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Quand
Reims « Dijoncte » Une
claque pour un déclic ? Dans la course au maintien, les Stadistes doivent
vite retrouver leurs esprits. Sinon. Face
à Dijon vendredi, Reims a reçu la plus grosse claque que le club ait jamais pris
à Delaune (0-5). Score terrible (1) derrière lequel se cache surtout une rencontre
totalement ratée. C'est simple, les Stadistes ne sont jamais rentrés dedans. « Physiquement
et mentalement nous sommes passés totalement à côté. Dès le début, nous avons
été en retard et nous l'avons payé cash », reconnaît Denis Arnaud. Pour
cette quatrième défaite à la maison, la faillite fut collective. Cela n'a pas
pardonné face à une formation de Côte d'Or de qualité. Sa victoire, outre de lui
assurer le maintien - ou peu s'en faut -, l'a d'ailleurs propulsé à la 6e place.
Rebondir Après
l'ouverture du score d'Asuar, Christophe Cazarelly récolta un carton rouge regrettable.
Mais, s'il a encore un peu plus compliqué la tâche, il serait hypocrite de se
cacher derrière cela pour expliquer la déroute (rappelons tout de même que deux
buts ont été inscrits dans les derniers instants). Les Rémois n'utilisaient d'ailleurs
pas cette excuse. Mais les explications étaient difficiles à trouver. « C'est
dur à encaisser, c'est une grosse déception car nous avions retrouvé un bon état
d'esprit », continue le capitaine. Il y avait eu Châteauroux puis Montpellier
en effet. Alors inévitablement, beaucoup s'interrogent : le message de Ladislas
Lozano a-t-il plus de mal à passer auprès de ses hommes ? Il serait malvenu
de trouver des conclusions hâtives ou de tirer à boulets rouges. Il y a 7 ou 8
points à prendre, il reste 9 matches. Même si Reims a tendance à brûler ses jokers
et stagner, la mission n'est toujours pas insurmontable. « Il faut assumer
et rebondir. Joueurs, staff, nous devons nous montrer encore plus solidaires que
d'habitude. Cela confirme que ce sera dur jusqu'au bout ».
Equipe
inoffensive L'idéal serait de ne pas avoir à batailler jusqu'au
bout justement. Pour cela, le Stade doit changer de rythme. Il n'a pris que 3
points sur les 18 derniers mis en jeu. Il ne s'est imposé que deux fois lors des
12 derniers matches (de championnat). Le problème le plus patent est sans doute
d'ordre offensif : les Rémois Ð possédant la 5e moins bonne attaque Ð n'ont
marqué qu'une fois lors des six dernières rencontres. Thomas Dossevi est le meilleur
réalisateur (6) bien loin des Koné (17), Grax (15) ou Malm (14). Joueurs et
staff se sont retrouvés pour un débriefing samedi matin. « Nous devons
relever la tête dès le prochain match, à Troyes. Montrer autre chose, on doit
une revanche, conclut Denis Arnaud. Il faut travailler pour que ça tourne dans
le bon sens ». C'est la moindre des choses. Une réaction comme celle qui
avait suivi le déjà retentissant 1-4 face à Lorient fin octobre (2). Mise en
pratique espérée lundi prochain au stade de l'Aube devant les caméras. Christophe
Hébert
(1) Ce carton place
Reims au 3e rang des défenses les plus perméables avec 38 buts encaissés derrière
Niort et Lorient (39). (2) Après une autre défaite à Nancy (1-3), le Stade avait
ensuite enchaîné par trois victoires et deux nuls.

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