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Le Stade dans la douleur aussi

REIMS : Legrand ; Stephanopoli, Houche, Arnaud, Delmotte, Leroy ; Didot (Haddadou, 100e), Walter ; Dossevi (Petitjean, 65e), Viale (Blayac, 70e), Diané.


De notre envoyé spécial Christophe Hébert
Après avoir dû faire une croix sur la Coupe de la Ligue et sur une possible affiche face à une L1 (*) sans parler de l'aspect financier, Reims faisait son entrée (comme toutes les L2) dans la (moins lucrative) Coupe de France hier dans le vif froid lorrain.
Ladislas Lozano avait décidé de conserver la solide assise éprouvée face à Guingamp samedi dernier. Son équipe qui évoluait en 5-2-3 prenait logiquement le contrôle du ballon d'entrée face à une formation recroquevillée.
Départ idéal...
Alors que simplement deux tirs lointains (Lang et Delmotte) avaient animé les dix premières minutes, une bourde d'Abello allait rapidement faire basculer la partie. Déjà fébrile sur une première prise aérienne, le gardien amnévillois négociait mal une sortie à la limite de sa surface sur une longue balle en cloche. Dossevi le devançait de la tête. La sphère parvenait à Viale qui concluait (0-1, 14e).
Le départ idéal dans ce genre de circonstances pour le « supérieur hiérarchique ». Mais il semblait avoir un effet inhibant pour le Stade qui ne parvenait pas à se procurer de franches occasions de doubler la mise malgré une possession de balle à toujours son avantage.
Les joueurs de Cyril Serredszum devaient se montrer plus entreprenants, ce qui n'est pas dans les habitudes du 7e du groupe B de CFA2. Spir s'offrait une frappe en pivot dans la surface (au-dessus, 36e). Mais c'est l'opportunité de Winter dans le temps additionnel qui faisait froid dans les dos visiteurs : bien lancé par Spir face à Legrand, l'attaquant croisait trop son tir, de quelques centimètres (45e+1).
Les Bleu et Blanc visiteurs entamaient mieux la seconde période voulant faire le break. Abello devait tacler dans les pieds de Diané avant de repousser la reprise de Didot (53e). Dossevi frappait au ras du poteau (54e).
Arnaud malheureux
Loin d'être impressionnants, les partenaires d'Arnaud ne devaient pas relâcher leur vigilance et continuer d'être présents dans les duels face à des Mosellans, limités mais volontaires. Delmotte déviait un centre sur son poteau (56e).
Peut-être un signe. Car, 20 minutes plus tard, c'est Arnaud qui trompait son gardien sur un coup franc de Lang (1-1, 76e). La petite chambrée retrouvait sa voix et les Blanc et Vert se prenaient à y croire. Et ce sont leurs hôtes qui couraient après le ballon.
La prolongation était inévitable. Les pensionnaires de L2 montraient un visage un peu plus conforme à leur rang. Sur corner, après une partie de billard, Fanzel sauvait sur sa ligne (97e). Diané envoyait un coup de tête au-dessus (100e).
Perclus de crampes, les Lorrains manquaient leur balle de break quand Spir butait sur Legrand (101e).
Les dernières possibilités étaient pour Blayac qui loupait le cadre (112e) puis se gênait avec Haddadou (113e).
Dans la séance de tirs au but, le CSOA ratait celui de la qualif par Lopes. Et le Stade arrachait son billet grâce à un bon Legrand. Mais que ce fut pénible !
(*) Montpellier, tombeur du Stade, a hérité, chez lui, du PSG au tour suivant. Toutefois, rien ne dit que le tirage aurait été identique pour les Marnais.



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