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Reims
Reims tend l'autre joue

Les Stadistes et Jean-Christophe Devaux n'ont pas eu la réaction d'orgueil escomptée…
Dauphiné Libéré / Marc GREINER
Les Rouge et Blanc ont concédé un deuxième revers en autant de sorties. Inquiétant.
De
notre envoyé spécial Stephen Thiebault
LES Rémois ne sont toujours pas parvenus
à s'imposer face à Grenoble depuis leur retour en Ligue 2. Hier soir encore, les
Stadistes se sont inclinés 0-2 face à des représentants du GF 38 qui ont su saisir
les opportunités en début de match.
Après Nantes et Libourne, le doute est
bien en place. La seule chose qui le soit à Reims et que Thierry Froger ne peut
nier…
« On ne pouvait faire mieux qu'à Nantes, lançait ironiquement le coach.
On a mis l'adversaire en confiance. On n'a pas su ressortir les ballons. On devra
être solides et costauds. Je retiens qu'on n'a pas lâché en seconde mi-temps.
L'occasion manquée de Kermorgant nous plombe alors qu'on tente de revenir au score.
On avait la volonté de jouer, même si ça ne suffit pas. On va devoir s'accrocher
».
Une vague occase…
Que retenir des 45 minutes initiales des Stadistes
? Rien. Ou plutôt si. Une vague occasion d'Akouzar, consécutive à un corner, lequel
voyait sa reprise peu académique frôler le montant gauche de Wimbée (30e).
Cette
petite frayeur mise à part, les Grenoblois n'ont jamais été inquiétés et ont contraint
les Rémois à une séance défensive grandeur nature. Mieux qu'à l'entraînement…
Incapables
d'aligner deux passes consécutives, les joueurs de Thierry Froger démarraient
avec la main sur le frein. Ceux de Mehmet Bazdarevic profitaient rapidement de
l'aubaine pour accélérer et asseoir une domination qui ne devait pas être contrariée.
Le
cauchemar nantais avait déjà refait surface dans la tête de Rémois qui évoluaient
deux tons en dessous.
Plus que fébriles
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La débauche d'énergie consentie par les Isérois n'était pas récompensée.
Plus grave encore pour le staff rouge et blanc, les solutions de rechange n'étaient pas légion.
Quelles solutions ?
Fort de son avantage, Grenoble ne mettait plus autant de conviction dans ses lancements de jeu. « On est tombé dans la facilité et on a manqué des occasions. On ne savait pas trop comment gérer le score », concédait le coach isérois, Bazdarevic.
De fait, Reims parvenait enfin à jouer au football. Sans pour autant se montrer vraiment dangereux. Le cœur n'y était plus…
Et c'est peut-être ce qui est le plus grave pour le Stade en ce début de championnat. Un cruel manque de caractère et de hargne. Si la situation n'est pas encore catastrophique, elle pose de sérieuses questions.
Comment le président Caillot compte-t-il s'y prendre pour trouver ce joueur capable d'apporter le vrai plus ? Le retour de Julien Féret, si tant est qu'il soit toujours stadiste d'ici le 31 août, peut-il redonner ce supplément d'âme à ses coéquipiers ?
Vu les circonstances, il est à souhaiter que le meneur reste encore quelques semaines dans la cité des Sacres.
Car même si les partenaires d'Alexandre Barbier subissaient moins dans cette deuxième période, le manque de rythme et d'automatismes n'autorisaient aucun retour.
Il n'y aura pas trop d'une nouvelle semaine de travail pour combler les manquements d'un Stade de Reims qui se cherche encore.


Articlé paru le : 11 août 2007

www.reimsvdt.com
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