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Cloet : « Il faut y aller... » Un
succès ce soir face à Clermont conjugué à un nul ou une défaite d'Angers à Sedan
et le maintien serait acquis pour le Stade. Son coah veut y croire.
| |  Jean-Claude
Cloet (à gauche) : «J'ai demandé une adhésion franche et totale, c'était le minimum
pour sauver la saison». Christian LANTENOIS | | 
| | | | Bombardé
entraîneur en chef après le retrait volontaire de son mentor, Ladislas Lozano,
Jean-Claude Cloet a pris timidement ses marques. Sans chercher à révolutionner
un système de jeu auquel il a entièrement adhéré, mais qui a montré ses limites
à l'entrée du printemps, l'ex-latéral de l'AS Nancy-Lorraine, a progressivement
imposé son style. Avec lui, les « tricheurs » sont rapidement démasqués.
« J'ai demandé une adhésion franche et totale, c'était le minimum pour sauver
la saison ». Sans verser dans un optimisme béat qui aurait certainement
fait tâche dans la drôle de situation vécue aujourd'hui par le Stade de Reims,
il estime que son équipe dispose des atouts nécessaires pour remporter ce match
décisif et s'extirper définitivement de ce guêpier.
Jean-Claude
Cloet, quelle formule adoptée pour dédramatiser ce rendez-vous capital tout en
préservant une extrême motivation chez vos joueurs ? « Dédramatiser
et un mot fort. L'objectif est fixé, il faut se donner les moyens de l'atteindre.
Je dirai plutôt qu'il faut positiver. Rien n'est gagné, mais rien n'est perdu
non plus. Nous avons notre destin entre nos mains, à nous de jouer ».
Votre
bilan comptable à la tête de l'équipe, reflète-t-il la réalité du terrain ? « C'est
le football. On joue, on gagne, on perd. L'important est de tout donner sur le
terrain et les comptes, on les fera après. Prenez le match disputé à Amiens. Nous
repartons avec un point, mais, avec un peu plus de réussite, nous aurons pu glaner
deux de plus. C'est navrant, mais c'est comme ça. »
C'est
un peu à l'image de votre saison. « Tout à fait. A mon avis,
notre saison se résume à trois matches : contre Le Mans, on encaisse
un but dans les dernières secondes du temps additionnel ; contre Angers,
on concède un pénalty à la 92e minute ; contre Amiens où ce pénalty de dernière
minute n'existait pas. Fais le calcul : avec 5 points de plus, nous serions
déjà sauvés ».
Ce soir, pour atteindre cet
objectif, il faudra battre Clermont. A quel type de match vous attendez-vous ? « Les
données sont limpides : l'équipe qui souhaite gagner, devra jouer. Je pense
qu'un rapport de force s'établira dès le début du match. Il faudra, d'entrée,
montrer sa détermination et sa volonté, il faudra répondre présent dans les duels ».
Clermont
peut, lui aussi, afficher ces intentions. « Clermont est condamné
à gagner alors que nous bénéficions encore d'un droit à l'erreur. Si notre adversaire
ne prend pas les trois points, ce serait dramatique. Nous, on peut toujours espérer
lors de notre dernier match ».
Les Auvergnats,
c'est sûr, vont attaquer. En quoi cela change-t-il la donne ? « Clermont
veut gagner, ça tombe bien, nous aussi. On jouera ce match sans calcul, en s'appuyant
sur notre organisation. On ne fera pas n'importe quoi. Je pense que ce sera le
score qui débridera la rencontre ». Recueilli
par Gérard Kancel
"Nous
avons trouvé une base solide ", explique Jean-Claude Cloet, "d'autre
part, des garçons comme Haddadou, Houche et Farssane font preuve d'un état
d'esprit irréprochable ". Autrement dit : ils méritent de faire
partie du commando charger de délivrer de l'angoisse le peuple rouge et
blanc.
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