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•  Laval-Reims : 2-2


Stade, ce bon de sortie

Julien Ielsch au pressing sur Mauricio.; Dorival qui devance Weber sur corner : Reims n'avait pas abordé la partie dans les meilleures conditions. Philippe RENAULT / Ouest-Franc
 

 


04-11-05 - Avec maîtrise, le Stade a ramené un point de Le Basser. Une performance collective dont la 16e place au classement rend, imparfaitement, compte. Mais, avec six matches sans défaite, le mieux se confirme. L'entame avait pourtant été délicate.
«L'idéal serait de marquer vite sur un coup de pied arrêté» Prophète en son pays, Denis Troch avait vu juste.
Les Lavallois ont en effet ouvert le score dès la 7e sur un corner concédé par Jeannel et botté par Ben Khalfallah sur le crâne de Dorival.
Le ballon du Brésilien filait vers Giraudon. A son poteau, le latéral dégageait. Derrière la ligne, jugeait l'assistant filant vers le centre.
Les protestations n'y changeaient rien. L'invincibilité du Stade se bloquait à 386 minutes. Et les plans de Thierry Froger étaient contrariés.
Lui qui assurait que «notre meilleur ingrédient sera de faire durer le match». Pari perdu?
Pas encore, le Stade avait le temps de se refaire. Il s'y employa.
Dominateurs dans les duels et appliqués dans la progression du cuir, les Blanc d'un soir, malgré la sortie de Bonnal (blessé), bousculaient un onze mayennais pas serein. Catherine devait ainsi intervenir dans les pieds de Didot (21e).
Première pour Delmotte
Logiquement, les Stadistes égalisaient. Pour une fois, ce n'était pas Didot ou Heitzmann à la finition mais Delmotte.
A six mètres, il reprenait un corner de Stéphanopoli. Le premier but des Rémois sur un coup de pied arrêté et le premier depuis 304 minutes (33e).
A peine le temps de savourer pour le capitaine et ses hommes. Juste avant le repos, sur une récupération de Mauricio, Didot était doublé par Buzaré dont la frappe croisée faisait mouche (45e).
Thierry Froger, qui avait demandé de la «solidité» et «d'éviter les petites erreurs», était servi...
Un but d'école
Pour la première fois de la saison hors de leurs bases, les Marnais Ð invaincus à l'extérieur depuis la 4e soirée Ð regagnaient le vestiaire en étant menés.
Comme ils n'ont jamais gagné une partie où ils ont concédé l'ouverture du score, les affaires étaient mal engagées.
Mais pas encore soldées puisque Ielsch (48e) puis Bah (58e) alertaient Catherine. A l'autre extrémité, Weber devait détourner un missile de son ancien équipier istréen, Chaussidière (62e).
C'étant avant le chef d'œuvre stadiste. Une action où six d'entre eux touchaient le cuir. De Weber à Féret, qui convertissait avec lucidité un service de Heitzmann (65e).
Un modèle du genre pour une égalisation méritée. Ce Stade là avait du tempérament. Et de la suite dans les idées même si Didot manquait la reprise d'un déboulé de Nzigou (80e).
Pour la quatrième fois de suite, la cinquième en six matches, le Stade partageait donc les points.
Heitzmann gardien !
Mais, à ceux qui lui reprochaient son manque de sens du spectacle, il a répondu hier.
Avec une pointe de piment en plus. Heitzmann, suppléant Weber exclu, détournait sur son poteau un coup franc de Leroy (90e).



Thierry FROGER : « Nous avions des intentions dans le jeu. Il est dommage de prendre deux buts mais nous n'avons pas eu notre assurance ordinaire.
Il y a eu de la fébrilité. Le deuxième but est celui qu'il fallait absolument éviter. Finalement, entre un but précoce, un autre à la 45e plus un gardien exclu, cela sentait la mauvaise soirée. A 2-2, on s'en sort sans trop de mal. »
Pierre MENES : « J'ai un sentiment d'inachevé, malgré des circonstances défavorables. Nous étions supérieurs à Laval. La première période m'a mis en colère. Je crois qu'il n'y a pas but sur le premier, la blessure de Bonnal, le deuxième but qui les remet en selle.
Au repos, Thierry Froger a trouvé les mots justes. On revient sur ce but de Féret, un mec qui a de la classe. C'est pour cela qu'on attend plus de lui. Je me réjouis de l'entrée de Nzigou ».
Denis TROCH : « Cette rencontre pouvait nous permettre de revenir. On pensait prendre plus de points mais on ne sait pas conserver un score face à des Rémois qui avaient plus d'expérience.
Leur gardien, en mettant les mains hors de la surface, sauve leur match. Evidemment, l'équipe doute. On n'a pas de sérénité. La fébrilité s'est manifestée notamment sur nos premières relances ».

BONNAL.
Sorti dès la 22e, Nicolas Bonnal souffrait du genou droit. A priori, aucune torsion n'a été constatée. L'ancien Ajaccien restera aux soins en début de semaine.


REIMS : Weber; Stéphanopoli (Comminges, 68e), Jeannel, Delmotte (cap), Giraudon ; Barbier (Nzigou, 63e), Bah, Didot ; Féret, Bonnal (Ielsch, 22e) ; Heitzmann.



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