Par Mois

                                                      

 

STADE DE REIMS - ANGOULÊME : 2-1

Vendredi 21 décembre - 20 h - 19e journée de National - Arbitre : Jacques BADET (Bourgogne) 

David François (61e), Olivier Létang (69e), le poteau gauche rémois (86e) csc

 

Chic le choc !

Dimitri Bernard, le défenseur de l'ASAC

n'est pas à l'aise dans ses charentaises.

Ce sont les vacances pour tout le monde. Alors, pour une fois, mieux vaut être bref.  

En deux mots, sachez que, dans Delaune plein comme un oeuf malgré une pluie glaciale, la montagne n'a pas accouché d'une souris. Les Rémois ont livré un match de superbe facture face à une bonne équipe d'Angoulême, qui ne mérite cependant pas mieux que son rang de cinquième au classement. Au vu de la prestation de ce vendredi, Toulouse, Clermont et, surtout, Valence lui semblent supérieurs... mais peut-être les Rémois ont-ils, tout bonnement, annihilé le jeu angoumoisin.   

Tout s'est joué en seconde mi-temps, David François délivrant le stade Auguste-Delaune sur un coup de génie. Un but extraordinaire qui mériterait un séquençage vidéo JG Webmasterisé.

 

David François : particularités, leader charismatique et pizza man

A l'entrée de la surface, dos au but, David François hérite d'un ballon aérien adressé depuis l'aile droite par Christophe Laurent. Le Numéro 10 du Stade amortit de la poitrine, pivote sur lui-même et, d'une magistrale reprise de volée, expédie le cuir à la base du poteau droit de Chauray. 

L'homme qui a définitivement fait basculer la rencontre est, bien entendu, Olivier "El Magnifico" Létang qui, non content de faire des passes décisives lors de chaque match du Stade, s'est encore offert le luxe d'inscrire un nouveau but. Deux buts et trois passes décisives en trois rencontres... Qui dit mieux ? D'ailleurs, au vu de l'action, c'est à se demander si Létang n'est pas, à la fois, l'auteur du but et l'auteur de la passe décisive qui l'amène. Rien ne peut plus nous étonner de sa part...

En revanche, l'homme du match pourrait bien être l'excellent Sadibou Fall qui a littéralement muselé Korr Sarr, potentiellement aussi dangereux qu'on l'imaginait, tout en volant régulièrement au secours de Franck Mazuel pour qui la trêve sera la bienvenue. 

En fait, dans cette rencontre, le seul frisson est venu d'une "petite" bévue de Wilfried Bertrand (d'autres l'attribuent à Liron ou Fall) qui, dans les ultimes minutes, a réalisé un superbe lob pleine lucarne contre son camp en voulant dégager un ballon-savonnette.

A l'inverse, dans le temps additionnel, Jacques Badet, qui n'était pas dans un grand soir, a omis d'accorder un penalty aux Rémois à la suite d'une faute pourtant flagrante sur Jonathan Guillou. Mais le sort de la rencontre était déjà scellé à cet instant. 

Un dernier petit mot sous la forme d'une mention spéciale aux Ultrem pour leur superbe spectacle pyrotechnique à base de fontaines de feu (les puristes rectifieront d'eux-mêmes), une autre au KRB pour son tifo de grande ampleur, et une dernière au public qui a plutôt bien joué son rôle de douzième homme. Le Grand Prix d'interprétation revient d'office à Emmanuel Bibault qui est une sorte de groupe à lui seul lorsqu'il s'efforce d'animer son coin de Méano. M.H.

 

 

"L'impressionnante machine rémoise"

Les yeux d'un journaliste charentais sont, évidemment, plutôt braqués sur les actions angoumoisines. Mais le compte-rendu est assez exhaustif, à l'exception du fait que l'insolente domination rémoise de la fin de première mi-temps n'y apparaît pas. Pour un peu, on serait enclin à penser que l'ASAC a fait jeu égal avec le Stade. Ce n'est pas tout à fait juste.

 

 

Les Angoumoisins se sont logiquement inclinés hier soir sur le terrain du Stade de Reims qui en profite pour s’installer confortablement dans le quatuor de tête

 

Sur un terrain gelé rendu de plus en plus glissant par la pluie mêlée de neige qui n'a pas cessé de tomber sur Auguste-Delaune, l'ASAC n'a pu lutter qu'une mi-temps hier soir face au Stade de Reims, avant de craquer sous les coups de boutoir des Champenois, invaincus sur leur pelouse depuis la venue de Brest en septembre 2000.
Cette défaite repousse les Angoumoisins, toujours cinquièmes, à quatre longueurs de leurs adversaires à mi-championnat.
Ils sont désormais condamnés à cravacher dur pour recoller au quatuor de tête.


 Au fait, qui parlait de jeu d'attaque à Angoulême ?

Pourtant, pour tenter de ne pas revenir bredouille de son voyage chez l'impressionnante machine rémoise, Hervé Goursat avait décidé de renforcer son axe central en titularisant Loosen aux côtés de Puig et Massolin.
Et ils ne sont pas trop de cinq défenseurs, souvent aidés par les milieux de terrain Gaborit, Tronche et Bourmaud, pour contenir les assauts des Champenois.
Le Stade de Reims se montre en effet très pressant dès le coup d'envoi.
Forest repousse une première fois un coup franc de Ducourtioux (5).
L'ASAC ne se laisse pas impressionner et inquiète à son tour la défense marnaise sur un coup franc de Tronche, remis de la tête par Forest et repris largement à côté par Gaborit (13).
Dans la minute suivante, Fortuné donne le tournis à Bertrand et centre, mais Tingry se couche bien.
Angoulême est ensuite tout près de profiter d'une erreur de Bertrand. La reprise de volée deTronche s'envole.


Entre la 35e et la 45e les Angoumoisins n'ont pas quitté leurs 16 mètres 

Reims donne alors un bon coup d'accélérateur, contraignant l'ASAC à faire le dos rond. Sans paniquer, les coéquipiers de Bernard repoussent toutes les offensives.
Chauray doit d'abord détourner du bout des gants une frappe vicieuse de Laurent (18) puis intercepte un centre de Denquin juste au-dessus des têtes de Laurent et Heitzmann (24).
L'ASAC est acculée sur son but et Bernard manque de peu de tromper Chauray (34) puis Heitzmann bute sur le gardien angoumoisin, sorti à toute vapeur (35). Les Angoumoisins s'offrent tout de même la dernière et sans doute la meilleure occasion de la première mi-temps: Bernard enroule parfaitement un coup franc de 30 mètres, Loosen se jette mais voit sa tête à bout portant contrée par une nuque rémoise (45).


 Quand on vous disait que c'était un coup de génie...

Malgré une grosse solidarité et l'envie de sabrer le champagne, le verrou angoumoisin ne va pas tarder à sauter lors du second acte sur un coup de génie de François.
Centre de Laurent, contrôle de la poitrine de l'attaquant rémois et frappe en pivot enchaînée que Chauray ne peut qu'effleurer (56).
L'ASAC tente bien de réagir mais la tête de Sarr (61) puis les frappes de Fortuné (67, 69), l'un des meilleurs angoumoisins hier soir, ne trompent pas Tingry.
Et la défense angoumoisine craque une deuxième fois.
Sur un centre anodin de Denquin, Massolin contrôle de la poitrine mais glisse avant de dégager. En embuscade, Létang ne se fait pas prier pour convertir en but ce beau cadeau de Noël (69).
Les hommes d'Hervé Goursat se ruent - enfin - à l'assaut du but rémois et réduisent la marque à la 86e grâce à Fortuné.
Après un débordement tout en puissance, l'attaquant guyannais voit son centre détourné par Liron (à vérifier*). Le ballon monte, rebondit devant Sarr et Tingry et finit sa course dans les filets.
Trop tard: le Stade de Reims tient sa victoire et peut passer les fêtes de fin d'année au chaud. Anne Kerjean (La Charente Libre)

 

* A priori, ce serait plutôt Wilfried Bertrand mais le but csc est "officiellement" attribué à Sadibou Fall qui passait par là. Et si, en réalité, c'était encore Olivier Létang le responsable ? A élucider au plus vite. Quoi qu'il en soit, l'auteur ce "but casquette" ne va pas protester s'il est attribué à l'un de ses coéquipiers.

 

 

STADE DE REIMS - ANGOULÊME : 2-1 (0-0).
Buts :
François (56e), Létang (69e) pour Reims; Fall (86e, csc) pour Angoulême.
Avertissements :
Létang (45e), Laurent (61e) pour Reims; Fortuné (20e), Forest (35e) pour Angoulême.
4300 spectateurs.

STADE DE REIMS : Tingry - Ducourtioux, Mazuel, Fall, Bertrand - Denquin (Guillou, 77e), Létang, Laurent, Liabeuf (Akpakoun, 82e) - François, Heitzmann (Liron, 71e).

ANGOULÊME : Chauray - Bernard, Puig, Massolin, Loosen, Forest (Malheiro, 75e) - Tronche, Gaborit, Bourmaud (Maspimby, 70e) - Sarr, Fortuné.

 

 

Clic! L'AVANT-MATCH - LES HOMMES CLÉS D'ANGOULÊME - L'HOMOLOGATION EN D2

            

        Cédric Liabeuf préfère les moules-frites du Grand Café aux pizzas de David François (*)

              (*) David François a ouvert une Pizzeria 152 Avenue Jean-Jaurès. Tél. 03 26 02 07 01                                         

 

 

DIJON - STADE DE REIMS : 0-2

Samedi 8 décembre - 18e journée de National - Arbitre central : Sandryk Biton 

Olivier Létang (85e), Cédric Liabeuf (89e)

 

     Reims joue les opportunistes

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. L'an dernier, les Stadistes étaient revenus frustrés de leur voyage en Bourgogne. Après avoir développé un jeu chatoyant et bombardé les buts dijonnais pendant toute la rencontre, ils s'étaient fait remonter au score dans les ultimes minutes, sur coup de pied arrêté (voir "Un final au bord de la crise de nerfs").  

Cette année, à défaut d'avoir fait vibrer les kops de supporters pendant les 85 premières minutes, les Rémois ont su faire preuve d'un réalisme optimal, en concrétisant leurs deux seules opportunités de but.

A leur décharge, il convient de souligner que les Dijonnais avaient bâti une véritable Ligne Maginot dans l'entrejeu, optant pour un téméraire 5-4-1 que n'auraient pas renié certaines équipes visiteuses en transit à Delaune. Le résultat : une âpre bataille en milieu de terrain, mais quasiment aucune action de but (si l'on excepte un spectaculaire raté de M'Pondo) avant cette fameuse 85ème minute, synonyme de délivrance.    

Grâce à l'opportunisme d'Olivier Létang, les Stadistes peuvent préparer leurs deux prochains rendez-vous en toute sérénité. Le Reims-Angoulême du vendredi 21 décembre marquera-t-il le début du long hiver charentais ?

 

 

Les trois actions de but notables du match

- 67ème : oublié dans le surface rémoise, M'Pondo, la perle noire dijonnaise, hérite d'un ballon aux 6 mètres. Du haut de ses 17 ans, le jeune international camerounais tente une reprise de volée... mais rate complètement son geste.  

- 85ème : A la suite d'une faute (contestée) de Guigue, les Rémois bénéficient d'un coup franc aux 20 mètres. En l'absence de Ducourtioux, tireur attitré côté gauche, Heitzmann tente sa chance et, d'une superbe frappe enroulée, expédie le cuir sur la transversable. A l'affût, tel un renard des surfaces, Létang récupère le ballon et l'expédie au fond des filets de Bourgeois.

- 89ème : Contraints de se découvrir, les Dijonnais libèrent les espaces. Pallier, tout juste entré en jeu, en profite pour servir Liabeuf sur un plateau. Le gaucher rémois double la mise.

 

 

POINT DE VUE

Dijon ne veut pas se laisser ronger par la sinistrose

 

Les coups durs s'enchaînent pour le Dijon FCO. Il lui faudra de la force de caractère pour ne pas se décourager. Sur ce que l'on a vu samedi, le maintien est néanmoins possible.

 

Il y a les faits bruts. Comme cette désespérante stérilité au parc des Sports ou bien cette incapacité à profiter de bonnes prestations contre des équipes de haut de tableau.

Au vu de la prestation dijonnaise de samedi, on peut critiquer, trouver qu'une seule occasion dans le match est bien maigre, qu'un jeu aussi défensif constitue un pari dangereux tant une équipe n'est jamais à l'abri d'un coup du sort. Contre Toulouse et Reims, comme à Clermont, le DFCO n'a d'ailleurs pas été gâté dans ce domaine.

Adopter un point de vue négatif serait pourtant mal venu tant les circonstances obligent à un minimum d'indulgence. Concernant le choix tactique d'abord. Olivier Hameau, bien placé pour en parler en tant qu'attaquant, souligne : « Le match s'est déroulé comme Mario l'avait prévu. On voulait former un bloc, leur laisser le monopole du ballon, mais sans concéder d'actions franches et c'est ce qui s'est passé. Tout le monde a rempli son rôle tactique. »
Souvent isolées, les deux pointes du 5-3-2 dijonnais ont surtout lutté pour réussir leurs remises, leurs appels ou leur conservation du ballon, à l'affût d'une occasion qui pourrait faire basculer le match. Derrière eux, le soutien s'est parfois fait attendre.

« Reims joue le haut de tableau, est en pleine confiance, on ne pouvait pas attaquer fleur au fusil », explique Benjamin Monnot. « Notre but était de les attendre intelligemment et de les contrer avec la participation des latéraux et des milieux, mais les Rémois nous ont empêché de monter. »
La deuxième circonstance atténuante est bien sûr le poids des absents. Par égard pour ceux qui ont été à la hauteur sur le terrain, on ne peut tout leur imputer, mais il est certain qu'un groupe au complet et renforcé (par le Caennais Anselny Camara) offrirait davantage de solutions à Mario Relmy.


De l'espoir dans la défaite

Et comment passer sous silence le manque de réussite flagrant des Dijonnais ? Comme bien des équipes dans le doute, ils attendent qu'une frappe, même manquée, rentre dans le cadre plutôt que de partir à côté, qu'un tir adverse renvoyé par la barre revienne dans leurs pieds plutôt que dans ceux de l'adversaire, qu'un tacle correct ne soit pas sanctionné, etc.

Si le DFCO devait connaître une grosse désillusion en fin de saison, il est évident que l'analyse des causes ne pourrait se limiter à une question de chance, mais il est vrai que le ballon ne tourne pas dans le bon sens en ce moment et que cette période, connue par tous les clubs, a tendance à trop s'éterniser.
Parmi les atouts d'une équipe, la capacité à ne pas baisser les bras lors de ces passages difficiles est primordiale. Pour l'instant, le DFCO ne donne pas de signes de déliquescence. Il connaît des problèmes, mais le groupe se bat. « Il ne nous manque pas grand-chose », conclut Olivier Hameau. « Ce match contre Reims nous laisse beaucoup d'espoirs. » Philippe CROLY- LABOURDETTE
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DIJON - STADE DE REIMS : 0-2 (0-0).
Buts :
Létang (85e), Liabeuf (89e).
Avertissements : Monnot, 53e (pour Dijon); Denquin, 43e et Laurent, 89e (pour Reims).
1 496 spectateurs.

Arbitre central : Sandryk Biton (Ligue Languedoc-Roussillon)

DIJON : Bourgeois - Vernier, Ba, Guiraud, Gibert, Engel - Monnot, M'Pondo (Derouin, 84e), Luissint (Bourabia, 64e), Mangione - Hameau (Guigue, 74e).

STADE DE REIMS : Tingry - Liron, Mazuel, Laurent, Bertrand - Liabeuf, Guillou, Létang, Denquin (Fall, 87e) - Akpakoun (François, 70e), Heitzmann (Pallier, 87e).

 

 

 

FLASH BACK 

 

Un final au bord de la crise de nerfs 

Vendredi 26 janvier 2001 - Dijon-Stade de Reims : 1-1 (0-1).- Voici le type même de scénario que l'on n'aimerait pas voir se reproduire. C'était le 26 janvier 2001, lors du dernier Dijon-Reims et le Stade avait perdu deux points précieux après avoir dominé son sujet de la tête et des épaules.

Encaisser un but à la 89ème minute sur un coup de pied arrêté, alors que l'équipe adverse ne s'est procurée aucune occasion, il n'y a rien de plus démoralisant. Alors, imaginez ! Lorsque l'on a bombardé les buts de l'adversaire durant toute la rencontre sans parvenir à concrétiser… il y a sans doute de quoi frôler la crise de nerfs.

Et pourtant, le scénario aurait pu être pire encore ! Assommés par ce but surprise de Dijon, les Rémois ont bien failli en encaisser un second dans la foulée, sur un nouveau coup de pied arrêté… et ils n'ont dû leur salut qu'à un dégagement de Wilfried Bertrand sur sa ligne (92ème). Cette fois, le groupe aurait frisé la dépression.

 

"Faut pas gâcher !"

Pour vous donner un peu plus de regrets encore, voici quelques extraits du match vécu par les irréductibles stadistes présents dans les travées du Parc des Sports de Dijon (un car de supporters avait fait le déplacement).

- 6ème : Coup franc des 25 mètres de Stéphane Noro. Le gardien dijonnais boxe la balle, qui est récupérée par Olivier Guégan. Le meneur de jeu rémois tente sa chance, mais Bourgeois s'interpose à nouveau. Pas assez efficacement, car le ballon revient dans les pieds de Guégan qui ouvre le score (0-1).   

- 10ème : jeu en triangle entre Diamé, Guégan et François, mais l'attaquant rémois est trop court.

- 13ème : François sert Diamé sur un plateau, mais Bourgeois place son corps en opposition.

- 25ème : Le gardien dijonnais s'est imprudemment avancé. François tente le lob, mais Lécluse parvient à dégager devant sa ligne.

 - 29ème : Reprise de volée de David François, idéalement servi par Olivier Létang. Le ballon flirte avec la transversale.

 

 

STADE DE REIMS - PAU : 4-0

Samedi 1er décembre - 17e journée de National - Arbitre central : Daniel Feuillade

Denquin (48e), Heitzmann (49e), François (57e), Akpakoun (93e)

 

Pau... au feu!

Samedi, la défense de Pau a pris l'eau. Et c'est finalement un moindre mal, car il y avait le feu dans la surface béarnaise.

 

Le match vu de Pau : le bus béarnais a été plus rapide au retour(*)

 

Marc Collat l'avait annoncé et il l'a fait ! Samedi soir, le Stade a affiché un visage résolument offensif, n'alignant que trois défenseurs de métier sur la feuille de match. Résultat : 4-0, dont trois buts inscrits dès l'entame de la seconde période (Denquin, Heitzmann, François) et un dernier, de toute beauté, dans le temps additionnel (Akpakoun).

Cette large victoire, acquise face à l'un des adversaires les plus faibles jamais vus à Delaune cette saison, permet à Reims de reconquérir la quatrième place, synonyme d'accession en D2. Les Stadistes comptent désormais un point d'avance sur Angoulême, et grignotent deux points sur Toulouse et Clermont.

Rien que du positif pour les Rémois avant le déplacement de samedi prochain (19h) à Dijon. Il n'en va pas de même pour Pau. Englués dans leurs problèmes internes, les Béarnais ont repris le chemin des Pyrénées avec un peu plus d'inquiétude dans leurs bagages.

28 heures de bus pour un aussi piètre résultat a réellement quelque chose de pathétique. Autant d'abnégation mérite notre respect.

    

(*) Nous savons que le bus a effectué le trajet Pau-Reims en 14 heures. Or, selon les sources officielles béarnaises, les joueurs n'ont passé que 26 heures sur la route ce week-end. Nous en déduisons donc que le bus a effectué le voyage retour en 12 heures. Il vrai qu'il avait été victime d'une panne à l'aller et qu'il est sans doute plus facile de descendre que de monter. 

 

 

Le quart d'heure rémois

Les Stadistes avaient annoncé leur intention de plier le match au plus vite, mais le quart d'heure rémois ne fut pas celui que l'on attendait. Le démarrage en trombe du onze Rouge et Blanc fut bien concrétisé par un but de la tête de François (16ème), mais l'élan d'enthousiasme allait être brisé net par l'arbitre, Daniel Feuillade. Même s'il n'était pas partie prenante sur l'action, Heitzmann - accusé d'avoir commis une faute dans la surface - provoquait l'annulation du but.

   

Panique à bord du Nautilus

Ce fameux quart d'heure rémois, les Stadistes nous l'ont offert dès l'entame de la seconde mi-temps, face à un onze palois subitement en proie à la panique.

Un débordement de Liabeuf, sur l'aile droite, obligeait tout d'abord le gardien palois à dégager du poing sur Mazuel qui était à deux doigts d'ouvrir la marque.

Ce n'était que partie remise. Balayés par les vagues déferlantes Rouges et Blanches, les défenseurs Palois pressentaient le mauvais rêve, mais ne songeaient pas encore qu'il allait virer au cauchemar.

A la 48ème, François sonnait à nouveau la charge dans les 16 mètres et Sykora tentait, cette fois encore, de repousser le danger du poing. C'était peine perdue! Denquin, récupérait le ballon au milieu d'un paquet de joueurs et fusillait le gardien béarnais à bout portant (1-0).

Moins d'une minute plus tard, sur l'aile droite, le même Denquin héritait d'un ballon intercepté sur la remise en jeu et centrait au deuxième poteau. Heitzmann, d'un coup de tête décroisé, doublait le score (49ème - 2-0). 

Une petite pause - le temps de savourer ce break - et, à la 57ème, Liabeuf déposait un centre dans les pieds de François, paisiblement démarqué au point de penalty. Le numéro 10 rémois inscrivait un nouveau but comme à l'entraînement (3-0).

Dès lors, il ne restait plus qu'à gérer tranquillement la fin de rencontre sur la pelouse Spontex de Delaune.

 

Rodrigue, l'as de coeur  

Bien sûr, comme à son habitude et histoire de soigner sa cote de popularité auprès du public, Akpakoun n'oublia pas d'apporter sa petite touche personnelle aux alentours de la 93ème minute, en inscrivant un but de toute beauté.

Et de quatre ! Quatre comme cette place enviée que les Rémois viennent de reconquérir... M.H.

 

 

STADE DE REIMS - PAU : 4-0 (1-0).
Buts :
Denquin (48e), Heitzmann (50e), François (57e), Akpakoun (93e).
Avertissements : Delmas (Pau, 20e).
3200 spectateurs.

 

STADE DE REIMS : Tingry - Ducourtioux, Mazuel, Laurent, Bertrand - Liabeuf, Guillou (Reuperné, 73e), Létang, Denquin - François (Pallier, 67e), Heitzmann (Akpakoun, 67e).

 

Arbitre central : Daniel Feuillade (Ligue d'Aquitaine)

 

PAU : Sykora - Gouazé, Kangulungu, Delmas, Loustalot - Bedani, Guirado (Vuksanovic, 60e), Guerri, Lago (Mendes, 67e) - Labat (Loustau, 78e), Roncen.