• Bastia-Reims : 1-0 -
Ligue 2

Le
désert sur l'île 04-08-06
- Trop laborieux dans la mise en place de son
jeu, le Stade s'est pris les pieds dans le tapis usé de Furiani. Didot
et les siens s'étaient montré agacés par l'état de
cette pelouse indigne de la L2. Peut-être y ont-ils laissé une part
d'agressivité? A dix pendant 82 minutes, les Bastiais, plus hardis, ont
eu moins d'état d'âme dans un contexte aussi chaud que craint. D'ailleurs,
à l'opposé d'une sono crachotant des airs style vaguement I Muvrini,
le Sporting apparaissait moins poussif. Il exerçait une pression d'entrée.
Comme prévu.
Bastia à dix... Liébus
intervenait dans les pieds d'André (7e). Un tournant suivi aussitôt
d'un autre. Sur le corner, le Stade amorçait un contre stoppé sauvagement
par Gomez, s'en prenant à Féret. En supériorité
numérique, les Rouge et Blanc n'en menaient pas large pour autant. Mendy,
trop collectif, gaspillait une munition (10e) et Bastia amenait encore des balles
dans le rectangle. Trop aux yeux de Thierry Froger. Il y avait encore des réglages
à opérer et Barbier comme Giraudon étaient recadrés. Dans
le registre offensif, seul Féret créait. Leca, d'abord illégalement
mais sans carton puis avec autorité (16e et 22e), se mettait sur sa route.
...
Mais efficace! Fauré avait, lui, des problèmes de
cadrage même quand Féret le plaçait idéalement (23e). Un
rendement insuffisant pour une équipe à onze contre dix. Reims,
maître du ballon mais stérile, victime du syndrome qui touche l'équipe
au complet ? Sans doute. Et le SCB enfonçait le clou sur un... corner
stadiste. Le futé André récupérait et lançait
Mendy. Le « nouveau Zimako », selon Furiani fan de son sprinter, après
un cadeau de Bonnal, débordait Liébus (1-0, 42e). Sûr qu'il
fallait aborder le second acte avec plus d'allant surtout que Bastia sacrifiait
Camadini, blessé. Impatient dans sa construction, le Stade ne tirait pas
profit de cette donne. L'abus de longs ballons n'est pas recommandé. Il
était temps de tenter quelque chose côté marnais pour garnir
la colonne « occases ». Baleguhé remplaçait donc Bonnal
mais s'illustrait par une reprise dévissée (62e). De l'autre
côté, Née (65e) Ð remplaçant Ben Saada pas loin
d'obtenir un penalty devant Barbier (59e) Ð puis Barthélémy
(67e) attrapaient le cadre. Fauré aussi sur une volée (71e) mais
l'ensemble, pourtant passé en 4-3-3, restait trop imprécis. Les
têtes baissées et les bras ballants dans les dix dernières
minutes en disaient long. La troupe de Froger n'a jamais su se mettre dans le
bain bouillant insulaire. Philippe
Launay

 reimsvdt.com
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