![]() | AMNEVILLE (CFA2) - STADE DE REIMS : 1-1 ( tab : 3 - 4) | ![]() |
En dépit des trois divisions d’écart, la formation mosellane,
menée au score en première mi-temps à la suite d’un
but de l'excellent Julien Viale, est parvenue à égaliser en toute
fin de rencontre (csc d'Arnaud) puis à pousser le Stade de Reims aux tirs
au but. Dans cette épreuve, elle a même eu la balle de match au bout
du pied, mais un arrêt déterminant de Grégory Legrand l’a
empêchée de plier la rencontre. En final, Jérémy Blayac
qualifie le Stade.
La Coupe étant réputée pour ses surprises (Lorient, Dijon, Laval et Niort sortis par plus petits qu’eux lors de ce 7e tour), on ne peut que se féliciter de ce résultat, sans sombrer dans le « béni oui-oui » de certains supporters, ni dans la critique trop facile. Au regard de la faible qualité de jeu fournie sur la pelouse d’Amnéville, on se contentera simplement de remarquer que Reims ne voyage toujours pas très bien et que Diané, à force d'être transparent, va finir par devenir invisible. Et pourtant, même si Samuel Boutal n’était pas du voyage (décision de l’entraîneur), on ne peut vraiment pas reprocher au Stade d'avoir pris cette rencontre à la légère.
Ce n'est plus Dany le Rouge. C'est carrément Dany le gros rouge.
Ladislas
Lozano : « Quand le train passe, il faut savoir le prendre » (1)
- «Un match de Coupe de France se joue souvent à des détails.
Quand le train passe, il faut savoir le prendre. Nous n'y sommes pas parvenus.
On est resté en dedans. Notre but nous a plus bloqués qu'autre chose.
On n'a pas montré un visage conquérant face à une équipe
d'Amnéville bien organisée. Mais sur l'ensemble du match, je ne
pense vexer personne en disant que notre qualification est méritée.»
Laurent Fanzel (président Amnéville) : « Je suis fier » - "C'est une énorme déception. Les gars ne méritaient vraiment pas de perdre. Ils ont fait preuve d'un état d'esprit exceptionnel. Le pire, c'est cette balle de match qu'on a aux tirs aux buts. On s'est dit que le destin nous tendait les bras et puis, est arrivé ce qui est arrivé. Lopes a tant donné au club, tant donné pendant la partie, ça aurait été merveilleux qu'il marque. Mais que voulez-vous, c'est le football. Ceux qui ont tiré n'ont rien à se reprocher. Je suis fier de mes joueurs, fier de mon coach."
Les
vrais supporters sont las
A
droite sur cette photo, on peut reconnaître le père d'un jeune supporter
bien connu des forumistes
Une expression que les supporters ont traduite par
"Quand le vin est tiré, il faut le boire".
Les
illusions perdues
La méthode a pesé de tout son poids sur les amateurs mosellans.
Trop recroquevillés dans leur camp, les Amnévillois n'ont pas eu
de véritables opportunités de faire vivre le ballon. Et sans dominer,
ce sont les Rémois qui ouvraient le score: profitant d'une sortie hasardeuse
d'Abello, à la limite de sa surface, Viale poussait le ballon au fond des
filets (14e). Un coup de froid sur les espoirs locaux. Menés à la
marque, la bande à Serredszum a pourtant eu le mérite de ne pas
baisser pavillon. Une force de caractère qui allait se révéler
payante.
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En passant par la Lorraine
Lozano : "On s'apparente plus à des gueules noires qu'à des artistes"
Billets sans affluence - Ce n'est pas l'affluence des grands jours à la maison de la presse Sanso, à Amnéville. "Ici, les gens sont des spectateurs et non pas supporters", explique Auguste Sanso. Pas plus d'une centaine de tickets avaient été écoulés jeudi, premier jour de la location.
Un club en mutation
Son absence sur blessure explique en partie le parcours chaotique du club en ce début de championnat (il figure en deuxième partie de classement), mais le buteur amnévillois devrait être de retour pour le 7e tour de la Coupe de France.
Cyril Serredszum : ex-Metz et Montpellier
Le travail de Cyril Serredszum ne fait que commencer. "Mon premier rôle, au niveau du CFA2 est d'améliorer au mieux les résultats et de mettre les jeunes en avant sans brûler les étapes", explique-t-il. Même son de cloche du côté de Laurent Fanzel, le nouveau président du CSOA (après le décès d'Antoine Zagari) : "Nous n'avons pas fait de gros recrutement cette saison et surtout, nous avons décidé de ne pas toucher aux 18 ans Nationaux que nous voulons absolument maintenir à ce niveau. Pourtant, ils auraient leur place en DHR ou en CFA2". "En championnat, dit-on au CSOA, notre objectif est de prendre les points pour le maintien puis de voir… à l'exemple de Guy Roux. Mais la Coupe, c'est autre chose. Sur notre pelouse, nous ne partirons pas battu d'avance contre les Rémois. Nous sommes avant tout un grand club par nos bénévoles, et nous pourrons compter sur notre public".
Leur qualification au tour précédent
"On a mieux abordé le match. Montigny était un avertissement et on n'avait pas le droit de reproduire le même comportement. On a effectué une très bonne première mi-temps où on aurait dû concrétiser nos occasions, puis on a su ouvrir le score sur coup de pied arrêté", résumait le coach amnévillois après la rencontre. Car le grand mérite des Mosellans fut de ne jamais prendre à la légère son adversaire, malgré les trois divisions d'écart. Même dans le premier quart d'heure, sans pression, Laxou jouait son va-tout et bousculait les Mosellans. Témoin cette mésentente entre Lang et Grunhertz qui faillit bien profiter à Egler (17e). Après avoir laissé passer l'orage laxovien, Amnéville parvenait à poser le jeu intelligemment en écartant sur les côtés. Et comme un symbole, c'est au moment où une grosse averse s'abattait sur le terrain que les locaux commençaient à payer leurs efforts. Les attaquants mosellans déferlaient avec insistance sur le but de Pierot, mais par manque de réalisme ou par malchance, Amnéville gardait son compteur but bloqué à zéro. Ainsi, par trois fois, Cantonnet butait sur l'excellent Pierot (22e, 23e et 33e). Puis Fus expédiait un missile sur l'angle du poteau et de la barre (27e) et enfin Winter plaçait deux têtes au-dessus du cadre (37e et 42e). En difficultés sur le plan physique, Laxou pliait mais ne rompait pas, jusqu'à ce que Winter ne l'assomme d'une nouvelle tête, piquée et victorieuse cette fois-ci dès le retour des vestiaires (47e). Le coup de massue était terrible pour les locaux qui ne se relèveront pas. Amnéville continuait quant à lui à faire tourner le ballon avec une grande sérénité et l'expérimenté Didier Lang en plaque tournante. Fred Grunhertz passait finalement une après-midi tranquille dans ses cages. Après un tir enveloppé de Cantonnet sur la barre (62e), c'est le prometteur Prieur, habitué des moins de 18 ans, qui pour sa première apparition avec l'équipe première, prolongeait de la tête un centre de Spir dans le but (77e).Il fut même tout près de signer un premier doublé à ce niveau après avoir suivi un bolide de Winter sur la barre, mais sa tête passait au-dessus (85e). La composition alignée : Grunhertz, Ghin, Gilgemann, Fus (puis Perrin, 82e), Lang, Lopes, Natanevic, Cantonnet (puis Prieur, 63e), Winter, Spir (puis La Mendola, 80e), Miedico.
CFA
2 : Amnéville en impose
Trois buts à Belfort, trois face à Audun-le-Tiche. L'efficacité manifestée par Amnéville, qui n'avait jusqu'alors jamais inscrit plus d'un but par match, témoigne d'un regain de forme qui lui permet de se réinstaller dans le haut du classement de CFA 2. Au passage, les Amnévillois ont prouvé qu'ils n'avaient pas seulement la tête à la venue de Reims, samedi, en Coupe de France, aidés en cela par l'engouement suscité par le derby mosellan. De leur plus court déplacement de la saison, en revanche, les Audunois ramènent le doute qui avait semblé s'éloigner, une semaine plus tôt, à la faveur de leur succès sur La Chapelle. "Nous ne donnons pas de garantie défensive et nous sommes trop inconstants, déplore Patrick Cortial. Il est dommage, surtout dans un derby, de ne pas répondre présent d'emblée. Car, avant de constater les carences défensives de son équipe, "surtout criantes dans notre couloir gauche> selon lui, l'entraîneur audunois avait déjà pu regretter l'occasion manquée par Marin, devancé par la sortie de Grunhertz alors qu'un contre lancé par Ezzouaoui aurait pu permettre à Audun d'ouvrir le score (5e). Car, dans la foulée, Spir allait donner le tournis à la défense adverse, à deux reprises, inscrivant un premier but d'une frappe splendide (7e), puis offrant le second, sur un plateau, à Cantonnet (19e). A 2-0, Amnéville a eu tendance à se recroqueviller, laissant l'initiative aux Audunois et subissant de plein fouet la sortie de Chaillou, victime d'un claquage. "Nos adversaires nous ont alors privés de ballons, a constaté Cyril Serredszum, mais nous avons su faire face.> Surtout, Audun s'est montré "conquérant, mais brouillon", comme le souligne Patrick Cortial, tout en tombant sur un Grunhertz confirmant qu'il était, depuis son arrivée aux affaires, l'un des principaux artisans du renouveau amnévillois. Il s'est notamment interposé avec brio sur une tête de Lincker (38e), un coup franc de Marin (42e) et une frappe de Pesce (45e). Mais le gardien de but, qui est aussi un redoutable relanceur, a dû céder sa place à la mi-temps, victime d'une contracture. Lamouche,
qui a repris du service pour l'occasion, n'a pas été abandonné
par sa défense au cours d'une deuxième mi-temps où Amnéville
a de nouveau imposé sa loi. Servi par Winter, Cantonet en a profité
pour signer un doublé (72e), et pour assurer son équipe d'un succès
que ne remettait pas en cause le penalty accordé à Ezzouaoui en
toute fin de match: en voulant se faire justice, l'attaquant audunois trouvait
le poteau au bout de son tir. Une anecdote, qui laisse Audun-le-Tiche à
ses angoisses, et Amnéville à son prochain rêve: celui que
lui autorise la Coupe de France. Sylvain VILLAUME | ||||||||||||||||||||||||||||||
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| Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL |