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Dambury, le retour du guerrier Ce
soir en terrain lorientais, le milieu rémois entend donner, comme à son habitude,
le meilleur de lui-même.
Après
une éclipse de dix mois, Claude Dambury a repris sa place chez les Rouge et Blanc.
En 163 minutes (73 à Troyes et 90 contre Angers), le Guyanais a conquis son monde. Malgré
un genou qui ne le laisse pas encore tranquille, « Claudio » n'a rien
perdu de son art de la bagarre. Il pourrait être le joker d'un Stade qui se présentera
à Lorient « pour un exploit ».
Claude,
vous avez été crédité d'une bonne sortie à Delaune. Comment avez-vous vécu ce
retour ? « J'ai éprouvé de bonnes sensations. Cela m'a
fait plaisir de renouer avec le terrain, à Troyes puis face à Angers. On me dit
que j'ai fait un bon match. Il faut confirmer. Un seul ne suffit pas. Revenir
à la compétition était un souhait. Je voulais être prêt pour la fin de saison. »
Avez-vous
eu peur de ne jamais pouvoir rechausser les crampons ? « Des
personnes m'ont enterré. Cela m'a motivé. Je suis un gagnant. Je déciderai seul
du moment où il faudra stopper. Ni la blessure, ni un médecin ne me dicteront
ma conduite. Tant que le mental est là, que j'ai toujours du courage, je continue.
Le jour où ce sera difficile, j'arrêterai. Pour l'instant, je suis tout nouveau
dans ma tête. J'ai encore un peu mal, mais le plaisir de jouer est là et je me
sens prêt à relever des défis. »
Aider au
maintien du Stade en est un. A combien de points se situe-t-il ? « Je
ne calcule pas comme cela. Pour moi, nous disposons de cinq points d'avance sur
le 18e. Nous avons les cartes en mains et je suis confiant car personne, ni les
joueurs ni le staff, ne va lâcher. Cela se voit à l'entraînement. Tout le monde
consent les efforts. Je ne vois personne faire semblant. Le travail va payer. »
Lorient
croule sous les absences (*). Est-ce l'adversaire idéal pour se relancer ? « Les
Merlus aiment développer du jeu. S'ils mettent le feu, cela sera délicat. D'autant
que leur public est derrière eux. Il met la pression sur l'adversaire. Pour ma
part, je ne tremble pas. Lorient a besoin de points comme nous. Ce match est important
pour lui aussi. Un nul serait une bonne affaire. »
La
défaite de l'aller (1-4) est-elle gommée ? « Nous avons
de l'expérience. Si Lorient veut gagner ce match, il devra venir le chercher.
Le FCL est prévenu. Je connais Benjamin Genton, un excellent joueur avec qui j'ai
joué à Créteil. C'est aussi un bon copain d'Alex Barbier. Et puis, il y a Baky
Koné. C'est un pote d'Amara Diané. A chaque fois qu'il l'a au téléphone, je lui
dis de l'allumer un peu. »
La semaine a-t-elle
permis d'effacer la frustration de vendredi et ce retour d'Angers sur le fil ? « Le
penalty nous a fait mal. Nous reculions pour contrer le jeu long et, peut-être
aussi, parce que nous avions raté des occasions. Mais, il faut positiver. Nous
avons produit du jeu. Il y a eu de bonnes choses et nous avons pris un point.
Il faut retenir cela. » Recueilli par Philippe Launay
(*)
Entre blessés (Coué, Marveaux, Diop, Le Garrec, Boutruche, Flégeau) et suspendus
(Medjani, Scaramozzino), huit joueurs sont sur le flanc.  reimsvdt.com
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