• Ligue 2 - Metz-Reims
: 2-2

Une
première mise au point Seul vainqueur du leader
messin, Reims a confirmé hier en glanant un nouveau point en Lorraine.
Suffisant pour aborder Bordeaux avec confiance.
| |  Un
baptême du feu brûlant pour le Brésilien Henrique ici face
à Obraniak. | | 
| | | | 13-01-07
- L'année débute à peine et déjà ils serrent
le. poing. Hier soir, dans la fraîcheur printanière de la Lorraine,
le Stade de Reims n'a rien cédé. A l'image d'un Tingry irréprochable,
dont les interventions décisives ont su donner du peps à ses coéquipiers
de plus en plus décomplexés au fil des minutes. En résumé,
Reims aura pris quatre points au futur pensionnaire de L1, en lui marquant quatre
buts au passage, et en lui dérobant ses deux premiers points sur sa pelouse
de Saint-Symphorien. « Ce fut un bon match de préparation pour
nous, a expliqué Jean-Pierre Caillot. Un match qu'on aurait même
pu gagner, mais ne soyons pas plus royalistes que le roi. C'est quand même
un bon résultat ».
Réalisme L'année
ne pouvait mieux commencer. 109 secondes de jeu et voilà que Barbier, en
bon capitaine, place son équipe sur les rails d'un succès pas vraiment
escompté. Privé au dernier moment de Liébus et Giraudon (lire
par ailleurs), le Stade transformait sa peur en audace et chatouillait d'entrée
ce leader grenat incontesté et incontestable. L'idéal aurait été
de laisser mûrir le doute le plus longtemps possible. Au lieu de cela, il
n'aura fallu qu'un quart d'heure aux Messins pour reprendre leurs esprits, bien
aidés il est vrai par des Rémois un peu aux abois en défense. Le
plus ennuyeux dans l'affaire, c'est que les visiteurs champenois ne retenaient
même pas la leçon. Alors que Tiéné, d'un maître
coup franc, parvenait à redonner une avance inespérée au
Stade, il ne fallait cette fois qu'une paire de minutes pour voir les Lorrains
refaire une nouvelle fois surface. Et que dire de ce bijou de ballon offert
par Féret à Tiéné (39e), dont la reprise bien dosée,
aurait mérité un meilleur sort. Bref, c'était du Reims
réaliste en attaque, approximatif en défense, notamment sur les
ailes où Henrique et Baldé souffraient de la comparaison avec le
virevoltant N'Diaye.
« Un gros match » Quelques
aménagements tactiques plus tard, le Stade allait parvenir à ses
fins en faisant déjouer un adversaire habituellement beaucoup plus facile
sur son terrain. Progressivement, la difficulté se transformait en renoncement
dans le camp grenat. « Ce nul peut-être considéré comme
un mauvais résultat dans la mesure où on jouait à la maison,
tenta d'expliquer Francis de Taddeo, l'entraîneur lorrain. Compte tenu de
l'état déplorable du terrain qui explique nos difficultés
à faire le jeu, et de la qualité de l'adversaire qui a mené
à deux reprises contre Caen, qui a battu Strasbourg et qui est demi-finaliste
de la Coupe de la Ligue, on peut penser que nous n'avons pas fait une mauvaise
affaire ». Des louanges appréciées par Thierry Froger : «
Nous avons réussi un gros match face à une grosse opposition. Ce
fut difficile. C'est bien d'avoir mené deux fois et nous avons eu l'opportunité
de prendre une troisième fois l'avantage durant ce match difficile à
gérer qui exigeait d'aller au contact ». Et de se projeter enfin
vers cette fameuse demi-finale très attendue : « Je pense qu'on est
prêts déjà à jouer notre jeu et à bien représenter
la Ligue 2. On doit pouvoir tout donner avant peut-être de savourer. ». Gérard
Kancel

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