• Reims-Montpellier : 4-1-
Ligue 2

La
maison ne fait pas crédit Les Rouge et Blanc sont
irrésistibles à domicile. Quatre buts et du jeu à gogo, c'était soir de fête.
19-08-06
- A Delaune, on a longtemps pensé qu'il y avait un tarif spécial. Reims
menant 2-0, cela ressemblait au débours accusé par Brest et Metz. Finalement,
la note fut encore plus salée pour des Montpelliérains loin de développer les
valeurs d'abnégation souhaitées par Jean-François Domergue. A moins que. Le
MHSC ne s'est pas affaissé seul. Le Stade y a largement contribué en livrant son
match le plus abouti de la saison. « On progresse dans la rigueur défensive
et collective », note d'ailleurs Thierry Froger. Finalement, dommage que
ces Rouge et Blanc ne sachent pas encore voyager car la leçon de football administrée
hier aux hommes d'un Loulou Nicollin décati démontre à quel point ils tiennent
la route. Le Stade avance Mobilité,
engagement, solidarité, rythme. L'arsenal du parfait vainqueur a été déployé tôt
pour faire de ce Reims d'août 2006 la meilleure équipe à domicile avec trois victoires,
huit buts marqués et un encaissé. L'entame d'hier soir est pour beaucoup dans
le résultat final. « Elle a été favorable, plaide encore Froger. Marquer
tôt et se retrouver à plus deux au bout de dix minutes. » « Ca devient
compliqué, lui répond un Jean-François Domergue désabusé. Nous n'avons pas senti
que nous étions présents. Contre une équipe de la qualité de Reims, cela ne pardonne
pas. On a pris douze buts en cinq matches. On ne peut rien construire dans ces
conditions. » Le Stade, désormais 7e, « avance bien » selon
Froger. « Nous sommes encore perfectibles. Il y a des situations que nous
devons mieux maîtriser. Nous devons conserver plus le ballon en fin de match mais
nous avons globalement bien géré la partie. A la mi-temps, j'ai demandé de ne
pas relâcher la pression. Il ne fallait pas laisser d'espoir aux Montpelliérains. » Pourtant
passés en 4-3-3 à la pause, ils « n'ont pas répondu aux problèmes posés »
dixit Domergue. Objectif atteint donc pour Didot and Co pour une des meilleures
productions collectives vues à Delaune avec pas moins d'une vingtaine de frappes
au but. De l'acabit des Clermont ou Châteauroux la saison passée. Certes, diront
quelques persifleurs, c'est plus facile quand on fait la course en tête tôt dans
la partie. Caen en tête Mais, le hasard
n'y est pour rien. Les Stadistes ont cette force de toujours frapper de bonne
heure. Ils emballent d'abord et gèrent ensuite. « Ils sont très forts pour
cela », acquiesce Jean-François Domergue à qui il tardait de se changer les
idées. En préparant la Coupe de la Ligue contre Grenoble. Thierry Froger, lui,
a déjà pu anticiper sur la venue de Caen, mardi. Il a fait « tourner ».
Notamment en faisant souffler Féret au profit d'un Baleguhé saignant. Coaching
gagnant pour une soirée de gala. Philippe
Launay

 reimsvdt.com
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