• Stade de Reims

Buisset et le Stade, c'est fini
| |  Le
dossier Centre de formation aura été fatal à Patrice Buisset. | |

| | | | 30-05-2007
- En 2007-2008, Patrice Buisset ne sera plus le
coordinateur de la formation au Stade de Reims et ne dirigera plus la réserve
en CFA 2 malgré le maintien de celle-ci. « C'est une décision
qui, humainement, m'a fait mal au ventre », confiait, hier, le président
de la section amateurs, Didier Perrin. « A ce niveau, il a rempli son
contrat. il n'y a rien à dire. » L'implication sportive de l'ancien
stoppeur de la finale 1977 n'est pas en cause, comme d'ailleurs celui de son adjoint
Eric Duffour dont le contrat n'a pas non plus été renouvelé. Patrice
Buisset est plutôt la victime collatérale du projet de Centre de
formation retoqué par les instances fédérales : « Certaines
missions n'ont pas fonctionné, notamment avec le Creps. », explique,
avec tact, Didier Perrin, sans renier le vécu de Patrice Buisset à
Guingamp.
L'aspect administratif Le
Maubeugeois a visiblement payé une image d'homme plus tourné vers
le terrain que d'administratif. Une explication qui n'atténue en rien «
le gros coup reçu sur la tête » par le Stadiste historique
averti officiellement de son sort mercredi dernier. « Le Stade de Reims,
c'est mon club et à 50 ans, j'espérais vraiment m'y fixer quelque
temps, d'autant que j'ai ma famille et mes amis ici. Je ne sais pas encore
de quoi mon avenir sera fait car nous en avons été informés
très tardivement, à une époque où la grande majorité
des clubs ont déjà bouclé la composition de leur staff technique. Peut-être
vais-je devoir reprendre mon bâton de pèlerin après mes expériences
en Chine, au Qatar et en Tunisie. J'ai une grosse pensée pour Eric (Duffour)
qui m'aura supporté sans broncher pendant ces huit mois que nous avons
passés ensemble sur le terrain ».
Pas
Laquait. Si son nom circule, le successeur de Patrice Buisset ne
sera pas Stéphane Laquait, qui ne possède pas le diplôme nécessaire.
Didier Perrin a « d'autres pistes » possibles avec des « formateurs
de longue date en L2 ». Autre certitude, le candidat retenu ne sera pas
Manuel Abreu, malgré son passé et sa dernière expérience
chez le voisin sedanais, ni le « Saint-Quentinois » Sami Smaïli,
un ex lui aussi. Verdict dans une quinzaine de jours, sachant que le dossier
du Centre de formation constitue une priorité avec un passage devant les
instances en fin d'année 2007. L'achat d'un terrain à Bethény
pour l'indispensable lieu de vie, un calendrier des travaux et le fait que les
arguments « soient exposés par quelqu'un d'autre » peuvent
constituer autant d'éléments favorables. J.-P.P. (avec Hervé
Musset)
• Dans le rétro (octobre
2005)

Le staff s'étoffe
01-10-2005
- Patrice Buisset a été promu coordinateur technique du Stade.
La création du centre de formation occupera ses journées et hantera
ses nuits.
Patrice Buisset est officiellement
intégré au staff des Rouge et Blanc. Il a signé son contrat hier. Dans un premier
temps, il sera chargé de piloter un dossier sensible : celui qui doit permettre
au club de se doter d'un centre de formation. Si possible dès septembre 2006,
sinon douze mois plus tard. Le finaliste de la Coupe de France 1977 est aussi
nommé coordinateur technique de l'association du Stade (la partie amateurs). Ph.L.
«
Je suis imprégné du Stade » Patrice
Buisset vit en rouge et blanc depuis 1976, date de son arrivée à
Reims, premier contrat pro en poche. Finaliste de la Coupe de France 1977,
il a connu la relégation deux ans plus tard avant de quitter Delaune en
1981 pour Fontainebleau (1981-1983, D2), puis Roubaix (1983-1984, D2), La Roche-sur-Yon
(1984-1985, D2) et une fin de carrière pro à Dunkerque (1985-1986).
Soit un total de près de 340 matches pro pour une « carrière
honnête ». Mais la vocation est ailleurs. L'international Espoirs
(1977) veut prendre place sur le banc. A Soissons d'abord après une dernière
pige à Châlons Dans la cité du Vase, il reste cinq ans.
Jusqu'au milieu des années 1990 « avec une présidente, Mme
Hamel, qui a tout fait pour que je passe mes diplômes ». Suivent,
de 1996 à 1998, la direction du centre de formation de Guingamp (où
il découvre Sylvain Didot), le Gazélec Ajaccio (1998-2000), la Chine
et un poste d'adjoint de Jean Sérafin à Wuhan, à 800 km à
l'est de Shanghaï (2001-2002), sept mois au Qatar (2002) en tant qu'adjoint
de l'ancien Rémois Alain Laurier, entraîneur national des 17 ans,
puis une saison (2003-2004) comme directeur technique du CS Africain (D1 Tunisie).
« C'est un parcours enrichissant. Mais, Reims reste le club de mon enfance.
J'en suis imprégné », avoue celui qui a vu sortir des éléments
de valeur (Caldéraro notamment) du centre de formation des Thiolettes. Ph.L.
Former
le Reims de demain Rouge
et Blanc de cur, l'ancien défenseur est aujourd'hui un homme d'attaque.
Heureux d'être de retour au pays après un « parcours de découverte
» (voir par ailleurs). Mais, un gros dossier l'attendait déjà
sur son bureau, hier, jour de ses débuts. Le natif de Maubeuge doit lancer
la procédure de création d'un centre de formation à la rémoise.
Patrice,
vous êtes coordinateur technique du Stade. En quoi consiste cette mission
? « Je chapeaute la formation, pré-formation et l'école
de football stadiste. Sur le terrain, Franck Triqueneaux, Eric Duffour et Anthony
Ramel, tous diplômés, gèrent la gestion du terrain. J'interviens
pour les soutenir dans les problèmes techniques ou administratifs. Il faut
coordonner et animer pour que les gamins soient dans les meilleures conditions.
» Cependant, vous serez surtout attendu sur
le dossier du centre de formation. « La création d'un
cadre adapté au haut niveau est une nécessité pour pérenniser
le club. On ne peut plus accepter que nos meilleurs jeunes signent ailleurs, faute
de structures. » Le recrutement sera-t-il régional
ou prospecterez-vous plus large ? « Les gamins viendront des
environs. Ils sont notre priorité. Cela permettra de retrouver une collaboration
entre le Stade et les clubs voisins. » Anticipation Vous
pilotez le projet depuis hier. Quelle sera votre démarche ? «
Pour l'heure, il faut prendre des informations, consulter les collectivités
et différents partenaires pour voir quels moyens débloquer pour
ce projet. Si nous mettons de la bonne volonté, nous y arriverons dès
la rentrée 2006. Guingamp l'a bien fait en son temps. » Quelle
est la procédure à suivre pour valider l'ouverture d'un centre de
formation ? « Nous voulons être opérationnels
dès juillet 2006. Nous devons informer la direction technique nationale
de notre création d'un centre de formation avant le 31 octobre. Ensuite,
la DTN dispose de trois mois pour visiter et juger nos installations : terrains,
hébergement, capacité de scolarité. Car un centre de formation
est ouvert aux jeunes à partir de 14 ans (contrat d'aspirant à la
clé, ndlr). Ensuite, la DTN dispose de six mois pour délivrer l'agrément.
» Le délai paraît serré. «
Il faudrait pouvoir fonctionner dès début juillet. C'est là
que l'entraînement reprend. Les paramètres sont costauds : nombre
de stagiaires, finances, constitution d'une équipe d'éducateurs.
C'est un super challenge. On le relèvera. En 2006 ou en 2007. On ne lâchera
pas prise en cas de refus. » Vous auriez une
deuxième chance ! « Créer un centre est une
école de patience. Comme la formation. C'est un investissement pour l'avenir.
Il faut anticiper nos besoins. Le retour vient ensuite. A l'échelon national,
la moyenne est de 10 % sur un groupe de 20. Un coach peut incoporer deux joueurs
issus du centre de formation. » Recueilli
par Philippe Launay

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