• Stade de Reims

« On essaie de nous déstabiliser »
03-01-06 - Aujourd'hui
au Stade de Reims, il y a d'un côté, le sportif, de l'autre l'administratif. Le
club semble coupé en deux. Officiellement, tout le monde tire dans le même sens.
En pratique, chacun compte ses alliés. Une situation difficile à vivre pour le
nouveau coach ? « L'élément clé demeure l'état d'esprit, précise
Froger. Le mot clé c'est l'union. C'est la solidarité qui doit se manifester derrière
le staff, derrière les joueurs. Bien sûr que ce climat pesant, de défiance permanente,
a créé des problèmes. Le président m'a fait venir et c'est le seul qui a cru et
qui croit encore en notre réussite. Dans les faits, quotidiennement, il démontre
son soutien, sa loyauté. Derrière, on sent des réticences, comme si on dérangeait
parce qu'on a changé les choses, la façon de faire, d'agir de certains. Comme
la causerie d'avant-match qui, désormais, ne concerne que le staff et les joueurs. Aujourd'hui,
le Stade de Reims est beaucoup plus professionnel, je ne suis pas le seul à le
dire. Mais il est clair qu'on essaie toujours de déstabiliser le groupe, il y
a un travail de sape effectué à l'intérieur du club et qui nous pénalise forcément. Les
actions qui ont été menées ces dernières saisons ne sont pas inscrites dans la
stabilité et on peut s'interroger sur l'objectif poursuivi. Ce n'est pas Thierry
Froger qui a apporté l'instabilité, elle était déjà là. Ce que je perçois aujourd'hui,
c'est qu'on veut faire passer des messages, du genre que je ne communique pas. Par
exemple, après les matches, je devais commenter aux partenaires notre prestation.
Mais on ne m'a jamais donné la parole et j'entends dire que je ne souhaite pas
communiquer.
« Ne pas cracher sur le Stade
de Reims » J'ai été consultant télé, j'ai commenté les matches
pour les partenaires quand j'étais à Gueugnon ou à Châteauroux. On veut aussi
me faire passer pour quelqu'un qui ne s'intéresse pas à la vie du club. Il y a
eu un match avec les partenaires, d'habitude c'est l'entraîneur du groupe pro
qui arbitre, mais je n'ai pas été invité. Il y a eu la projection du film sur
Albert Batteux et le staff technique du Stade de Reims n'a pas été invité. Je
trouve que c'est grave de dire après que Froger ne s'implique pas. Pour finir,
je dirais que toutes les décisions qui ont été prises l'ont été de manière collégiale,
en accord avec le président ». Ces turpitudes peuvent-elles remettre en
cause l'engagement de l'entraîneur du Stade de Reims ? « Aujourd'hui,
le plus important demeure le prochain match, que tout soit mis en œuvre, que toutes
les composantes du club doivent se dire qu'on doit tout faire pour battre Grenoble.
Il faut chasser le copinage, les messes basses, car aujourd'hui tout le monde
sait qu'il y a une grande solidarité entre l'entraîneur et les joueurs. Lorsqu'on
est dirigeants ou salariés d'un club, on œuvre pour sa réussite. On ne passe pas
son temps à décrédibiliser quelqu'un qui, il y a quelque temps, était l'homme
de la situation. Il faut un discours cohérent à l'intérieur et à l'extérieur du
club. Lorsqu'on critique Thierry Froger, on crache sur le Stade de Reims. Sachons
au moins préserver l'image du club ». Recueilli
par G.K.
 reimsvdt.com
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