Montpellier
pétille sans mousser

Il
est des soirs comme
ça où il ne faut rien espérer. Pas même un coup du
sort favorable. Rien... "nada" ! Hier, Montpellier était dans
ce rôle. « Celui du c... de service » aurait pu dire Courbis
s'il avait été plus disert. Celui d'une équipe qui allait
concéder un nouveau nul sur sa pelouse. Le cinquième de la saison.
Mais certainement pas le plus mérité.
Oui, Montpellier aurait
dû prendre trois points face à Reims. Et si, à la vue du classement
actuel, cet échec n'est finalement pas si catastrophique que cela, la manière
était par moment au rendez-vous. Dommage qu'elle ne fut pas récompensée
d'un succès...
Prétendre que la première période
fut ennuyeuse serait médire. Et pas seulement en raison de l'épisode
de la 29 e minute, où M. Auroux accorda un pénalty à Montpellier,
consécutif à une faute de Devaux sur Montano. Un tir au but réussi
dans un premier temps par Lacombe, mais annulé immédiatement parce
qu'un attaquant héraultais avait pénétré dans la surface.
Lors
de sa deuxième tentative, l'ancien Ajaccien choisissait de conserver le
même côté, mais trouvait cette fois un Agassa inspiré.
Agaçant ! Dommage car ce but aurait récompensé un jeu plutôt
fluide des Montpelliérains, fait d'alternance, face à une équipe
champenoise, certes rude, mais ne fermant pas le jeu. Témoin ce coup-franc
de Féret mal contrôlé par Jourdren, que Fauré mettait
fort maladroitement au dessus (12e).
Ce sont toutefois les hommes de Courbis
qui auraient mérité d'ouvrir le score. Au plus fort de leur domination
et après le double penalty de Lacombe, une tête de N'Gambi était
repoussée a priori derrière sa ligne par Giraudon (36e). Mais M.
Auroux et son assistant sauvaient les Rémois... La poisse ! Alors, remettre
cent fois le métier sur l'ouvrage pour trouver l'ouverture. Et autant la
première période avait par instants mis en lumière les techniciens
champenois, autant la seconde allait être à sens unique.
Incroyable
! Le festival des occasions manquées débutait par un nouveau tir
repoussé en catastrophe, cette fois devant sa ligne, par Ielsch, après
une frappe de Camara, servi par Delaye (57e).
Mais encore ! Un slalom de
Lacombe, contré de peu et suivi d'un tir de Delaye stoppé par Agassa
(60e). Ou une talonnade de Delaye pour le même Lacombe, redevenu hier soir
le feu follet du début de saison. Mais là encore, Agassa veillait
au grain (72e). Reims reculait, La Mosson soupirait et Montpellier poussait, côté
droit notamment où Benhmida faisait merveille. Et si pour faire bonne mesure,
Lacombe frappait le poteau d'Agassa (82e), la soirée s'achevait dans la
frustration. Parfois, il vaudrait mieux rester couché...
JM-I