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Les Rémois ont la foi


CONTEXTE
Reims ne parvient pas à se débarrasser de la malédiction qui lui colle aux crampons depuis l'arrivée de Ladislas Lozano en juin 2003. Depuis cette date, le Stade n'a jamais évolué à domicile en Coupe. Ce soir, il dispute son 11e match à l'extérieur plus 3 en Coupe de la Ligue, soit un total de 14 matches loin de Delaune.
« On fait avec », explique le coach, « Il faut souligner les qualités mentales de ce groupe pour qui rien n'est facile ».

ENJEU

Le Stade lui, a tout à gagner de cet affrontement. Ce choc télévisé peut lui permettre de se lâcher et de profiter de la fébrilité de son adversaire. Mais pour Reims, l'objectif est ailleurs : après ce déplacement sur la Côte d'Azur, il disputera trois gros matches en huit jours (Sedan, Grenoble, Châteauroux). Et ça, son coach y pense déjà.

PARCOURS

Amnéville (CFA2) éliminé 4 tirs au but à 3 au 7e tour, Saint-Omer (DH) battu 2-0 au 8e, Schiltigheim (CFA) dominé 2-0 en 32e : même en évoluant à l'extérieur, le parcours rémois n'a rien de surprenant. Reste à savoir si les Rouge et Blanc feront mieux que la saison passée qui les avait vus échouer en 16e face à Dijon.

FORME DU MOMENT

Mis à part « l'accident » contre Le Mans (0-1), le Stade a trouvé son équilibre. Invaincu depuis le 5 novembre à Nancy (3-1), il n'a encaissé que 4 buts lors des 9 derniers matches. Visiblement, l'équipe, mieux disposée, dégage une plus grande assurance, une plus confiance. « Je peux faire jouer la concurrence », admet Lozano, « c'est un paramètre non négligeable ». De plus, le groupe semble plus serein, plus en phase avec les exigences de la compétition.

DISPOSITION TACTIQUE

Une défense à cinq éléments avec notamment Didot comme rampe de lancement sur le flanc gauche, un milieu travailleur où Hebbar s'impose en stratège et une attaque qui sait provoquer malgré beaucoup de déchets : le Stade a retrouvé une identité de jeu. Sera-ce suffisant pour contrer la force de frappe niçoise ?
« Sans Diané, je vais revoir mon organisation », explique l'entraîneur champenois. « J'ai ma petite idée pour perturber Nice ». Lozano a constaté qu'une des faiblesses de l'OGCN réside dans la fébrilité de ses latéraux. Grenet ou Jarjat à droite, Varrault à gauche, ne sont pas des modèles d'efficacité.
« Notre plan de bataille ? Bloquer l'axe centrale de manière à libérer leurs latéraux, afin de les contrer sur les côtés ». Il ajoute aussi : « Sans une grande concentration notamment dans les zones de vérité, nous serons en danger. En face, c'est tout de même une Ligue 1 ».

PRÉPARATION

Julien Viale s'est blessé lors de l'ultime séance hier matin basée sur la vitesse. Les Stadistes se méfient du harcèlement physique dont ils seront victimes de la part de leurs adversaires. Arrivés à Nice hier en début de soirée, ils se concentrent sur l'événement. Aujourd'hui, séance vidéo et promenade.

ABSENCES

Viale (adducteurs), Stéphanopoli (mollet), Leroy (côtes), Dambury (genou), Houche et Diané (suspendus), Ribas et Walter (choix de l'entraîneur) manquent à l'appel. Blayac (orteil) est partant.
« Nous y allons avec de l'ambition, avec un gros moral. Nous avons tous envie de croquer dedans. Nous avons tout à gagner lors de ce match télévisé, donc pas la peine de stresser ».

GROUPE

Lozano ne change rien. Le groupe tenu en échec par Brest est reconduit. A trois éléments près. Les suspendus, Diané et Houche, sont remplacés par Arnaud (retour de suspension) et Haddadou (très bon avec la réserve dimanche), alors que Viale laisse sa place à Ongoly dont c'est le grand retour.
G.K.




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