|
ARRIVÉE : SAISON 2003-2004 (National) MILIEU DÉFENSIF
 |
Son
actualité | |
 |
24
- 11 - 2004 |
|
18 - 11 - 2004 | |
Claude
Dambury (Martigues)
05-07-03
- C'est un solide n°6 de 32 ans (1m84, 76 kg)
qui a évolué à Gueugnon, Osaka (Japon), Créteil et
Martigues. "C'est du solide, remarque Jean-Pierre Caillot. Un aboyeur reconnu,
avec beaucoup d'expérience. Il complètera l'épine dorsale
de l équipe."
Ce qu'on en pense à Martigues
"C'était l'un des meilleurs Sang et Or cette saison, son objectif
était de faire remonter le club, il a été très régulier,
c'est un gars très sympa dans comme en dehors du terrain, bref un joueur
comme on aimerai en voir plus ! De plus il est assez polyvalent."
►
Le
site de Martigues
Le boss du milieu
04-10-03 - Son entraîneur, Ladislas
Lozano, dit de lui : « Quand il n'est pas là, ça se sent.
Il apporte énormément dans l'entrejeu mais aussi au niveau humain.
Il est exemplaire pour les jeunes. Je suis heureux et fier de le diriger ».
On l'a compris, Claude Dambury est un élément clé du système
rémois. Le natif de Cayenne est arrivé
« sur le tard » (22 ans) dans le milieu pro mais il a rapidement prouvé
qu'il y avait sa place. Après Gueugnon (dont une saison en D1) puis Osaka,
et une saison à Créteil et Martigues, il apporte son important volume
de jeu, son expérience mais aussi sa bonne humeur au Stade.
clic
sur la photo pour l'agrandir
Claude,
vous avez un parcours quelque peu atypique. « Je ne
suis arrivé en Métropole, à Gueugnon, qu'après 20
ans. Je n'avais plus rien à prouver en Guyane. Je ne pouvais plus progresser
avec mon club (Sport Guyanais). Un copain (Joseph Sylvio) m'a présenté
à Roland Gransart (l'entraîneur des Forgerons). Il y avait forcément
un peu de méfiance à mon égard vu mon âge. J'ai été
mis à l'essai pendant deux mois. J'ai finalement signé comme stagiaire
pro ». L'adaptation
n'a pas dû être facile. « J'ai souffert
physiquement. J'ai même dû être opéré d'une pubalgie.
Malgré cela, les dirigeants ont senti que j'avais une marge de progression
et m'ont conservé. J'ai signé pro ».
Après cinq saisons en Saône-et-Loire,
vous avez pris la direction du. Japon. « J'ai eu plusieurs
contacts en France. Je devais notamment m'engager avec Nîmes mais je n'ai
pas obtenu le bon de sortie du club qui négociait avec Osaka. Je suis donc
parti au Gamba (D1 japonaise), entraîné par Frédéric
Antonetti qui m'avait repéré quand il était à Bastia.
J'ai passé trois saisons là-bas, je jouais libéro, j'ai inscrit
quatre buts ».
Que retenez-vous de cette expérience orientale
? « Les joueurs sont vifs, très forts techniquement.
Certains entraîneurs occidentaux comme Wenger et Troussier ont fait du bon
travail. Il fallait changer les mentalités car les joueurs avaient tendance
à se relâcher défensivement. Ce fut une très belle
aventure. Un bon souvenir, non seulement pour moi, mais aussi pour ma famille
(sa femme, son fils et ses trois filles) ».
Vous revenez ensuite en France.
« On s'est dit que ce serait mieux pour la scolarité des enfants.
J'ai été cinq mois au chômage, j'ai fait des essais un peu
partout. J'ai eu ma chance à Créteil grâce à Laurent
Croci. Ladislas Lozano est arrivé en fin de saison pour maintenir le club.
Mais le président (Armand Lopes) ne me calculait pas... ».
Vous
avez cherché un autre club. « Pas du tout. J'étais
en vacances à La Réunion quand Martigues (National) m'a appelé.
J'y ai passé une saison mais le club a connu des problèmes financiers.
A nouveau, je n'ai pas véritablement cherché d'autre club. Je pensais
repartir au Japon. Mais un agent m'a parlé du Stade. Cela m'intéressait
car je connais et j'apprécie la rigueur de Ladislas Lozano. Et le challenge
sportif était intéressant dans un club qui suscite un bel engouement
». Doit-on
vous considérer comme un cadre ? « Non. Si j'estime
que quelque chose ne va pas, je peux le dire comme n'importe qui dans l'équipe.
Eventuellement, avec mon expérience, je peux donner de petits conseils
aux plus jeunes ».
On vous sent très décontracté.
« D'une manière générale, j'aborde les événements
avec décontraction, la pression me bloque. Ce qui ne veut pas dire que
je suis déconcentré ».
Recueilli par Christophe HÉBERT
|