, précieux dans le jeu aérien. Hélas
le grand Theddy se blessait et restait moins de dix minutes sur le
pré (35e). Un deuxième coup dur puisque trois minutes plus tôt,
Balijon (touché au genou sur une sortie) avait dû céder sa place à
Tingry ! Ces multiples changements ne facilitaient la mission de
Stadistes à la peine, n'affichant plus la maîtrise des derniers
matches. Ils se créaient bien la première opportunité du deuxième
acte par Viale qui ratait une reprise acrobatique avant de manquer
sa deuxième chance dans la foulée (arrêt de Lachuer, 49e). Deux
minutes deux buts Mais ils craquaient en l'espace de deux
minutes. Un centre de Norbert trouvait la tête de Gomis. Tingry
repoussait difficilement. Les défenseurs restaient figés et Obbadi
poussait le ballon au fond comme à la parade (2-0, 51e). Puis
Delmotte tendait la jambe dans la surface sur un débordement de
Norbert. Penalty. Gomis transformait le penalty en touchant le
dessous de la barre (3-0, 53e). Aïe, aïe, aïe ! Les partenaires
d'Arnaud tentaient de réduire l'impression de naufrage. Hebbar
frappait de peu à côté (61e). Dossevi butait sur Lachuer après un
bon travail de Diané (65e). Mais la partie perdait logiquement de
son intérêt. Il n'y avait plus qu'à attendre que le rideau tombe sur
cette pénible soirée. Les Champardennais réussissent décidément
bien aux Angevins qui décrochaient leur deuxième succès à domicile
après Troyes le 20 août... La série rémoise de trois matches sans
défaite s'interrompait très brutalement. Il faudra réagir dès
vendredi prochain face à Lorient.
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