• Ligue 2 - Montpellier-Reims
: 2-0

Stade
: la fin des illusions
| |  Carl
Tourenne : "On s'est caché" | | 
| | | | 05-02-2007
- Gévaudan, Méditerranée, Petite
Camargue... Le nom des tribunes de la Mosson invite à la détente.
Le Stade a suivi le guide pour s'abandonner complètement. Une faute
car Reims n'a pas seulement perdu un match à Montpellier (2-0). Il a aussi
et surtout renoncé à ses dernières chances d'aller voir plus
haut. C'était en tout cas la teneur des propos d'après (non)
match, vendredi. Thierry Froger parlait « de terminer la saison comme il
le faut », c'est-à-dire « d'aller au plus vite aux 50 points
». Carl Tourenne invitait de même tout le monde à oublier
ce que le Stade «pouvait avoir en plus» de l'objectif initial (50
pts pour, au pire, une 8e place).
« Jamais
vu cela » Car, à sept unités d'un Strasbourg
pas fringant, le podium ne s'était pas dérobé. Mais, l'occasion
de mettre la pression sur le Racing qui jouera à Guingamp ce soir a été
gâchée, laissée au monopole du Havre. « C'est dommage,
poursuit Tourenne, car nous étions en position idéale. Personne
ne parlait de nous.» En embuscade jusque-là, le Stade est surtout
tombé dedans vendredi. Avoir des ambitions, c'est bien. Mais, être
doté des épaules assez larges pour les endosser, c'est quand même
mieux. Or, « nous avons manqué de caractère, lâchait
Froger. Je n'ai jamais vu ça. Les gars ont fait un non-match dans les têtes
». Des limites mentales soulignées aussi par Carl Tourenne conscient
que lui et les siens étaient « à côté de la plaque.
On s'est laissé bercé par le rythme adverse. On s'est caché».
Rendement
famélique Une déroute dont quelques chiffres permettent
de cerner l'ampleur. A la recherche d'un second succès consécutif
- ce qui ne leur est plus arrivé depuis Brest et Créteil (28e et
29e journées 2005-2006) - Alexandre Barbier et sa troupe ont fait preuve
de trop peu d'initiatives, étouffés à l'image de Féret
dominé par les « bosseurs » Aït-Alia et Oliseh ou d'un
Tiéné en dedans (pour ne pas risquer la blessure avant son retour
chez les Elephants ?). Pionnier n'a eu à capter que trois tirs cadrés,
le dernier déclenché par Fauré à la... 34e. Sans
créativité devant, les Blanc d'un soir ont subi derrière
et concédé deux buts dans la seconde moitié du premier acte.
Hors de leurs bases, ils ont d'ailleurs pris huit de leurs 17 « pions »
entre la 27e et la 45e... Bref une faillite donc et le président Callot
attend de ses hommes qu'ils lui rendent des comptes car « on n'a pas le
droit de montrer aussi peu dans un match ». Seul signe porteur après
ce fiasco languedocien. Le Stade a souvent montré sa capacité à
rebondir après les pires désillusions. Rennes après Cambrai
en fut l'exemple... Alors que Niort, incapable de vaincre neuf Istréens,
paie les pots cassés. Pour que la question du pourquoi d'une production
aussi indigente en Hérault ne taraude plus les esprits. Philippe
Launay

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