Ca
sent le chaud !

Souvenez-vous.
Il y a tout juste un mois en Coupe de la Ligue, personne ne croyait aux Rémois
qui venaient d'aligner une série calamiteuse en championnat. Et pourtant,
ils avaient réalisé l'exploit à Marcel-Picot. Alors, pourquoi
pas ce vendredi soir ? La grande différence c'est que, cette fois, Nancy
alignera son équipe type... Le mois dernier Pablo Correa avait commis l'imprudence
de laisser ses titulaires au repos. On ne l'y reprendra plus.
On
sait les Stadistes et leur coach revanchards... mais contre leurs supporters.
Ce n'est pas la meilleure manière d'aborder un match mais, après
tout, si c'est la solution pour qu'ils retrouvent un sursaut d'orgueil, pourquoi
pas ?
Coach Ladis, lui, reste sur une ligne de conduite
qui a pourtant fait long feu, en se présentant en victime expiatoire devant
la presse lorraine. Même si, hors terrain, l'imagination romanesque du Calaisien
n'a pas de limites, il vaudrait mieux éviter d'en rajouter... Les journalistes
de L'Est Républicain eux-mêmes ne sont pas dupes.
Et
si Ladislas Lozano essayait tout bonnement de nous amener à la conclusion
selon laquelle ses mauvais résultats sont la conséquence de mauvaises
conditions de travail, d'une mauvaise ambiance, d'un mauvais public. Enfin, qu'ils
sont la faute des autres... Simple hypothèse, qui mérite cependant
d'être étudiée. Décidément,
ça sent le chaud !
Néo
martyr
"Je
me sens en danger" clame Ladislas Lozano dans l'Est Républicain. Et
une petite couche de plus pour se faire plaindre et excuser par avance de mauvais
résultats toujours possibles
Ladislas, que vous inspire la quinzième place de votre équipe ?
Nous devons faire preuve d'une grande modestie.
Notre position de leader à la quatrième journée de championnat
a grisé les gens. On ne vise pas la montée. Notre objectif, c'est
le maintien.
Dans quel état d'esprit abordez-vous le déplacement à Nancy
?
Nous ne vivons pas dans le même monde que l'ASNL.
Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder nos conditions d'entraînement,
proches de l'amateurisme, ainsi que notre stade de misère. Auguste-Delaune
n'a rien à voir avec Marcel-Picot... Mais ce vendredi, nous ne partirons
pas battus d'avance. La retransmission du match en direct sur Eurosport me réjouit.
Devant leur télé, tous les Rémois vont pouvoir constater
notre amour du club. Mes joueurs et moi, nous voulons redresser la tête
après avoir pris 3-0 à Angers puis 4-1 à la maison contre
Lorient.
Cette dernière défaite paraît
très inquiétante...
Ne vous fiez pas à l'ampleur
du score. Lors de ce match, mon équipe a montré de bonnes choses.
Malheureusement, nous sommes tombés sur un phénoménal Koné
qui nous a mis trois buts. La performance de l'attaquant lorientais m'a rappelé
une partie exceptionnelle réussie par un certain Djibril Cissé,
il y a six ou sept ans, à l'époque où j'entraînais
Calais. Ce jour-là, la réserve d'Auxerre nous avait vaincus 3-0
grâce à un triplé de Cissé... Vendredi dernier, Koné
m'a vraiment épaté. Face à lui, on ne pouvait rien faire.

Pourquoi, alors, avez-vous évoqué votre départ après
ce revers ?
Parce que des énergumènes m'ont insulté
moi et ma famille. Du coup, à la fin du match, j'ai dit que je me réservais
le droit d'arrêter. A 52 ans, mon avenir n'est pas lié à un
contrat. J'ai toujours été maître de mon destin. Souvenez-vous
: j'ai quitté Calais sur une montée de CFA en National et le WAC
Casablanca sur une place de leader dans le championnat marocain.
Ndlr (rappel des faits) : «
J'avais cassé mon contrat avec Calais pour être disponible, car je
pensais que des présidents allaient me solliciter. Mais hormis Lorient
qui ne m'a finalement pas retenu, personne ne m'a contacté et j'ai dû
partir au Maroc» (Ladislas Lozano - 2001). Quelques mois
plus tard, il est exclu du WAC et suspendu un an par la Fédération
marocaine pour avoir " tenu des propos injurieux portant atteinte à
l'honneur du football national".
Lire
Les entraîneurs sont souvent chahutés par le public lorsqu'ils perdent
à domicile. Votre réaction n'est-elle pas exagérée
?
De nombreuses personnes m'ont dit de ne pas faire attention
à cette minorité d'imbéciles qui vient au stade avec un haut-parleur
pour m'injurier. Mais le problème est plus grave. Je me sens en danger.
Il y a trois semaines, j'ai reçu des lettres de menaces.
De mort ?
Je ne tiens pas à m'épancher sur le
sujet. Mais maintenant, vous devez comprendre mon ras-le-bol. Tout ça est
inacceptable. Je veux bien assumer la jalousie des gens à mon égard.
Mais il existe des limites à ne pas dépasser. Mes joueurs et mes
dirigeants le savent. Je les ai informés de la situation.
Recueilli par R.J.
Fable
à méditer : "L'enfant qui criait au loup"
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Dernières
oppositions |
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Après l'exploit en Coupe
de la Ligue... |
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8
octobre 2004 |
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octobre 2002 |
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28
mars 2003 |
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L'équipe première du Stade
de Reims a participé à 74 championnats et rencontré 152
adversaires différents. Nancy est l'adversaire qu'elle a le plus souvent
rencontré puisque les deux formations ont participé en commun à
37 championnats.
Lozano
a calé

"On
peut incriminer Pierre, Paul ou Jacques, le principal responsable c'est moi. Nous
traversons une période difficile. En ce qui me concerne, je continue à
travailler avec mon groupe en qui j'ai totalement confiance. Quant à ceux
qui demandent ma démission, qu'ils sachent que je ne serai jamais un boulet
pour le Stade de Reims. S'ils pensent que mon départ peut aider le club
à se sauver, je partirai" (extrait de l'Union du 30-10-04).
Depuis vendredi soir, Ladislas Lozano fait l'unanimité contre lui. "Lozano
à Calais" scandaient d'un même élan Ultrem et KRB en
fin de rencontre.
Au lendemain du match, Ladis nous la joue sur le ton de la repentance, sûr
de son fait car son départ coûterait une fortune au club. Eh oui
! Souvenez-vous
En juin 2003, son contrat avait quasiment été
conclu dans un hall d'aérogare, alors que le Stade était au pied
du mur pour avoir focalisé son attention sur un seul entraîneur,
Jean-Marc Furlan, qui venait de décliner l'offre. Ladis avait alors pu
négocier en position de force.
Lire
Du coup, aujourd'hui la repentance lozanienne s'apparente un peu à deux
Pater, trois Avé et un stock de liasses. Autrement dit, elle ne l'engage
à rien et se résume à un "effet de manche" de circonstance.
Inutile donc de réclamer son départ puisqu'il ne peut pas partir.
Enfin, façon de parler...

Le
précédent marocain : un petit air de parenté
Points
de vue
Info
ou intox ? - "Il y a quand même encore une bonne dose de
manip' dans L'Union. Hier on lisait en 2ème page que la police étaient
intervenue car des supporters attendaient à la sortie pour agresser les
supporters lorientais. Aujourd'hui on laisse entendre que pour sa sécurité,
LL a dû fuir le stade.
Je précise qu'il m'arrive de critiquer
les Ultrem (lorsqu'ils vont trop loin : insultes, amendes..) mais là on
nous manipule. J'étais à la sortie et voici ce que j'ai vu : les
Ultrem criaient des slogans débonnaires comme "Lozano démission"
ou "On nous prend pour des cons"... Honnêtement on était
très loin de l'agression physique ! Et le car de Lorient est parti sous
les applaudissements des Ultrem. C'était évidemment de la chambrette
pour les joueurs du Stade mais pas de quoi en faire un plat.
Non, je crois
que JPC est à court d'arguments. Je suis contre toute insulte, menace ou
agression, et je reconnais que LL ou JPC doivent être très tristes
de la situation, mais rappelons que nous, contrairement aux joueurs et entraîneurs,
nous sommes Rouge & Blanc pour toujours et si l'on descend en National ou
plus bas, nous n'allons pas dire à notre agent de nous trouver un autre
club. C'est nous qui serons dans la galère, car ce club représente
une des grandes passions de notre vie. Alors un peu de respect aussi pour notre
inquiétude légitime !" (extrait Forum
du Stade)
Ayez confiance ! - "Je suis franchement
déçu de ces soi-disant supporters : des petits voyous qui ne connaissent
pas grand chose au foot. Je suis pas loin d'eux tribune sud. Croyez-moi, nous
sommes pas mal de personnes qui pensent qu'il faut faire confiance à Messieurs
Lozano et Caillot. Je serais heureux que ces jeunes voient plus loin que le bout
de leur nez". (extrait e-mail)
"Je
pense que Ladislas Lozano c'est un bon choix, comme avait pu l'être celui
de Denis Goavec. D'ailleurs,
ils se ressemblent un peu." (Manuel Abreu - L'Union du 09-06-2003)