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Reims
Le K.-O. en sept minutes !
4e victoire en 6 matches à domicile pour un Stade séduisant. Montpellier avait oublié sa montre.
REIMS devait jouer tous ses matches
à domicile. Dans son demi-stade, cette équipe semble capable de réussir des choses
impensables à réaliser hors de ses bases. Hier, en dominant un grand Montpellier,
l'équipe champenoise a prouvé qu'elle avait un potentiel qu'elle hésite malheureusement
à exploiter.
En réalisant un match aussi solide que contre Dijon, mais avec
cette fois la victoire au bout, le Stade se reclasse dans le ventre mou. En attendant
mieux.
A vos marques partez !
C'était soirée de gala. Marc Batta, le patron
des arbitres avait fait le déplacement. Tout comme Ladislas Lozano, l'ancien coach
stadiste, consultant hier sur Numéricable. Delaune sentait bon la confiance revenue.
Prémonition ?
Quarante-cinq minutes plus tard, c'est toute une enceinte qui
partageait le bonheur des siens. Deux buts en moins de 7 minutes, Reims ne pouvait
rêver d'une meilleure entame.
« Nous n'étions pas informés que le match
débutait à 20 heures », expliqua non sans rire Rolland Courbis, « on pensait
réellement que le coup d'envoi était fixé à 20 h 06… »
Bien aidés par un
Joudren — le goal d'en face — d'une étonnante fébrilité, les Rouge et Blanc s'octroyaient
un double avantage qui les mettait en situation de maîtriser la situation.
La
trouvaille Assous sur le flanc gauche avait fait mouche. Le p'tit gars de Sarcelles
enflammait l'attaque locale en distillant quelques bonnes « galettes «,
régalant ses compères et provoquant des engueulades entre défenseurs centraux
héraultais.
« Ce début de match nous a mis en confiance », confirma
Thierry Froger, « il traduisait notre volonté d'aller de l'avant, de surprendre
notre adversaire ».
Incisifs, les Stadistes
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Mais, en dépit de quelques réactions sporadiques, Reims allait pourtant subir cette fin de mi-temps. Froger avait son explication : « Les sorties conjuguées de Féret (triple fracture de la mâchoire) et Barbier (genou) nous ont obligés à revoir notre organisation, d'où ce sentiment de tâtonnement ».
Joie contenue
Les Héraultais, malheureux et maladroits à la fois, en profitaient pour asseoir leur emprise sur ce match bizarre qu'ils dominaient sans pouvoir le contrôler.
« Il y a notre défaite, mais surtout la victoire de Reims qui a su démarrer à l'heure », poursuivait un Courbis étonnamment calme malgré quelques gestes d'humeur à l'égard de l'arbitre.
« Reims a pris sa chance et réussi de belles choses, se procurant aussi des occasions franches. Nous sommes tombés sur une bonne équipe ».
Voilà qui réconfortera des Stadistes à la joie retenue, en raison des blessures de deux joueurs influents.
« On a su gérer une fin de match pas si évidente », constatait justement l'entraîneur rémois. « On peut comprendre notre crispation, mais nous avons joué avec nos moyens du jour. Gagner, c'était l'objectif, mais nous n'en profitons pas vraiment, car deux nouveaux joueurs regagnent l'infirmerie ».
Revenu à un rang plus conforme à ses ambitions, le Stade de Reims souhaite avant tout poursuivre une belle série, seule garantie d'une renaissance.
« C'est bien, dira Froger, mais il faut enchaîner. Ce soir on a été forts. Il faut confirmer dès le prochain match ».
Ce sera vendredi prochain, à Dugauguez, pour un derby champardennais qui s'annonce explosif.
G.K.


Même si ce succès a été payé de deux blessures, les Stadistes n'ont pas snobé leur plaisir…
Christian LANTENOIS

Articlé paru le : 20
octobre 2007 
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www.reimsvdt.com
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