Mercredi 28 juillet 2004

 

 

Jérémy Blayac

PRÉPA : Roye (Nat) - Reims

0-1 (Blayac 60e)

 

Blayac se décarcasse

 

 

Jean-Pierre Caillot

"Il n'y a pas de très grands enseignements à tirer de cette rencontre à Roye, un club familial qui véhicule des valeurs que j'apprécie. Je pense cependant que Blayac a encore prouvé ce soir qu'il nous sera utile en L2. Ce sera, à mon sens, un excellent joker. Le jeune Bocart aussi me séduit depuis le début des matches de préparation. Ce soir, il était un peu esseulé mais il a sans conteste un grand potentiel de progression qu'il développe peu à peu à force de travail. On en reparlera".

 

 

La compo de départ :

Pour ce match de préparation à Roye, Ladislas Lozano a fait la part belle aux remplaçants et opté pour un 4 - 3 - 2 - 1. Surprise lozanesque : Stéphane Marseille évolue en défense centrale.

 

BALIJON

COMMINGES - ONGOLY - MARSEILLE - LEROY

BOCART - HOUCHE - DIDOT - DOSSEVI - PETITJEAN

BLAYAC

Banc : "Greg" Legrand - Haddadou - Niang - Farssane.

 

Première période : promenade champêtre

Pas d'action dangereuse à Roye durant les vingt premières minutes, à l'exception notable d'une demi-volée de Comminges. Puis, le jeu s'est soudain débridé grâce à un centre en or massif de Blayac pour Dossevi, seul au point de penalty. Mais l'attaquant rémois a... dévissé sa frappe alors qu'il n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets. Le genre de geste malheureux qu'il faudra éviter de rééditer durant le championnat.

Réponse du berger à la bergère quelques secondes plus tard. Débordement côté droit d'un attaquant de Roye, remise dans l'axe, reprise de volée. Le ballon a frôlé le poteau.

Les Rémois sont maîtres du ballon et le jeu est agréable à suivre. Les 400 à 450 spectateurs massés autour de la main courante de ce stade champêtre de National ne s'ennuient pas. Il fait beau, les bières sont fraîches, les Picardes avenantes... Que demander de plus finalement ? Ah oui ! de belles actions de jeu et des buts...

Et précisément, il s'est passé de belles choses en toute fin de première période. Tout d'abord, un tir à bout portant de Roye, repoussé de main de maître et d'une main ferme par Arnaud Balijon. Il était temps que notre portier préféré (forcément, avec le temps on s'est habitué) ait une action chaude à se mettre sous la main pour briller avant la reprise car, jusqu'à présent, Greg tenait la corde grâce à ses exploits messins.

Cette balijonade est intervenue avant une 42e minute de folie qui aurait mérité d'être consacrée par un but. Jugez-en vous-mêmes. Percée de Dossevi dans la surface de Roye. L'attaquant rémois est accroché, se relève et repart balle au pied. Il est de nouveau accroché dans les 16 mètres et la balle roule en corner. Pas de penalty juge l'arbitre.

Sur le corner, la balle est expédiée dans le paquet et atterrit sur le crâne de Houche qui remise pour Ongoly, seul devant la cage béante. Mais le grand défenseur rémois est trop surpris pour esquisser ne serait-ce que l'ombre d'un tir. Mi-temps !

 

Seconde période : Blayac se décarcasse

La chaleur aidant, les 22 acteurs - et même un peu plus - de ce match ont sans doute eu un peu de mal à digérer la collation de la mi-temps, car le jeu est reparti sur un rythme de sénateur, agrémenté par la valse des remplacements côté rémois. Dossevi et Balijon par Farssane et Legrand dès la reprise. Bocart par Haddadou à la 50e. Petitjean par Niang à la 55e, au moment même où Comminges smatchait la balle de la main dans la surface... Une action qui a provoqué quelques grondements dans les travées mais a totalement échappé à l'arbitre. Et, chacun sait que les décisions arbitrales doivent toujours être respectées.

L'éclaircie est venue à la 60e sur un corner à la rémoise, c'est-à-dire un peu cafouillé, pour ne pas dire bafouillé. Pas très bien tiré, mais efficace. La preuve : après une première tentative infructueuse, le ballon est remis dans le paquet. Succession de têtes devant le but, l'avant-dernière étant pour Farssane qui dévie pour la grande carcasse de Blayac, au point de penalty. L'attaquant rémois expédie "crânement" le cuir dans la lucarne.

Plus grand chose d'autre à se mettre sous le clavier ensuite, à l'exception d'un ballon chaud venu - pour la énième fois - du côté "occupé" par Leroy... et dégagé sur le ligne par Marseille. Pas de grands enseignements non plus à tirer cette rencontre, sinon que Roye dispose d'une équipe bien séduisante, à laquelle les deux flèches de l'attaque faisaient pourant défaut ce soir.

 

 

 

Une bonne revue d'effectif

 

Le Stade privé de plusieurs éléments clé Ð ou qui devraient bientôt s'affirmer en tant que tel Ð livrait hier soir à Roye son sixième (et avant-dernier) match de préparation. Manquaient ainsi « à la pelle » Arnaud, Barbier, Stéphanopoli, Boutal, Walter, Hebbar, Ribas et Diané, ménagés par Ladislas Lozano Ð même s'ils eurent droit à une séquence de 50 minutes hier matin à Murigny Ð et Delmotte, le seul blessé (avec Dambury s'entend).
Une bonne occasion pour d'autres de prendre un précieux temps de jeu et marquer des points auprès d'un staff toujours en phase d'observation. « Pour ceux qui veulent gagner une place de titulaire, c'est un match vital », précisait d'ailleurs le coach rémois qui espère avoir mieux que des situations de remplacement, plutôt « des problèmes de choix ».
L'opposition proposée au stade Coël promettait d'être intéressante face à une équipe sur une dynamique étonnante. L'USR est passée en neuf ans du District au National ! Une telle rapidité que les infrastructures ont du mal à suivre dans cette bourgade de 6.000 âmes.
« Nous avons le plus petit budget de National, nous sommes la plus petite ville et certainement le groupe le moins impressionnant », explique Olivier Meurillon, l'entraîneur. Mais cela n'a jamais empêché le club de la Somme de surprendre.
Il donnait d'ailleurs du fil à retordre au Stade, gêné dans la construction. C'est néanmoins après une belle sortie de balle que Blayac servait Dossevi qui, en bonne position, manquait sa reprise (22e).
La réplique royenne était immédiate par Hernout auteur d'un bel enchaînement (frappe au-dessus, 24e).
Zerdab donnait régulièrement le tournis au flanc droit de la défense rouge et blanche. Une situation chaude survenait sur l'un de ses ballons mais Balijon veillait devant Marque (28e).


Sauvetage de Marseille
Leroy s'offrait l'ultime opportunité d'un premier acte, pauvre en la matière, en sollicitant Noulé (45e+1).
Les débats restaient équilibrés après la pause. Si c'est Steimetz qui se retrouvait le premier en position d'ouvrir le score (tir hors cadre à bout portant, 57e), cet honneur revenait à Blayac. L'ex-Toulousain concluait de la tête après un corner précédemment remisé par Niang puis Farssane, auteur d'une rentrée intéressante (0-1, 65e).
Pour autant Reims n'était pas encore souverain face à Roye. Les Blancs étaient près d'égaliser par Steimetz mais Marseille, qui évolua en défense centrale, écartait devant sa ligne (73e). Et Legrand devait intervenir dans les pieds de Zerdab (89e).
Cette équipe « bis » du Stade aura en tout cas eu le mérite non négligeable de faire renouer ses couleurs avec la victoire après les défaites face à Calais et Metz.

Christophe HEBERT

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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