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Stade : tant qu'il y a de la vie...


Face au buteur Emmanuel Duchemin, Christophe Delmotte a livré un match sérieux, mais sans réussite. Le Républicain Lorrain / Gérard DROLC
 

 


Et Reims se réveille avec la gueule de bois. La douce euphorie estivale a laissé place au doute, et le spectre de 2002 revient hanter les supporters. Dans un championnat toujours aussi serré, où seul. Nancy, tout en haut, est parvenu à creuser l'écart, le moral rémois a plongé au même rythme que son classement.
Dans un stade flambant neuf, encouragé par un public toujours plus nombreux (12.359 spectateurs, record de la saison), les Nancéiens, dans des conditions à faire pâlir d'envie quelques membres de l'élite, ont évolué un bon ton au-dessus de leurs hôtes.
« Les joueurs ont su faire preuve de beaucoup de volonté, analysait Pablo Correa après coup. En seconde mi-temps, on s'est même montré très costaud ». Des propos corroborés par Laurent Dufresne, omniprésent sur le front de l'attaque : « Toute l'équipe a poussé dans le même sens pour remporter un match très difficile ».
Au creux de la vague
En répliquant aussitôt après le but de Dufresne, les partenaires de Denis Arnaud se sont pourtant remis dans le bon sens. Et les situations chaudes de Dossevi, Diané et Delmotte (aligné en milieu de terrain) qui s'ensuivaient, leur permettaient même d'y croire un peu plus. Un exploit finalement pas impossible si les attaquants Rouge et Blanc, par ailleurs plutôt inspirés, avaient fait preuve de plus de réalisme.
Mais, sûre de sa force, l'ASNL a poursuivi son travail de sape, profitant d'une opposition défensive trop fragile pour gêner les remuants Kroupi et Rambo.
Au creux de la vague, l'arrière-garde stadiste a trop souvent négligé la relance, se contentant de repousser confusément les assauts de Nancy. Les attaquants adverses n'en demandaient sans doute pas tant. Ainsi, sur le deuxième but lorrain, Dufresne profitait d'une remise hasardeuse d'Arnaud pour allumer Legrand, et Kroupi se retrouvait ensuite bien seul à huit mètres pour conclure.
« Nous sommes une équipe qui doute, se défendait Ladislas Lozano. On travaille bien à l'entraînement et ça s'améliore un peu mais ce n'est pas encore ça ».
16e, à seulement deux unités de la lanterne rouge, le Stade ne possède plus qu'un point d'avance (17 contre 16) sur la « promo » 2002-03, qui venait à l'époque d'aligner trois succès en quatre rencontres. Un bilan comptable et une triste série qui ne doivent toutefois pas faire oublier l'essentiel : Reims est en reconstruction. Et il lui faudra encore quelques années pour faire jeu égal avec Nancy et tous les habitués du championnat, sur tous les plans.
« L'ASNL a montré une qualité et une ambition de jeu supérieures à mon équipe. Mais on n'était pas venu ici pour sauver notre saison ».
Essayer de faire face
« On s'enfonce, mais ce n'est pas faute de travailler et d'essayer de faire face, expliquait le technicien stadiste. Notre seule ambition est de se maintenir, et on va tout faire pour réussir notre pari dans un championnat très délicat ».
Le surprenant promu, en tête de la L2 au soir de la 4e journée, a fini de rêver, au grand dam de ses « tifosis ». Et si les 10 points décrochés dès l'entame de la saison se révélaient finalement être un cadeau empoisonné ? « Notre début de saison n'est pas un handicap : ce sont des points que l'on n'aura plus à prendre », coupait Lozano.
Mais il en faudra encore bien d'autres pour se maintenir. A commencer par ceux mis en jeu samedi prochain, face à Guingamp, lui aussi à la lutte pour sa survie.
Baptiste Rieg



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