• Ligue 2 - Montpellier-Reims
: 2-0

Pourtant
pas Mosson impossible
| |  Pourtant,
Ielsch et Tiéné se sont bien battus... | |

| | | | 03-02-2007
- Même Stéphane Guilleman ne se levait plus
de son banc. Pour « couper les pattes » à ce point au tonique
coach-adjoint, il faut vraiment que la sortie ait été ratée.
Et elle l'a été, hier. Le Stade l'avait pourtant abordé
avec l'intention, selon Thierry Froger, de « surfer sur (sa) série
», une invincibilité en L2 qui remontait à la 17e journée
(Istres, 1-2). Cependant, pour prétendre à cette continuité,
il convenait d'abord de jauger l'adversaire et son propre système. Car
les défaillances (blessures et suspension) avaient contraint le coach à
remanier sa défense. Henrique débutait dans l'axe alors que Comminges
célébrait, en latéral gauche, sa première titularisation
de la saison en championnat. L'ancien Amiénois était préféré
à Ielsch ou même à Tiéné qui peut occuper ce
poste qu'il a déjà tenu en sélection ivoirienne.
Aucun
impact devant Ainsi bâtis, les Rouge et Blanc s'attaquaient
à une Mosson qui n'est plus une citadelle. Le MHSC n'y a plus gagné
depuis la 15e journée (Tours, 1-0). Mais, les intentions sont une chose.
Leur matérialisation en est une autre. Hier, les Stadistes ont fait illusion
durant un quart d'heure. Le premier. Ensuite, leur jeu s'est perdu dans un stade
qui bruissait des rumeurs du remplacement de Jean-François Domergue. Dans
le Midi Libre, Louis Nicollin promettait même la tête de son coach
en cas de nouvelle contre-performance. A croire que les Champenois ne souhaitaient
pas être le fossoyeur de l'ancien international. Battus dans les duels,
Barbier et les siens ne mettaient jamais la pression sur des Héraultais
pourtant fragilisés par leur élimination en Coupe de France mardi. Ainsi,
presque sans forcer, le MHSC prenait les devants en exploitant une approximation
de Liébus puis doublait la mise sur un contre astucieusement conclu par
un Lafourcade, précieux dans les airs mais, en la circonstance, surtout
habile du pied droit pour enfoncer une défense aux abois. Grosse désillusion
donc et l'entame de seconde période n'apportait aucune éclaircie
à l'image de cette incompréhension entre Fontenette et Tiéné
sur un coup franc finalement gâché (48e). C'en était trop
pour Thierry Froger qui revoyait ses couloirs en lançant Akouzar et Maspimby
chargés d'amener ce que Nzigou et Tiéné n'ont jamais apporté
: la percussion. Le Stade devenait encore plus offensif lorsque Fontenette céda
sa place à Baleguhé pour un 4-4-2 avec un seul récupérateur
(Tourenne), Ielsch reculant en défense. Un va-tout pour revenir au plus
vite et y croire encore mais il manquait trop de choses hier à des Rémois
finalement résignés. Philippe
Launay
Note
vdt : Visiblement,
Philippe Launay (creux) s'est ennuyé ferme durant ce match et nous livre
un papier qui ne paraît pas rentabiliser le billet d'avion. Si Philippe
Launay (en l'air, hier) manque à ce point d'enthousiame, il est difficile
d'imaginer ce qu'a dû donner le direct de France Bleu Champagne. Entre soporitude
et déprimade sans doute... Si vous avez écouté et que vous
avez finalement renoncé au suicide (1), n'hésitez pas à témoigner. (1)
Phénomène qui pourrait expliquer l'érosion de l'audience.

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