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L'Estac était encore d'attaque Alors que la tendance
dans le football, quel que soit le niveau, est surtout à la solidité défensive,
que le 0-0 est monnaie courante, que les moyennes de buts inscrits sont en chute
libre (et tant pis pour le spectacle), le profil troyen a quelque chose de réjouissant. Avec
désormais 48 buts inscrits, l'Estac possède l'attaque la plus prolifique. La mission
de Reims, doté de l'une des défenses les plus perméables, s'annonçait délicate. Troyes
alignait au milieu un losange composé de N'Dour (devant la défense, seul 6), Garny
(à droite), Amzine (gauche) et Faivre, positionné derrière le duo d'attaquant
Grax-Gomis. Il s'agissait notamment de régler le cas Sébastien Grax, de retour
de suspension. « C'est un tueur devant le but, dit de lui Karl Tourenne,
son partenaire blessé. Il cadre un maximum. Il avait besoin de jouer. Aujourd'hui,
il éclate, il est en pleine confiance. Il avait tendance à plonger, il a su corriger
ce défaut ». Dès la 4e, Delmotte devait intervenir devant l'international
Espoir. La classique défense à cinq du Stade le laissait en revanche beaucoup
trop libre de ses mouvements cinq minutes plus tard. Alerté par Garny, le joueur
prêté par Monaco sait aussi se montrer altruiste. Il avait le temps de contrôler
et de servir en retrait à la limite de la surface Gomis qui scorait. Les défenseurs
rémois communiquaient beaucoup, se « repassant » les deux attaquants
qui permutaient, Dambury suivant Faivre. Mais le bloc était trop bas et le marquage
parfois lâche. Le jeu rapide aubois se mettait en place. Grax se permettait un
gri-gri à la limite de la surface (15e). Très mobile comme à son habitude,
ne comptant pas ses efforts, il n'hésitait surtout pas à multiplier les appels.
Arnaud puis Barbier traitaient le problème « à la racine » en venant
commettre des fautes sur lui à 35 m. Le n° 9 bleu savait aussi se faire
oublier pour mieux surgir quand son équipe connaissait une baisse de régime :
Balijon sauvait du pied (36e). En seconde période, sous la pression rémoise,
l'Estac se contentait de jouer en contre, un art qu'elle manie bien. Sébastien
le poison Grax restait un poison. Il plaçait sa tête au bout d'à peine 37 secondes.
Puis, en décrochement, une de ses déviations profitait à Garny qui oubliait de
le servir au centre (50e). Les duels se faisaient plus virils, notamment avec
Barbier qui se « chauffait » un peu avec l'attaquant. Le deuxième
meilleur buteur de L2 (15) lui répondait en l'effaçant avant de contraindre Balijon
à un arrêt délicat (56e). Premier défenseur, le natif du Creusot était encore
dans le coup sur le deuxième but, son pressing profitant à Perrone. Grax Ð
qui manquera face à Clermont lundi prochain, retenu avec les Espoirs qu'il a rejoint
ce matin à Clairefontaine Ð n'a pas scoré mais comme le rappelait Tourenne, « le
danger peut venir de plusieurs joueurs ». La preuve. Hier l'Estac était
encore d'attaque. Christophe Hébert
 reimsvdt.com
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