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Dimanche 14 avril
2002
Chouette
chez les Chouans !
Une semaine après le sacre de l'équipe de France A
de rugby, face à son homologue irlandaise (30-20), devant 8.000 spectateurs,
la pelouse d'Henri-Desgranges reprenait ses habitudes footballistiques (et sa
bien mince galerie) hier soir, en mettant aux prises d'ambitieux hôtes rémois
(d'autant plus au vu des résultats de la veille et du succès bisontin sur
Clermont dans l'après-midi) à des Yonnais quasiment assurés de renouveler
leur bail national.
Suspendu, Marc Collat prenait place le long du grillage, à hauteur du banc
stadiste, sur lequel s'asseyaient Diamé, Akpakoun et Liron.
Un corner rentrant de Ruiz signait l'ouverture des « hostilités », Fall
« dégageait » l'alerte au premier poteau (7e). La relance
manquait de profiter à Liabeuf, sur une hésitation de Pubert, que Mitri écartait
sur le fil. Les Vendéens réinvestissaient le flanc gauche rémois par un
relais Limousin-Ruiz. Ce dernier voyait son centre sorti en corner par Guillou
(13e).
Les Yonnais, progressivement, prenaient les commandes territoriales devant le
4-4-2 des hommes de Patrice Lair. L'ascendant des Bleus se traduisait par un
nouveau relais limousin vers Ruiz, dont la remise vers Peyrac était contrée
une première fois, mais lui revenant dans les pieds, il servait à nouveau
son avant-centre. La pichenette du meilleur réalisateur local était annihilée
par Lafond (23e).
Balijon à la parade
Reims montrait le bout de son nez par l'ancien yonnais David François, qui, dépossédant
Mitri, servait Heitzmann. Le centre de ce dernier trouvait Guitton sur la
trajectoire, devançant son ancien partenaire de la chambrée (26e).
Et c'est encore sur le couloir gauche que La Roche VF semait le danger :
Limousin devançait Fall mais butait sur Balijon, qui dégageait sur Leclève,
malheureux sur sa tentative des 25 mètres. Le portier stadiste sauvait encore
la mise sur le même Leclève (39e).
Reste que François, d'une frappe croisée au ras du poteau d'Ardouin (longue
transversale de Ducourtioux), se signalait à nouveau au bon souvenir des
supporters d'Henri-Desgranges. Preuve que Reims, en postulant à la D2, voire
leader en devenir, était prêt à profiter de chaque brèche.
Sans réel génie, mais diablement efficace, le Stade de Reims parvenait à
ses fins : ouvrir la marque. Un long service vers Denquin aboutissait à une
main contestée, côté local, de Boche.
Poteaux vendéens
L'arbitre se rangeait à la décision de son assesseur pour désigner le point
de tir. Heitzmann ne se faisait point prier en trompant Ardouin de peu, mais
suffisamment dans son coin gauche (53e), et pour mettre ses partenaires à égalité
avec Clermont et Toulouse.
De fait, Liron rentrait dans la foulée en lieu et place du buteur stadiste,
renforçant l'axe défensif. Une demi-volée de Denquin semait encore la
panique dans le camp bleu (59e). N'en déplaise au troupeau d'Eric Bourget qui
semait la révolte par une frappe croisée de Mitri (62e), que Balijon
repoussait sur un pied rémois avec bonheur. Un Balijon qui avait la baraka
sur une demi-volée écrasée de Taborda, que prolongeait Beyrac de la tête,
sur le montant rémois (63e).
Un dégagement raté de Bertrand donnait des sueurs froides aux Rouge et
Blanc, de même qu'un centre fuyant de Guitton qui ne trouvait pas preneur
(66e). Pas plus que le caviar du véloce Akpakoun que n'était pas loin de dévier
la semelle de Létang (80e).
Reims tenait bien son affaire, d'autant que, dans l'intervalle, le deuxième
carton jaune du latéral gauche, Boche, allait obliger La Roche à sortir le
grand jeu. La tête de Guitton, sur corner, aurait pu tirer les Vendéens
d'affaire, mais elle trouvait le haut de la transversale du gardien marnais
(90e).
Akpakoun ne trompait, pas dans le temps additionnel, Ardouin, mais Reims s'imposait,
comme l'an passé, sur les terres vendéennes (3-1), et surtout prenait une
partie du pouvoir de la division.
Une marche sacrément importante, à défaut d'être décisive, vers le
paradis de la D2.
Christophe DEVAUD (L'Union)
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