
Reims
Ils n'ont pas passé la Lorraine
D'abord archi-dominé, le Stade a offert
une dernière demi-heure de grande valeur. Mais, Nancy avait pris trop d'avance…
De
notre envoyé spécial Philippe Launay
THIERRY FROGER l'avait martelé.
La performance, qui plus est chez le dauphin de Lyon, passerait par l'envie et
la faculté à « hausser notre niveau de jeu ».
Certes éliminés par Nancy
(1-2), ses hommes ont eu cette ambition. Dommage qu'il ait fallu attendre une
infériorité numérique pour assister à cela. Le collectif s'est exprimé dans la
rébellion.
Avec un Féret titulaire (une première depuis sa blessure le 19 octobre),
l'entame avait pourtant été intéressante avec une possession de balle rémoise
mais le pire est survenu trop tôt. Dès la 12e sur une prise de risques pleine
de spontanéité de Malonga, un poison celui-là.
En cet instant, la défense,
prise dans les airs par le futur buteur sur un long dégagement de Grégorini puis
sur la re- mise de Curbelo, n'avait pas fait preuve de toute la « vitesse et
concentration » réclamée par Thierry Froger.
« Il ne faut pas leur laisser
grand-chose sinon ils vont nous châtier », avait encore prévenu le coach.
Les Nancéiens se chargèrent donc, comme prévu, de punir ses hommes. Menés par
des Lorrains que la trêve n'a manifestement pas freinés, les Stadistes étaient
dans la pire des situations : courir après le score contre un adversaire sûr de
son fait malgré les rotations (Puygrenier, Biancalani et Bérenguer sur le banc).
C'est dire la mission qui attendaient les Bleu d'un soir,
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Froger espérait que Nancy ne soit pas trop dans le camp de Reims. Le 2e de L1 n'y venait pas seulement. ll y campait. Le break réalisé par Zerka ne surprenait personne (45e).
À la reprise, le Stade devait revoir ses plans. Ayasse, dont l'association avec Henrique dans le couloir droit fut peu efficace, cédait sa place à Kermorgant pour une version plus offensive.
Option vite contrariée par le second carton de Baldé, fautif sur Guerriero et exclu. Deux buts de passif, un joueur en moins : le Stade ne pouvait plus espérer réaliser ce qu'aucun club de L1 n'a réussi à faire, battre l'ASNL quand celle-ci a ouvert le score.
Quoi que… Nancy moins combatif, Didot et les siens comblèrent une partie de leur débours. Le ciseau de Kermorgant déchira la vigilance de Grégorini (65e). Fébrile en journée, la proximité d'un Barbier grippé avec qui il partageait sa chambre, le Breton retrouvait toute sa puissance pour un geste de classe internationale.
Jusque-là impressionnante dans l'art de gérer son temps, la troupe de Pablo Correa sembla moins sereine même si quelques balles fusèrent encore au ras des bois de Tingry. « Cette équipe ne néglige rien », avait annoncé Thierry Froger.
À coup sûr mais elle n'avait quand même pas anticipé la réaction d'orgueil de Marnais qui peuvent garder la tête haute.


Articlé paru le : 6 janvier 2008

www.reimsvdt.com
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