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Vendredi 15 mars
2002
« Etre
plus guerriers »
355 minutes qu'un attaquant rémois (1) n'a pas marqué. Inquiétant au moment
d'aborder la dernière ligne droite, celle qui mène à l'étage supérieur.
Meilleur buteur des Rouge et Blanc (8 buts), David François ne dramatise pas
la situation. Pour lui, ce déplacement dans le Finistère faisant suite à l'échec
contre le Racing, peut déclencher le « killer instinct » chez les buteurs rémois.
Précision
:
Dans
l'introduction de son papier, Gérard Kancel affirme que les attaquants
rémois sont muets depuis 355 minutes. En réalité, le dernier but inscrit
par David François remonte au 23 février (80e contre Alès). Il faut donc
ramener ce constat à 190 minutes, soit deux matches.
David, la défaite concédée à domicile
face au Racing fait un peut désordre, non ?
« C'était un match particulier, plutôt crispant. Nous
n'avons pas fait grand-chose pour nous faciliter la tâche en étant inférieurs
notamment au niveau de l'agressivité. Nous avons reculé alors qu'une semaine
plus tôt l'équipe a développé un jeu alléchant à Valence. Face au Racing,
les cartes étaient brouillées ».
Le Stade peut-il gagner un match sur une pelouse de
Delaune dans un état aussi lamentable ?
« Ce n'est pas un hasard si nous avons bien joué à Valence,
sur une pelouse parfaite. Je suis convaincu que sur une aire de jeu en
meilleur état, il nous aurait été plus facile d'attaquer, de développer un
jeu plus fluide. En défendant, le Racing avait la partie facile ».
Le coach vous a-t-il secoué après cette contre-perf
?
« Non. Nous avons pris une claque et nous sommes assez grands
pour savoir ce qu'il nous reste à faire. Dès la fin du match de samedi, nous
pensions déjà à celui de Brest, un déplacement qui doit nous enlever une
part de doute ».
Brest ne réussit pas à Reims. Ce n'est pas gagné
d'avance...
« Nous n'avons pas peur de Brest et c'est avec un esprit
conquérant que nous entamerons cette rencontre. La saison passée, sans
l'expulsion de Malek, nous aurions pu gagner là-bas. Il nous faut un bon résultat
pour chasser la gamberge autour de nous. De toute façon, il faut se dire
qu'il nous reste onze matches à gagner ».
Pour cela, il faut marquer...
« Je sais que les attaquants sont montrés du doigt en ce
moment. On nous en veut un peu. Il ne faut pas oublier que Reims possède la
troisième attaque du championnat. Lorsqu'on a encaissé quatre buts à
Toulouse, personne n'a blâmé les défenseurs. Nous allons reprendre le
dessus. Le plus inquiétant serait de ne pas se créer des occasions. Or, ce
n'est pas le cas. Il nous faut simplement être plus guerriers, plus tueurs... ».
Recueilli par G.K.
(1) Jérémy Denquin avait marqué
dès la 5e minute contre Calais, le 25 janvier
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