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« Le
jeu doit dominer l'enjeu »
Malgré tout le respect qu'il porte à son
prédécesseur Ladislas Lozano, qui, durant les six ans passés à la
tête de l'USSO, en a fait une redoutable équipe de Coupe, Stéphane
Clairet, l'entraîneur audomarois veut croire au miracle. Stéphane
Clairet, les 16es de finale contre Monaco en 1992, les 8es face à
Grenoble en 2001, le 8e tour ce soir contre Reims : Saint-Omer
est-il un spécialiste de la Coupe de France ? « Je
crois sincèrement que cette équipe aime la Coupe, son parfum
particulier et l'effervescence populaire et médiatique qu'elle
suscite. Ici, il y a une tradition coupe que je m'efforce de
perpétuer ». L'USSO est réputé pour son beau jeu. En
division d'honneur, ce n'est pas si courant. « En trois
saisons, l'équipe est passée de la CFA2 à la DH. En novembre 2002,
alors que je m'occupais de l'école de foot, j'ai été sollicité pour
prendre en main l'équipe première. J'ai décidé de remplacer certains
joueurs, de renouveler le groupe. Nous avons également recruté
quelques éléments d'équipes voisines ». Mais d'où vient
cette envie d'attaquer ? « Personnellement, j'apprécie
les joueurs qui jouent non pas pour contrer l'adversaire, mais par
rapport à ses propres qualités. Je demande à mes joueurs de ne
jamais refuser d'aller de l'avant et ils adhèrent. Nous nous créons
des occasions, nous marquons des buts, mais le revers de la médaille
demeurent inéluctablement nos erreurs de jeunesse qui sabotent
parfois nos initiatives. Mais qu'on ne s'y méprenne pas, j'aime
aussi les joueurs physiques et costauds. L'ambition est de trouver
le point d'équilibre ». Sortir Abbeville (CFA2) au tour
précédant, c'est déjà un exploit. « Toute la semaine
précédant ce match, j'ai tenté de convaincre les joueurs que nous
pouvions le faire, par rapport à nos qualités et sur ce que je
savais d'Abbeville que j'ai vu jouer à trois reprises. C'était,
cette saison, notre premier adversaire hiérarchiquement supérieur.
Jusque-là, face à des rivaux de niveau inférieur, nous avions su
assumer notre statut de favori ». Le Stade de Reims, c'est
encore plus haut. « Il nous fallait tirer une source de
motivation. Le Stade de Reims, c'est le Stade de Reims, une équipe
au riche passé. Mais c'est aussi Ladislas Lozano, un monsieur qui
représente quelque chose ici. C'est un entraîneur reconnu, apprécié
pour son travail et les résultats obtenus à Saint-Omer et à
Calais ». Vous craigniez de prendre une
punition ? « Vendredi dernier, nous sommes allés
assister à Reims-Amiens. A cette occasion, MM. Mantel et Feriau ont
retrouvé M. Lozano qui nous a gentiment reçus. J'ai découvert
que certains joueurs disposaient d'un énorme potentiel. C'est le cas
de Viale, Didot, Diané, legrand. Même si Amiens a dominé la fin de
rencontre, je pense que Reims possède suffisamment d'arguments qui
nous faire souffrir ». Le sort de ce match est déjà
connu ? « Non. La seule consigne que je donnerai aux
joueurs, c'est de jouer tout en faisant preuve de vigilance et de
rigueur. Je ne veux surtout pas que l'on soit spectateurs. Le jeu
doit prendre le dessus sur l'enjeu. Face à des pros, nos trois
entraînements hebdomadaires ne compteront pas bien lourd. Mais on
compte sur notre public pour nous galvaniser ». Recueilli
par G.K.
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