• Reims-Brest : 2-0 -
Ligue 2

Un
Reims du tonnerre ! Cette fois, le Stade n'a
pas manqué son départ. En dominant Brest avec un bon Féret aux manettes, le voilà
bien lancé.
| |  Julien Féret
superstar hier soir, auteur du premier but et passeur décisif sur le second. Sylvain
Didot peut en témoigner. Christian LANTENOIS | | 
| | | | 28-07-06
- Une malédiction ? On aurait pu le croire. Ces dernières saisons,
Reims peine à remporter son match d'ouverture. Hier soir, face à Brest, un rival
qui lui réussit plutôt bien, le Stade s'est accordé deux quart-d'heure de beau
jeu offensif pour mater un adversaire breton visiblement encore en rodage. Brest,
pourtant, ne pouvait s'en prendre qu'à sa maladresse dans la surface rémoise,
pour ne pas mener au score après une entame pleine d'allant favorisée par une
certaine fébrilité de la défense centrale locale. « On avait bien débuté »,
expliquait Thierry Goudet, « mais malheureusement, nous n'avons pas pu concrétiser
nos occasions ». Secoué, encore mal dans ses crampons, Reims reprenait progressivement
l'initiative et trouvait en Féret un chef d'orchestre avisé pour assurer le tempo.
Meneur de revue, mais aussi soliste, car, comme face à Sedan quelques jours plus
tôt, l'ex-Chamois n'a pas fui ses responsabilités. Il est dit que quand Féret
va, Reims va. « Dommage que son but soit marqué après la blessure de Charpenet »,
regrettait Goudet, « même si, sur l'ensemble du match, il nous a posé des
problèmes ». Les encouragements nés d'une première mi-temps somme toute
satisfaisante, se sont vite évanouis après le deuxième but stadiste : « Nous
avons réussi, dans l'ensemble une bonne première période. Après la pause, nous
avions décidé de jouer plus haut, tout en se préservant des contres rémois ».
« Mais », poursuit l'ex-coach manceau, « Féret nous a encore gratifiés
d'un exploit individuel pour servir Fauré sur un plateau ». Brest, premier
de la classe L2 à avoir repris l'entraînement, pensait mieux faire lors de cette
soirée inaugurale : « Maintenant, il nous faut gagner contre Libourne.
Et ce ne sera pas facile. En début de saison, tout le monde cherche ses repères
et les résultats sont parfois surprenants ».
Froger :
« Réconfortant » Dans le camp rémois, on semblait à peine
surpris de cette prestation qui, en fait, s'inscrit dans la lignée du match contre
Sedan. Pourtant, Thierry Froger, comme le président Jean-Pierre Caillot d'ailleurs,
ne versait pas dans l'euphorie. « On a plus souffert que le score le laisse
penser. On a eu du mal à aligner nos blocs face aux attaquants brestois qui percutaient
bien dans la profondeur », avouait le responsable technique rouge et blanc.
Pas suffisant pourtant pour faire la fine bouche : « En deuxième mi-temps,
on a mieux maîtrisé le jeu. On a été bien ensemble, on a souffert ensemble. Les
cinq semaines de travail nous ont permis de bien nous préparer ». Au point
de nourrir d'autres ambitions ? « Disons qu'un tel résultat nous rassure,
car il nous conforte dans nos certitudes. On a une base de travail que l'on peut
encore améliorer ». Comme par exemple ces hésitations en défense :
« Je pense qu'on a eu peur du grand attaquant adverse et leur tactique de
sauter notre milieu de terrain, nous a pertubés. Le point positif c'est qu'on
ne s'est pas énervés ». Ainsi donc, le Stade, comme il y a deux saisons,
se retrouve d'emblée dans le groupe de tête. Pourvu que ça dure. Gérard
Kancel

 reimsvdt.com
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