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Les Tangos ont valsé !


De notre envoyé spécial Christophe Hébert
Même si la reprise a été bien négociée, en Coupe à Schiltigheim (2-0) samedi dernier, le Stade avait à cœur de prouver face à un adversaire de son rang que la trêve n'avait pas altéré le bon fonctionnement d'un groupe restant sur deux victoires et deux nuls en championnat.
Le début de partie était particulièrement intéressant de ce point de vue. Car après deux coups francs concédés le temps de prendre ses marques, les Rémois s'imposaient en patrons. Le 5-4-1 visiteur Ð où Barbier avait glissé à droite de la défense, Stephanopoli prenant le côté gauche en l'absence de Leroy, sérieusement blessé à l'entraînement Ð fonctionnait parfaitement.
Combinant mieux, les Bleus marnais se procuraient logiquement les meilleures opportunités. Barbier ouvrait le bal sur un corner mal écarté, Catherine s'interposait (7e). Dossevi frappait au-dessus (14e). Le gardien lavallois devait encore plonger pour devancer Diané (16e). Enfin, Dossevi plaçait un coup de tête de peu à côté (25e).
Les hommes de Denis Troch, imprécis, avaient un mal fou à s'exprimer et se voyaient contraints d'allonger, de façon stérile. Boutal devait simplement tacler dans la surface devant Mienniel (13e). Si Deblock s'en allait tromper Legrand, il était signalé hors-jeu (28e).

Didot, mérité
Sur la remontée de balle qui suivait, le Stade trouvait la récompense à ses efforts. Sur son flanc droit, Dossevi expédiait un tir puissant que Catherine ne contrôlait pas. Didot avait bien suivi (0-1, 29e). Pour le moins mérité.
On ne pouvait pas en dire autant de l'égalisation mayennaise qui intervenait dans le temps additionnel. Peu avant, un joli mouvement Diané-Didot-Dossevi avait même déclenché les applaudissements d'un public déçu par la production de ses favoris (42e).
Hélas, si Cazarelly avait échappé quelques instants plus tôt au penalty suite à une intervention sur Mauricio, il n'en était pas de même avant le retour aux vestiaires. L'attaquant, qui avait été en contact avec Reims à l'intersaison, s'enfonçait dans la surface sur un service de Devineau après que Boutal se fut fait chiper la balle dans l'axe. Cazarelly, qui fêtait sa première apparition avec ses nouvelles couleurs sur une pelouse qu'il connaissait bien, retenait son adversaire.

Fin d'invincibilité
Zoko transformait le penalty en prenant Legrand à contre-pied (1-1, 45e+2), mettant ainsi un terme à 541 minutes d'invincibilité (en prenant en compte les matches de Coupe).
Néanmoins, ce coup dur ne remettait pas en cause l'allant de la troupe à Ladislas Lozano qui était la première en action après la pause. Par Diané qui venait buter sur le gardien (49e). Boutal exploitait mal un bon service de Dossevi (53e).
Les Tangos réagissaient. Delmotte intervenait avec à propos deux fois près de sa ligne (54e, 57e). Et Legrand veillait au grain sur une tête de Mienniel (63e).
Toujours inspirés, à la différence de leurs adversaires, à la récupération du ballon, et à nouveau combatifs et solidaires, les partenaires d'Arnaud trouvaient les ressources pour repasser devant. Didot jouait rapidement une touche, Diané s'échappait sur la gauche et adressait un centre impeccable pour Dossevi au second poteau (1-2, 66e).
Les Rémois géraient sans soucis la fin de partie et manquaient même d'alourdir la note par Dossevi (arrêt de Catherine, 74e) et Diané (poteau, 87e). Ils peuvent attendre la suite avec sérénité.

REIMS : Legrand ; Barbier, Houche (Comminges, 61e), Arnaud, Delmotte, Stephanopoli ; Dossevi (Haddadou, 80e), Cazarelly, Boutal (Petitjean, 67e), Didot ; Diané.


FRANCOIS. - David François Ð qui a supervisé Laval en amical la semaine dernière à Château-Gontier (face à Niort) Ð était hier au Mans pour assister à la rencontre face à Créteil. Les Manceaux sont les prochains adversaires des Stadistes, vendredi à Delaune.
PROGRAMME. - Les Rémois ont rendez-vous aujourd'hui aux Thiolettes « pour une séance de rééquilibrage », dixit Lozano car certains auront disputé deux matches en trois jours, d'autres peu joué et d'autres enfin évolué avec la réserve. Il y aura ensuite une séance d'avant-match classique demain matin à Murigny.
FOUCHER. - Jean-Michel Foucher, désormais directeur général du club lavallois, se souvenait qu'il avait failli garder les buts du Stade de Reims lors de la saison 72. Il avait finalement « laissé la place » au bout d'un mois et demi à Marcel Aubour et partit à Nancy. Il a également été gardien à Nantes, au Red Star et à Angers.



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