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Perdue, la bataille du Ray ! Promenade
des Anglais, voie sans issue ! Appliqué mais inefficace, le Stade a laissé
filer un 8e accessible. LES durs du kop niçois
aiment le stade du Ray (prononcez rail), les autres préfèrent le Ray (Ré). Les
Stadistes n'étaient pas là pour trancher ce dilemme de linguistes locaux. Ils
étaient convoqués pour une autre leçon, issue du registre de la fable contant
le petit qui se joue du gros. Mais, la morale s'est effacée devant la logique.
Le studieux élève ne méritait pas d'être recollé. Sévère, mais la loi du plus
fort.
Coup de dés Ladislas Lozano
et sa troupe, guerriers comme il se doit, a fortiori dans un match à élimination
directe, avaient pourtant bien préparé leur affaire. A un détail près. Il a fait
foi. Les Marnais ont manqué de lucidité devant la cage quand le onze des Alpes-Maritimes
fut diabolique de réalisme. La différence entre un promu en L2 et un briscard
de la L1 ! « Nous avons eu les occasions pour aller au bout »,
confessait le coach « déçu mais les joueurs ont fait honneur au maillot. » L'entraîneur
faisait allusion aux tirs de Blayac (80e) ou de Dossevi (90e+2 et 107e). Ils ont
fait trembler un Gym où le vaillant capitaine Cobos a colmaté plus d'une brèche. L'OGCN
a su forcer la décision en ne se créant, dans le jeu, qu'une opportunité, à la
3e sur une tête de Bigné. La situation s'est débloquée sur coups de pied arrêtés,
des frappes chirurgicales d'un Dié moins précis dans le jeu en mouvement. La
première était coupée par le crâne de Traoré (53e). La seconde - la même et c'est
source de regrets - ne rencontrait personne sur sa trajectoire sauf la main de
Legrand. Embusqué, Varraut, avec le concours de Cazarelly, retrouvait Ederson
seul à 5,5 m (115e). Arnaud -inspiré par les matches couperet car déjà
buteur à Nancy en Coupe de la Ligue - avait remis une fois les siens en selle
(58e). Mais, après la réalisation du Brésilien, le temps manquait. Pire, dans
une prolongation hachée, il devenait trop long puisque Traoré, après un raid de
Meslin, alourdissait le score (117e). Dommage car « il y avait la place
pour passer », assurait Denis Arnaud qui retenait « les notes d'encouragement ». Le
capitaine savait que ses équipiers ont ramené de la Côte-d'Azur des certitudes.
Le verdict est lourd, et sans appel en Coupe, mais les Stadistes ont développé
des arguments. Ils ont défendu bec et ongles devant des Aiglons gênés par leur
organisation.
Positiver Ladislas
Lozano avait prévu ce schéma défensif. Une L2 ne se présente pas chez une L1 la
fleur au fusil. Elle s'attend à subir et le Stade l'a fait avec intelligence.
Bouchant les espaces, il a confirmé son aptitude à voyager dans un système (le
5-3-2) qui a fait ses preuves. Même quand les hommes changent de postes, il reste
efficient. Il n'y a que les jambes, usées par l'intensité athlétique adverse importante
à souligner et à surligner, pour faire chanceler l'ensemble. Et encore en 120
minutes. Ainsi, le Stade n'a pas tout perdu vendredi. Pol-Edouard Caillot non
plus d'ailleurs. Le fils du président a recueilli, avant l'échauffement, les autographes
de Cobos et Traoré. Il avait débusqué les hommes du match, des Azuréens malheureusement. Philippe
Launay

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