![]() | SCO ANGERS - STADE DE REIMS : 3-0 | ![]() | ![]() |
Je coache, tu coaches, il coache...
« Je me suis trompé dans la composition de mon équipe. Mais les joueurs non plus n'ont pas honoré le maillot rémois." Dans une déclaration à Ouest-France, Ladislas Lozano fait amende honorable. Et c'est tant mieux. Faute avouée...
L'entraîneur angevin, qui possédait enfin dans ses rangs le point de fixation qu'il réclamait depuis des jours et des jours en la personne de Gomis, a pu mettre en place le canevas qu'il désirait. Sur la base d'un retour à une défense à quatre. Le système a parfaitement fonctionné, face à des Rémois visiblement à côté de leur expression d'ensemble, pour ce qui pourrait bien être un match référence à Jean-Bouin.
Le
Sco s'est rendu également la tâche plus simple en faisant preuve
collectivement d'une grande présence dans les affrontements, d'implication
et de concentration, enfin d'investissement à tous les niveaux.
"Avec un point d'ancrage devant, reprenait un Noël Tosi plus que satisfait,
tout le monde peut presser beaucoup plus haut rapidement. C'est ce qui a fait
la différence. Comme en plus, l'équipe s'est battue dans tous les
secteurs, qu'elle a montré un esprit d'entreprise intéressant, ce
match ne pouvait pas nous échapper. J'ai retrouvé mes guerriers
de l'an passé." "C'est une claque monumentale. Nous avons eu tout faux. Et le Sco mérite sa victoire sans contestation. Nous n'étions pas là. Nous avons donc beaucoup souffert. Nous étions impuissants, à tel point que j'avais l'impression que tout tournait en faveur d'Angers. C'est un non-match pour nous et certains joueurs n'ont pas honoré le maillot. Ce n'est pas le vrai Stade de Reims que vous avez vu." Les propos sont durs mais réalistes. Les Champenois ont toujours été en déséquilibre et en retard. Et comme en plus, Angers a rimé avec efficacité... "3-0, cela fait plaisir notamment pour le public qui attendait cela depuis longtemps." relevait Guillaume Norbert. "C'est très positif. En marquant vite, nous avons joué plus libérés. Et c'est vrai que Gomis apporte beaucoup, en pesant d'abord et en nous permettant de relancer plus haut et plus vite." Jean-François CHARRIER.
BALIJON (Tingry 30e) - STEPHANOPOLI - BARBIER - ARNAUD - DELMOTTE - PETITJEAN (Ongoly 33e / Dossevi 44e) - BOUTAL - HEBBAR - DIDOT - VIALE - DIANÉ
25e - Inflitré sur l'aile droite, Obbadi centre pour Fauconnier aux 20 mètres. Barbier et Arnaud oublient de charger l'attaquant angevin qui ajuste un Arnaud Balijon tétanisé sur sa ligne. 1-0 pour le Sco qui menait aux points depuis le début du match, mais ne s'était cependant guère montré inquiétant. A la décharge des Rémois, et sans excuser la défense centrale, il faut noter qu'Arnaud Balijon évoluait blessé depuis quelques minutes. A la 30e, il sera d'ailleurs remplacé par Olivier Tingry. Autre remplacement plus étonnant, celui d'Allan Petitjean par Theddy Ongoly (1) à la 33e (note complémentaire : après la traditionnelle bévue de Barbier et après que le Stade soit mené au score). Un peu trop sûr de son fait depuis quelques jours, "Coach Ladis" se serait-il pris les pieds dans la feuille de match ?
45e - Rien n'est perdu car les Angevins n'ont rien de foudres de guerre et les Rémois ne peuvent qu'élever un niveau de jeu qui flirte avec les abysses. Mais les joueurs devront maintenant se débrouiller seuls car toute tentative de coaching est devenue vaine. Tout au plus peut-on prier le ciel de n'avoir pas de nouveau blessé. Une chose est sûre en tout cas : par la force des choses le Stade devra adopter une configuration offensive. Voilà qui aura (peut-être) le mérite de sortir Lachuer de sa somnolence car les rémois n'ont pas tiré une seule fois au but en première période. 55e - Il ne faisait pas bon s'attarder à la buvette ce soir à Jean-Bouin. Julien Viale avait bien tenté de réveiller Lachuer, mais c'est Tingry qui allait cauchemarder. Un mauvais dégagement du gardien rémois dans les pieds d'un attaquant angevin, Obbadi, et ça faisait 2-0 à la 50e. Sur l'engagement, faute dans la surface sur Guillaume Norbert, et le néo-Angevin Louis Gomis transformait le penalty. Ca faisait alors 3-0 à la 53e. Comme
suggéré en début de semaine (lire Et
les "soirées Bérézina", ça arrive dans une
saison. Il n'y a pas de quoi en faire un drame, surtout quand on joue le maintien...
et rien d'autre ! Après tout, peut-être la leçon d'humilité
sera-t-elle profitable, car la semaine prochaine il sera impératif (cette
fois) de venir à bout d'un onze lorientais - désormais "coaché
psychologiquement" par Charles Biétri - qui s'est relancé en
disposant 3 à 1 de Créteil.
Après enquête, il semble que les numéros étaient également inversés sur les papiers glissés dans le chapeau que Ladislas Lozano utilise pour déterminer le Onze de départ, lorsqu'il dispose d'un effectif complet. Ceci explique peut-être cela. Néanmoins, cette tradition rémoise qui remonte à l'ère Goavec devrait être maintenue. A Reims, on reste très attaché aux valeurs qui ont forgé l'image du club.
Il y a pire que JPC !
Vendredi soir, les
supporters angevins du "Kop de la Butte" ont choisi d'assister silencieusement
à la rencontre après avoir été isolés du reste
du public par le président du SCO. Pourquoi ? La réponse est à
découvrir juste après. A la lecture de ce qui suit, ceux qui critiquent
toujours JPC - alors qu'il ne le mérite qu'une fois par mois environ -
comprendront qu'il y a pire dans le milieu du football. J'en veux pour preuve
qu'il ne cherche pas à imposer son fils dans l'équipe première
rémoise. Enfin, pas encore.
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Tosi revanchard
Forte tête, parfois un peu truqueur mais toujours "grande gueule", l'entraîneur angevin a juré ses grands Dieux qu'il remettrait les pendules à l'heure face aux Rémois. Il serait bien étonnant que Lozano se laisse marcher sur les pieds et n'y aille pas de sa petite phrase. A Angers, le spectacle sera peut-être aussi sur le banc de touche sauf si, comme à Dijon, Ladis décide de cadenasser. De "tout" cadenasser.
Ce serait dommage, non seulement pour l'ambiance mais aussi pour le spectacle, car Tosi doit composer avec une kyrielle de blessés : Assous (menisque), Cygan, dit "Trois paires" (larynx), Djellabi (genou), Le Mener (poignet), Traoré (hernie discale), Huck (encore trop juste). Une sympathique petite liste qu'il convient de compléter par quelques suspendus : Assous, Ekani, Ludwig Norbert..
"C'est l'heure de la révolte !"
L'excellent Guillaume Norbert sera de retour dans le milieu de terrain angevin.
Alors que Noël Tosi commençait à trouver ses marques auprès de son groupe, il doit désormais faire face à une impressionnante liste de blessés, parmi eux seul Guillaume Norbert sera opérationnel ce soir. Cygan, Assous, Bédrossian, Traoré, Djeballi restent sur le carreau et comme si cela ne suffisait pas Fauconnier, qui fut malade toute la semaine, est incertain. Enfin Ludgwig Norbert purge sa suspension.
Face à cette hécatombe, le technicien corse verse dans le fatalisme.
"Notre défaite à Créteil était prévisible.
Ce n'est pas simple de faire une équipe en ce moment. Le milieu est littéralement
décimé, je ne m'attendais pas à avoir autant de problèmes
si tôt. Dans ce contexte difficile, j'essaie de créer une émulation." Exit Kipré, auteur d'une décevante prestation dans le Val-de-Marne, Tosi devrait titulariser Ikango aux avant-postes et le jeune milieu Moussi intègre le groupe. Reste à trouver
la bonne alchimie. " Le milieu doit faire une grosse performance, tonne Noël
Tosi. Certains doivent prendre leurs responsabilités. En plus devant, on
tarde à voir le réveil de Fauconnier et j'attends davantage de Boskovic.
" Heureusement, les Angevins peuvent compter sur une défense stable
et expérimentée. Certes, mais dans le cas contraire, le Sco verrait sa situation s'assombrir, puisque le premier relégable pointe à une longueur, dans ce classement extrêmement compact. Seulement voilà, l'équipe angevine n'a plus gagné sur sa pelouse depuis le 20 août lors de la venue Troyes (2-1), qui reste d'ailleurs l'unique succès à Jean-Bouin. "C'est l'heure de la révolte, lance Tosi, bien décidé à tordre le cou à cette disette inquiétante. On doit faire preuve de vaillance. On a beaucoup travaillé pour contourner le bloc rémois qui va nous faire face. " Il est certain que Reims jouera la prudence avec le jeune transfuge de Lyon, Viale, seul en pointe. Le Sco devra trouver des remèdes à cette configuration, qui ne lui convient guère, ils se nomment solidarité et animation offensive. Cyrille CALMETS
Toujours assez maladroit dans sa communication, à l'interne comme à l'externe, JPC fait également peu de cas de l'adage selon lequel "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Même si les voyants se remettent doucement au vert, gardons les pieds sur terre : Reims n'a engrangé qu'une seule victoire en championnat depuis août. Il n'y a tout de même pas de quoi se glorifier.
Dans
le couloir des vestiaires de Duvauchelle, vendredi, l'entraîneur angevin
est apparu accablé. Et même s'il se reprit vite ensuite, il est vrai
qu'il y avait de quoi être désemparé. Car Angers s'est loupé
magistralement. Dominé dans tous les secteurs de jeu. Physiquement, athlétiquement,
techniquement (et de loin !), mentalement par des Cristoliens, paraît-il,
en plein doute. Comme s'il
avait enregistré, qu'à beaucoup changer, les joueurs égaraient
leurs repères et s'y perdaient. Il est donc vraisemblable de voir le Sco
prochainement revenir à un bon vieux 4-4-2 et y rester. Le cadre ainsi
dessiné et pérennisé, le jeu pourra être simplifié.
Car vendredi, il fut beaucoup trop compliqué, donc ralenti, pour ne pas
être très prévisible et donc facile à contrer. | ||||||||||||||||||||||||
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