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•  Reims-Clermont : 4-1


Face à Clermont, Reims s'émerveille



Sébastien Heitzmann «pèse» désormais 7 buts à Delaune.; Sébastien Heitzmann «pèse» désormais 7 buts à Delaune
 

 

12-11-05 - En une soirée, Reims a marqué autant de buts que lors de ses huit précédentes sorties devant son public.
Profitant des largesses de la défense bonnet d'âne de la L2, les Stadistes se sont imposés facilement. Heitzmann, auteur d'un triplé, n'a pas manqué l'aubaine.
A peine commencé, déjà plié ? Ca tient à quoi un match, une victoire ? A un peu de trouille d'un côté et beaucoup de réussite de l'autre.
La plus mauvaise attaque de la Ligue face à la défense la moins hermétique et ça fait boum d'entrée.
Et voilà que le Stade se met à scorer. Deux buts à Laval, trois en un quart d'heure contre Clermont. En à peine une rencontre et demie, Reims venait d'inscrire presqu'autant de buts qu'en quatorze matches.
La logique footballistique défie parfois le bon sens.
Féret qui récupère un ballon dans le rond central, trouve Heitzmann dans la surface. Ce dernier reprend en taclant et ballon termine sa course dans le coin droit du but d'Enjolras (1-0, 1re minute).
Giraudon, lancé sur son flanc gauche, adresse un centre sur la tête de Nzigou qui trompe facilement le portier clermontois (2-0, 8e).
Un coup franc de Ielsch trouve la tête d'Heitzmann. En déséquilibre, le goleador local inscrit son 7e but de la saison (3-0, 15e).

« Seb » voit double...

Et voilà Reims qui nous fait du Clermont. Les Auvergnats avaient eux aussi surfé sur la vague de la réussite offensive à Châteauroux. Trois buts inscrits en une mi-temps pour un partage de points bien payé au coup de sifflet final.
Mais le Stade, peu habitué de bénéficier d'une telle manséantude de défenseurs visiteurs, savourait allégrement ce moment de bonheur.
Pourtant, Clermont, pour l'ensemble de son œuvre offensive, aurait mérité de réduire son terrible handicap.
Buengo (obligeant Balijon à dégager superbement en corner, 6e) et Loties (dont le coup franc était détourné par une manchette du remplaçant de Weber, 19e), pensaient avoir trouvé la mire.
Mais, une fois de plus trahi par le manque de rigueur de ses défenseurs sans doute perturbés par les absences conjuguées du Togolais Assemoassa et du portier international espoirs Gavanon, Clermont buvait la tasse.
Comme à Bastia (4-0), comme contre Lorient et Caen à domicile (3-0), comme à Valenciennes (3-0).

... puis triple !
Un chouia d'agressivité au milieu, une défense positionnée un peu plus haut et qui n'hésite pas à jouer le hors jeu, et voilà de Clermont sort la tête de l'eau.
Le résultat est immédiat. Un ballon perdu par Nzigou dans le rond central profite à Buengo, l'ex-Saint-Quentinois, qui s'infiltre entre Jeannel et Barbier pour tromper Balijon d'un tir à ras de terre (48e).
Des minutes de tâtonnement, une perte sensible de lucidité dans le replacement et le Stade alerte de la première demi-heure qui perd de sa superbe. Le référé saint-quentinois, Jean-Charles Cailleux, en prend pour son grade.
Le temps d'alerter son justicier, Heitzmann, et Reims reprend sa marche en avant. C'est Féret qui s'en charge. Celui-là même qui avait auparavant idéalement démarqué Nzigou, sans que l'ex-Nantais puisse en profiter, Enjolras détournant son tir du pied.
Féret donc, trouvait, donc, facilement Heitzmann démarqué dans la surface. Le Bourguignon s'empressait d'ouvrir son pied droit pour faire trembler le filet pour la troisième fois de la soirée (65e). L'opération portes ouvertes s'est donc achevée en apothéose.
Gérard Kancel

Thierry FROGER : « Nous sommes dans de bonnes dispositions depuis quelque temps, mais jusqu'ici, nous n'étions pas récompensés. Nous restons sur une bonne dynamique. Ce soir, on parvient à concrétiser, même si nous avons bénéficié d'une certaine réussite. Je suis satisfait pour les joueurs qui voient enfin leurs efforts récompensés ».
Marc COLLAT : « C'est une grosse déception. Nous avons été absents pendant le premier quart d'heure et cela nous a coûté le match. Nous étions venus ici avec des ambitions et nous repartons la tête basse.
Nous sommes capables de bien faire, mais aussi de mal faire. Cette défaite remet malheureusement en cause tout ce qu'on a fait lors des dernières journées. Nous voici dos au mur pour recevoir Montpellier. On devra pourtant relever la tête ».
Jean-PIerre CAILLOT : « Nous avions besoin d'un match référence. Nous avons certes connu une certaine réussite, mais après, l'équipe a développé du beau jeu. J'ai également beaucoup apprécié la réconciliation du groupe avec le public »


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