Samedi 17 juillet 2004

 

PRÉPA : Reims - Sélection belge : 4-0

 

Une certitude : l'intersaison n'a pas altéré la « réactivité » de Ladislas Lozano. Houche un peu à la peine sur le flanc droit (avant d'être relancé à la récupération), le passage à un 4-4-2 (vers la 25e) aura suffi hier aux Rouge et Blanc pour faire le break.
Une différence décisive et méritée, hier soir à Soissons, face à une sélection belge de joueurs sans frontières. Et sans trop de repères aussi, en dépit du potentiel de quelques-uns comme le Congolais Kidoda (passé par Lokeren et victime du dépôt de bilan d'Harelbeke).
Tant pis s'il aurait manqué d'homogénéité en face. Car Auparavant, Delmotte, par deux fois (5e et 10e) sur de longs services de Didot, avait failli faire mouche. Mais le Stade avait besoin d'un « rééquilibrage ». Témoin le KO réussi en moins de 3 minutes (26e et 29e) par Niang Arona, un peu « engoncé » dans le sillage de Dossevi jusqu'alors, puis Walter sur une impeccable demi-volée de 20 mètres, côté droit. Le tout dans la continuité d'un mouvement déclenché à gauche par Delmotte et d'un renversement de Dossevi.


L'éclair de Walter
Alors qu'un rafraîchissement annonçait l'orage à venir, la seconde période (marquée par les entrées d'Ongoly, Marseille, Bocart et Farsanne) fut certes moins convaincante collectivement. Mais le résultat fut le même : deux nouveaux buts, l'un de Dossevi (72e), fruit « d'un superbe mouvement à 4 » sur le flanc droit, puis l'un digne de vidéo gag (79e).
Excentré à 30 mètres, Karani trouvait sa propre lucarne malgré une intervention de la tête de son gardien Duquesne. Anecdotique comme le pugilat (88e) entre le fautif et Lucas qui incitait l'arbitre Jean-Charles Cailleux à zapper la fin de match.
Les Stadistes seront donc repartis le bas de l'Aisne bien rempli mais aussi avec un compteur « buts encaissés » vierge. Un bon point forcément, avec, comme le soulignait Ladislas Lozano, la qualité des 2e et 3e buts : « Rien que pour ça, cette rencontre valait le coup d'être vue. ».
La sobriété de Walter, la fluidité de la patte gauche de Didot (deux joueurs de niveau L1 », glissait à la pause Jean-Pierre Caillot) auront également éclairé l'acte I, et dans des conditions éprouvantes (« première grosse chaleur et une herbe un peu haute qui a freiné le jeu malgré le très bon état de la pelouse ») : « Ce type de contexte oblige les joueurs à lutter contre-mêmes ». Et à dépasser une fatigue que devrait en partie gommer un dimanche de repos : « Ce sera notre premier temps de récupération. »


De la réserve
« Le niveau a baissé en deuxième mi-temps mais c'est toujours pareil. Ces matches, pourtant, sont utiles et complètent la préparation », résumait Ladislas Lozano, tout aussi satisfait d'être passé entre les gouttes « au niveau des blessures. ».
Mieux, le Stade peut espérer enclencher une vitesse supplémentaire avec les rentrées de Diané, Ribas, Stéphanopoli, Petitjean, Haddadou ou Leroy. Soit l'équivalent une intéressante marge de manœuvre.
Sans compter que les Rouge et Blanc (même un moment et humainement tentés par la facilité) n'ont pas raté leur opération séduction dans le Soissonnais : « Je sais que vous êtes supporters du Stade. Rendez-vous à Delaune ». Ladislas Lozano n'a pas non plus oublié de faire passer ce message-là.
Jean-Pierre PRAULT

 

Vu des Tribunes : l'actualité du Stade de Reims - Rédaction-conception : Michel HAMEL

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