Le Stade rafle la mise
600 selon la police, 700 selon les organisateurs... Comme à l'habitude, la vérité est sans doute entre les deux. A une nuance près cependant, car le cortège des supporters a grossi au fil de son avancée vers l'Hôtel de Ville. Et là, surprise ! Le maire de Reims avait finalement décidé d'annuler son cours de squash pour recevoir en grande pompe les membres du Collectif. Oubliés les commentaires goguenards lancés les jours prédédents dans les colonnes du quotidien local... Depuis, il est vrai, la pression était montée d'un ton sous la forme d'une mobilisation des médias régionaux et nationaux, tel Libération qui, le matin même, avait consacré près d'une page au problème Delaune.
Surpris de trouver face à lui une nouvelle forme d'opposition, celle de la rue, après avoir bridé l'encadrement stadiste (désormais tenu à un devoir de réserve) Jean-Louis Schneiter se l'est tout d'abord joué patte de velours sur le ton du "Je vous ai compris", avant de déraper aux premières questions embarrassantes.
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Samedi 17h15 - Jean-Louis Schneiter et Monique Nassau reçoivent les représentants du Collectif des Supporters.
Objectifs : promettre, rassurer et calmer devant la presse. Mais le ton sonne faux.
Extraits / digest :
- Jean-Louis Schneiter J'ai obtenu vendredi l'accord verbal de la Ligue sur 9.000 places et je m'engage à réaliser ces 9.000 places pour la saison prochaine. Vous pouvez me faire confiance.
-
Collectif Gilles Dhers, de Libération, s'est
vu répondre exactement l'inverse par la Ligue.
- JLS Arrêtez de faire confiance à la presse. Il avait sûrement préparé son article en début de semaine puisqu'il est paru ce matin. J'ai lu cela dans Libération, en effet. Mais j'ai eu la Ligue après lui.
- CSR Et comment parviendrez-vous aux 9.000 places d'ici au mois d'août ?
- JLS Là, vous m'en demandez trop. Je ne suis pas technicien.
- CSR Ce matin, Libération remarque également que le respect de la procédure d'appel d'offres interdit pratiquement de mener les travaux dans un laps de temps aussi court...
- JLS Je suis constructif et vous destructeur. Ce n'est pas comme cela que nous avancerons dans la reconstruction du stade. D'ailleurs, je n'ai pas lu Libération. J'ai mieux à faire.
- CSR Pardon, vous disiez l'inverse à l'instant... Cela ne résoudrait d'ailleurs pas la question du manque de places de stationnement, raison pour laquelle la Préfecture a demandé l'annulation du permis de construire de Delaune 2
- JLS La semaine dernière, nous avons envoyé un courrier au préfet pour l'assurer que l'on aurait assez de places de stationnement. A ce propos, j'en ai assez de lire les commentaires du style "Schneiter ne pense qu'à son tramway !". Mon tramway il sera bien utile pour emmener les supporters à Delaune...
J'en ai assez de cette pression et mes techniciens en ont assez de travailler sous la pression. A vous écouter, à lire vos commentaires, on a l'impression qu'on ne fait rien, alors qu'on "boulonne comme des noirs". (sic)
Rude journée pour les édiles locaux. Après l'épisode de l'Hôtel de Ville, Monique Nassau, adjointe aux sports, a dû se rendre à Delaune d'où France 3 avait choisi de diffuser son JT. Sur place, questions embarrassantes couronnées par des réponses approximatives, l'ensemble étant parachevé par une bordée de sifflets à la sortie du stade.
Il y a des jours comme ça... où tout va bien pour le Stade de Reims. La preuve ! Au terme d'un match de grande tenue, marqué par un but à six points d'Alexandre Barbier (tacleur-goelador malencontreusement aidé par un Brestois), les Rémois prennent leurs distances avec leurs dauphins. A dix journées de la fin, ils comptent désormais 5 points d'avance sur Cannes et... 8 sur Brest.
| Tony
Verbicaro (Rouge & Blanc) | Patrick
Charlot (France 3) | ccccccccccccccc |
A l'hôtel de ville
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LES ACQUIS DE LA MANIF
JLS s'engage en faveur de la reconstruction du stade
Marne Hebdo - 18-03-04

La
théorie du complot ![]()
Jean-Louis Schneiter s'intéresse maintenant au football et nous ne pouvons que nous en féliciter. En revanche, il a encore un peu de mal à se familiariser avec le "style VDT". C'est ainsi qu'il a interprété au premier degré la phrase :"Le maire de Reims avait finalement décidé d'annuler son cours de squash pour recevoir en grande pompe les membres du Collectif".
J'avoue que ce n'était pas très malin, mais cette boutade n'avait d'autre objet que de mettre en exergue son attirance pour le sport et ses qualités d'athlète. Qualités jusqu'alors insoupçonnées, il faut bien l'avouer...
Voilà qui prouve cependant que JLS, ainsi qu'il l'affirme, n'a effectivement aucun contact avec Christophe Chenut qui, lui, sait généralement à quoi s'en tenir avec le deuxième degré.
Même le novice JPC a dû se faire une raison. Dans l'esprit des dix générations de supporters à venir, il sait qu'il restera celui qui a inventé la "stratégie du barbecue", comme d'autres avant lui avaient inventé les corners à la rémoise. Je sais... Vous allez me dire que Ladislas Lozano a un peu de mal à assumer cet héritage culturo-technique. Je vous rétorquerai donc que ce n'est pas moi qui l'ai dit... M.H.

La démonstration de force des supporters
n'a pas impressionné Jean-Louis Schneiter
MARNE HEBDO - 18-03-04
La photo qui tue :
Adeline Hazan (PS) à la manifestation.
Du pain béni pour JLS qui peut ainsi crier à la récupération.
Pas question d'être récupéré par l'un ou l'autre, clame le CSR qui affirme être en contact étroit
avec des élus de la majorité et promet de faire bientôt le point sur les actions qu'il mène en coulisse.
Samedi
13 mars, 17 heures, place d'Erlon, à Reims. Philippe Mignet, passionné
du Stade de Reims, espère que les supporters seront nombreux à répondre
à son appel. Il espère aussi que plusieurs centaines de supporters
se joindront à la manifestation pour protester contre le retard du dossier
concernant la reconstruction du stade Auguste-Delaune. "A partir de 500,
je m'estimerai heureux", avoue-t-il. "Ce qui m'inquiète c'est
le temps." Du nombre de manifestants dépend la crédibilité
de son action. Il le sait. Lui qui, depuis plusieurs mois maintenant, a pris le
dossier du stade Delaune à bras le corps. Décelant le moindre indice
dans ce dossier lui permettant d'affirmer que les délais de reconstruction
ne pourront être tenus par la Ville.
Il a pensé à tout.
Des slogans, jusqu'à la durée de la mise en scène prévue
sur le parvis de la mairie de Reims. " Soit il nous reçoit (en parlant
de Jean-Louis Schneiter, maire de Reims), auquel cas il est obligé d'abonder
dans notre sens, soit il la refuse, et là il perd la face. " Plus
le temps passe et plus les rangs des Rouge et Blanc se garnissent. Philippe Mignet,
tel un général se tenant à la tête de ses troupes,
certain de son stratagème, est sûr de son coup.
Le coup de bélier
que les supporters s'apprêtent à donner à la majorité
municipale, ne manque pas d'intéresser l'opposition. Adeline Hazan, l'opposante
à Jean-Louis Schneiter, est là. Elle a promis de ne pas récupérer
le mouvement, se contentant de dire que l'opposition avait vu juste en se prononçant
pour la reconstruction du stade ailleurs que sur le site historique. La députée
européenne reste discrète. Arborant juste une écharpe aux
couleurs du Stade autour du cou. "C'est gonflé, commente un vieux
de la vieille. Ca fait des années que je vais au Stade et je ne l'ai jamais
vue y mettre les pieds."
Désormais, Philippe Mignet se sent suffisamment
fort pour partir à l'assaut de la mairie. Les jeunes supporters, remontés
comme des pendules, prennent les destins du cortège en main. Une minute
de silence en l'honneur du peuple espagnol, et les slogans reprennent de plus
belle. "Un stade pour le Stade !" ; "Schneiter démission
!" Les slogans sont efficaces et prononcés avec suffisamment de cur
pour qu'ils soient audibles à 500 mètres à la ronde.
Les têtes pensantes du cortège sortent un parpaing d'un coffre de
voiture. Un parpaing drapé aux couleurs du Stade. Le symbole de la première
pierre pour la reconstruction du stade qu'ils comptent déposer aux marches
de la mairie. Le cortège fait le siège de la mairie. C'est à
ce moment-là que Jean-Louis Schneiter décide de prendre l'initiative
et, par-là même, d'en surprendre quelques-uns. Il décide de
rencontrer une délégation. Pour le maire, cela ne fait aucun doute,
les travaux commenceront sitôt la saison achevée. Philippe Mignet
reste persuadé que les échéances ne seront pas tenues.
La démonstration de force des supporters a été impressionnante,
mais n'a pas impressionné le maire de Reims et son adjointe aux sports.
Jean-Louis Schneiter n'a pas perdu la face, et la manifestation ne l'a pas fait
vacillerdans son discours, bien au contraire. Il a fait preuve de caractère.
Les deux parties se sont quittées en restant campées sur leurs positions.
Hervé COUILLEAUX
JLS : " Le stade sera livré fin 2007 ! "
MARNE HEBDO - 18-03-04
Jean-Louis
Schneiter le promet : la reconstruction du stade Delaune va commencer mi-mai et
l'équipement sera livré, comme promis, fin 2007. Le maire de Reims
développe ici ses arguments.
Marne
Hebdo : Le collectif des supporters rémois affirme
que vous ne tiendrez pas les délais que vous avancez
Jean-Louis Schneiter : Suite à l'appel d'offres, nous venons de
procéder à l'ouverture des plis. Nous avons reçu entre 80
et 100 réponses. Tous les lots sont couverts par plusieurs offres. Le 16
mars, nous avons ouvert les deuxièmes enveloppes pour découvrir
les prix et les propositions des candidats.
Après avoir pris le temps de les examiner, je présiderai la dernière séance de la commission d'appel d'offres le 5 avril. C'est là que nous choisirons les entreprises chargées de reconstruire le stade. Le 6 avril, je demanderai au conseil municipal de m'autoriser à signer les marchés avec les entreprises sélectionnées. Il faudra ensuite attendre le délai légal de dix jours. Le chantier débutera le lendemain du dernier match du Stade de Reims, prévu le 14 mai.
Le CSR affirme aussi que la date de 2007 est un leurre
C'est faux. Sur les premiers appels d'offres, on avait tellement saucissonné
les marchés que l'on perdait du temps. Là, on a resserré
les tranches et, sauf aléas, en principe, le stade sera livré fin
2007.
Que se passera-t-il si le recours du préfet en
annulation du permis de contruire débouche ? Craignez vous la décision
du tribunal administratif ?
Je viens d'adresser au préfet
un dossier d'homologation dans lequel nous apportons la preuve que nous avons
les capacités de stationnement requises sur le territoire de la ville.
J'attends maintenant de voir ce qu'il va décider de faire.
Autre souci, l'autorisation du Stade de Reims d'évoluer
en Ligue 2 avec seulement 7200 places pendant une saison et demie dans le stade
Delaune
J'ai envoyé un dossier à la Ligue nationale
de football qui prouve que nous disposerons de 9000 places. Rien ne s'oppose donc
à la montée de Reims en Ligue 2.
Comprenez-vous l'exaspération
des supporters qui n'en peuvent plus d'attendre leur nouveau stade et qui ont
les pires craintes sur l'avenir de leur club ?
Oui, je les
comprends. Mais ils sont mal informés. Nous allons donc devoir davantage
communiquer, au fur et à mesure de l'avancée du chantier. Cela dit,
nous sommes aussi dans une période de déstabilisation.
Les supporters seraient manipulés ?
Ce mouvement est parti très vite. Sans parler de manipulation, je vois
dans ce mouvement quelque chose qui ressemble à une opération de
déstabilisation. Au départ, il y a eu de la spontanéité,
mais cela a été repris par quelqu'un.
Qui ?
Je ne cherche pas à le savoir.
A une autre époque, il y a eu des opposants à l'autoroute. Dès
qu'elle a été ouverte, ils ont tous roulé dessus. J'ajoute
que sur le site Internet de ces supporters, il ne faut pas croire tout ce qui
est écrit. Par exemple, ils ne s'attendaient pas à ce que je sois
en mairie samedi dernier, car je ferais du squash. Franchement, vous me voyez
faire du squash ?
Propos recueillis par Arnault COHEN
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LA PRÉPARATION DE LA MANIFESTATION
Rassemblement à 16h30 Place d'Erlon - Départ de la manifestation à 17h
Une
manif pour Delaune - Depuis plus de cinq ans joueurs,
dirigeants et supporters de Reims attendent impatiemment des travaux. En substance,
la destruction, puis la reconstruction du mythique stade Auguste-Delaune. En vain.
Face à cette situation, une poignée de fidèles du Stade de
Reims a décidé de réagir. Ainsi le 13 mars, quelques heures
avant le périlleux match face à Brest, le Collectif des Supporters
Rémois (CSR), fraîchement créé, appelle à une
manifestation jusqu'à l'hôtel de ville pour faire entendre sa voix.
Par la même occasion, le CSR déposera une pétition de 4500
signatures (*) pour demander un stade à
la mairie afin d'éviter de subir les foudres de la Ligue. En effet, le
stade Delaune ne devrait toujours pas être aux normes de la Ligue 2 cet
été. Ennuyeux pour un club qui se maintient en pole position pour
la montée. (France Football - 09-03-04)
(*)
Plus de 5.000 actuellement

08-03-04
: fax adressé au CSR par Patrick Poivre d'Arvor
clic
pour agrandir
Ils soutiennent
les supporters rémois
Robert Pires
Il
a signé la pétition
Lire
Patrick
Poivre d'Arvor
Il a adressé un fax de soutien
Pirès sur Europe 1
Ils vont parler de l'affaire Delaune
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- France bleu : un premier reportage a été diffusé lundi dernier sur l'antenne de France Bleu Champagne-Ardenne.
- France 3 : un dossier sera diffusé ce week-end.
- France Football : un premier écho a été publié mardi, avant un dossier. La rédaction de France Football couvrira la manifestation de samedi.
- RMC Info : Jean-Michel Larqué suit l'évolution du dossier Delaune depuis plusieurs mois. Il a évoqué l'affaire dimanche dernoer et y reviendra de façon plus détaillée dans les jours à venir.
- Libération : le quotidien national prépare un dossier.
L'avant-match
et le dossier Delaune
| Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL |