Nancy
ne présentera pas son équipe type contre Reims. C'est une chance
à saisir
Mais que l'on ne compte pas sur les Nancéiens pour
jouer en dilettante. Picot veut faire la fête ce soir. La
preuve : les 7.000 abonnés du club sont tout simplement invités.
Joli cadeau.

Kroupi,
le Terminator, ne sera pas là. Dufresne, Diakhaté, Zerka et Curbelo
non plus. Ils sont blessés. Mais ce ne seront pas les seuls titulaires
nancéiens à suivre le match depuis les tribunes de Marcel-Picot.
Biancalani, Gavanon, Moreau seront en leur compagnie.
Pablo Correa a en effet
décidé de profiter de cette rencontre de Coupe de la Ligue pour
donner du temps de jeu à certains joueurs. Exit les cadres, place aux remplaçants
et aux jeunes du centre de formation. Deux d'entre eux devraient d'ailleurs figurer
sur la feuille de match.
"La richesse de notre effectif nous offre cette
possibilité, affirme l'entraîneur lorrain. Notre objectif est toujours
le même, gagner, et je n'ai aucun doute sur la valeur de l'équipe
qui affrontera Reims."
Dans ce contexte, la seule certitude concernant
le onze de départ est la titularisation d'Olivier Sorin dans les buts nancéiens.
Pour le reste, le groupe comprendra Bracigliano, Sorin, Chrétien, Lecluse,
Tournut, Sapina, Brison, Puygrenier, Berenguer, Duchemin, Doumeng, Celdran, Diagouraga,
Fayolle, Rambo & Hamdani.
Une lueur d'espoir côté rémois
C'est
évidemment une chance à saisir pour les Rémois (avec Boutal
mais sans Dossevi et Ongoly en sélection) dont on ne donnait pas cher de
la peau jusqu'à présent. Espoir tout relatif cependant, car Pablo
Correa n'a rien de suicidaire. Il a pris sa décision en toute connaissance
de cause, après avoir supervisé l'équipe de Lozano lundi
à Dijon.
"Cette opposition a confirmé que cette équipe,
comme celle de Dijon, a désormais dépassé le cap de l'euphorie
du démarrage pour entrer dans le "dur" de son quotidien, affirme-t-il.
Elle subit une baisse de régime, les joueurs ne vivent plus dans la joie
qui était la leur au départ".
Correa est également
persuadé que Ladislas Lozano a dévoilé une carte probable
du dispositif qu'il entend mettre en place à Nancy. En substance, plaisante
t-il, "Tous... derrière !". Mais "chaque match offre un
scénario différent" précise-t-il. "Les Rémois
auront-ils le même comportement chez nous ? Possible, car l'aspect couperet
du match peut inciter à un regain d'allant".
Réponse ce
soir, avant un nouveau rendez-vous en championnat le vendredi 5 novembre à
20h45, devant les caméras d'Eurosport cette fois.

Cloet
se lâche - "Pour le Stade de Reims, ce match ne diffère
pas vraiment de ceux que nous disputons cette saison. Nous arrivons sur la pelouse
d'un prétendant à la L1 tandis que nous ne sommes candidats qu'au
maintien : il est clair que nous ne serons pas favoris, il serait prétentieux
de prétendre autre chose. Certes, l'équipe champenoise n'a plus
la forme qui était la sienne au début du championnat. Peut-être
est-ce dû au fait qu'on nous prend davantage au sérieux, dorénavant.
En outre, il y a aussi une question de réadaptation au milieu de la L2.
Il faut savoir que nous avons déjà réussi l'exploit très
rare de rebondir directement de National en L2, conformément à nos
ambitions. Il a été dit que notre équipe avait joué
frileux à Dijon ? On laisse les appréciations aux observateurs,
nous, on s'adapte aux paramètres. On a une équipe avec un style
de jeu, je ne vois pas pourquoi on en changerait. Le rôle des professionnels
que nous sommes, c'est de gagner les challenges fixés ».
Pour
ceux qui l'ignoreraient encore, l'infiniment discret Jean-Claude Cloet est le
bras droit de Ladislas Lozano.
Ils
ont oublié leur passé
PIANTONI NE NIE PLUS
"J'ai
serré la main du président lors de l'enterrement d'un copain. Mais
je ne connais plus grand monde là-bas"
"Je
ne voudrais pas que ça se sache trop en Champagne " sourit-il, "
mais oui, je soutiendrai l'AS Nancy-Lorraine ". Il ne change pas, Roger Piantoni,
dont la gentillesse le ferait presque s'excuser de choisir ses couleurs, à
l'heure de classer ses favoris en prélude de ce Nancy-Reims de vendredi
qui pourrait le contraindre à des préférences écartelées.
"Nancy
c'est mon club. C'est ici que j'ai démarré chez les professionnels
en arrivant de Piennes. Ici aussi que je vis, que j'ai mes racines ". Ici,
enfin, que le club a choisi de lui renvoyer le rarissime honneur d'une tribune
à son nom, de son vivant, dans la partie du stade Picot tournée
vers Saint-Max. Quand bien même c'est "en Jacquet" que, le soir
de match, le fabuleux joueur des sixties retrouve sa place " sympathiquement
réservée par l'ASNL " sourit-il. Encore une marque d'affection
locale.
Au registre affectif, on l'aura compris, fut-elle longue (de 57 à
64) la parenthèse de Roger Piantoni sous le célèbre maillot
rouge aux bras blancs se situe ailleurs. "C'était différent.
Je suis arrivé de Piennes à Nancy à l'âge de 18 ans.
J'ai été adopté tout de suite grâce à mon jeu.
J'y ai nourri de fortes amitiés dans et en dehors du football. Reims, je
suis content d'avoir participé à l'aventure sportive, pour le palmarès
que le club champenois m'a offert. En revanche, c'est vrai que du côté
des liens, on vivait presque en autarcie, avec les autres joueurs. C'est différent,
j'y suis arrivé plus tard dans mon parcours, et je n'avais plus le même
statut qu'à 18 ans, où il est facile de se créer des liens.
Enfin, la ville rémoise était beaucoup moins populaire qu'aujourd'hui.
Il y avait le champagne, la proximité de Paris. C'était plus guindé".
Aujourd'hui ? "J'ai serré la main du président lors de l'enterrement
d'un copain. Mais je ne connais plus grand monde là-bas". Et puis,
rouge et blanc, ce sont aussi les couleurs de Nancy, non ? Antoine
PETRY

BRISON
LA GLACE
"Reims,
c'est ma ville mais je n'ai jamais été un grand supporter"
Originaire
de Reims où il a vécu toute son enfance, Jonathan Brison n'a jamais
porté le maillot du stade de Reims mais évoluait dans le club rival
de Tinqueux. "Je me rendais de temps en temps au stade Auguste-Delaune mais
je n'ai jamais été un grand supporter de Reims, avoue le milieu
nancéien. C'est tout de même un match particulier car Reims reste
ma ville. A sa décharge, il convient de préciser que Brison est
originaire de Soissons. Cela suffit-il à excuser sa conduite ? 
 |
Flash
back |
| Les
deux dernières rencontres |
|
 |
26
octobre 2002 |
|
28
mars 2003 |
|

L'histoire de Nancy
